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Mutualité, des remboursements mais encore… !

Lors des soirées entre amis ou des dimanches autour d’une bonne table, les conversations tournent autour de sujets des plus variés. Evitant la délicate thématique politique, on s’engagera sur l’équipe nationale de foot ou la future vedette d’une émission de chansons populaires. Tout à coup, quelqu’un vous regarde et vous demande : « puisque tu travailles à la Mutualité chrétienne, peux-tu me dire l’avantage que je tire d’y être affilié ? »


Les explications suivent : « J’ai reçu un appel téléphonique me vantant les avantages d’une autre mutualité. D’ailleurs, quelle différence peut-il bien y avoir? Vous remboursez toutes les soins de santé et donc, c’est la même chose partout. On m’a parlé de tel ou tel avantage mais cela n’a même rien à voir avec les soins de santé. Vous changez de métier? »

L’avantage de s’inscrire à la suite de générations de militants, c’est que généralement, ils ont pu conquérir des droits dont nous sommes très heureux de bénéficier. L’inconvénient, c’est que l’oubli nous guette. Les raisons pour lesquelles ils se sont battus, s’estompent dans nos mémoires. Nous en perdrions même la conscience qu’il faut lutter pour conserver ces acquis.

Bien au-delà des remboursements

Une mutualité, comme la Mutualité chrétienne (MC), n’est, en effet, pas qu’une caisse qui rembourse des soins de santé. Elle est aussi un mouvement social et une entreprise de services qui doit s’interroger sur sa responsabilité dans un projet de société. Son rôle spécifique est d’apporter des solutions et de l’accompagnement dans le bien-être, la prévention santé et le vivre ensemble.

A côté du remboursement des soins de santé couverts par l’assurance obligatoire, la MC organise des services de défense des membres et de leurs droits en matière de soins de santé, de facturation des soins, mais aussi de prévention de la santé. C’est pourquoi elle soutient des projets comme ceux des mouvements de jeunesse, de personnes handicapées, malades ou invalides. C’est pourquoi l’accès des soins de santé au Sud, en Afrique, interpelle aussi la Mutualité. C’est aussi la raison pour laquelle quand, au sein de la MC, nous pensons un nouveau service, nous ne cherchons pas à mettre sur pied des gadgets mais de vraies aides, des services qui répondent à des besoins non encore ou mal couverts par des politiques publiques. La garde d’enfants malades est un exemple qui illustre bien cette spécificité.

Garde d’enfants malades, un exemple récent

Que vous soyez parents (employés ou indépendants) ou employeurs, sans aucun doute avez-vous été confrontés à cette question de la garde d’un enfant malade et à l’organisation, dans la précipitation, de la journée de travail ou de la demande de congé, seule solution à votre problème. Depuis de nombreuses années, les politiques promettent que des initiatives seront prises pour répondre de manière professionnelle aux demandes de plus en plus nombreuses de garde d’enfants malades. Cette revendication était et reste portée tant par les représentants des travailleurs ou des employeurs que par les services organisant l’accueil de la petite enfance.

Malheureusement, alors que la déclaration de politique de la Communauté française prévoyait 500 emplois dans ce cadre, force est de constater qu’une fois encore peu de postes – voire aucun – ont été créés. Pourtant, cela participerait à la relance tant des politiques économiques que des politiques d’emplois.

Sur le terrain, certaines initiatives communales ou associatives existent déjà et sont subventionnées par les pouvoirs publics en particulier au travers du dispositif des aides à l’emploi (APE en Wallonie et ACS à Bruxelles) mais les besoins restent largement non couverts. Et le secteur risque d’être encore plus fragilisé. En effet, la mise en oeuvre de la 6e réforme de l’Etat amènera du changement pour le Fesc (Fonds d’équipements et de services collectifs), ce dispositif basé sur une cotisation patronale qui finance des services d’accueil extrascolaire, d’accueil d’urgence, d’accueil d’enfants malades. Après la réforme, qu’en sera-t-il des moyens disponibles? La question de la pérennisation des services est un enjeu fondamental.

La Mutualité chrétienne a estimé, avec ses partenaires, qu’elle ne pouvait plus attendre… Par le renforcement de projets de gardes d’enfants malades déjà développés par les ASD (Aides et soins à domicile) et les services de la FSMI (Fédération des services maternels et infantiles de Vie féminine), la MC conclut un partenariat et s’engage de manière volontariste dans les réponses nécessaires à cette question d’organisation familiale, sociale et économique. La force de telles initiatives est de pouvoir développer une réponse à ce type de besoin en s’appuyant sur la solidarité de l’ensemble des membres. Grâce à cela, trois nouveaux services ont démarré une activité. 35.000 heures de garde seront offertes en plus en 2013 (environ 3.800 jours) par les douze services partenaires. Et 40 emplois supplémentaires seront créés. Au total, la garde d’enfants malades développée grâce à ce partenariat représentera, en 2013, 115 équivalents temps plein, soit 200 travailleurs.



Nous espérons que les pouvoirs publics pourront avancer dans la mise en oeuvre de leur déclaration gouvernementale. Alors quand au téléphone par exemple, on vous promet des services gadgets en matière de santé, posez-vous les bonnes questions sur la raison d’être de vos cotisations sociales et d’assurance soins de santé. Et dites-vous que vous avez de bonnes raisons d’être affiliés dans une mutualité qui a un projet de société et qui, avec vous, participe à la consolidation d’un monde où il fait mieux vivre.

C’est cela aussi une mutualité chrétienne !