Quels sont les traitements ?
Plusieurs types de traitements en fonction de la maladie
En cas d'hyperthyroïdie, on commencera par administrer des médicaments destinés à freiner l'activité de la glande. S'il y a échec, la chirurgie permet la guérison rapide, en enlevant les 9/10ème de la thyroïde pour ne conserver que ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme. Néanmoins, une fois sur dix environ, une hypothyroïdie apparaîtra et devra alors être traitée à vie.
Le traitement d'une hypothyroïdie repose sur la prise quotidienne d'hormones thyroïdiennes (lévothyroxine). Ce traitement, qui devra souvent être poursuivi tout au long de l'existence, n'entraîne aucun effet indésirable, puisqu'il ne fait que remplacer une hormone manquante. Néanmoins, une surveillance biologique (prise de sang) et clinique régulière est nécessaire pour dépister un surdosage ou un sous-dosage.
Quant aux inflammations thyroïdiennes ou thyroïdites, elles requièrent généralement un traitement anti-inflammatoire, au besoin par cortisone.
Un goitre simple peut être traité par l'administration d'hormones thyroïdiennes qui mettra la glande au repos. Notons que parfois une ablation partielle est nécessaire lorsque le goitre est trop volumineux et entraîne une modification de la voix ou une gène respiratoire.
La présence de nodules nécessite généralement une intervention chirurgicale. Soit parce que leur volume est important, soit parce qu'ils risquent d'être cancéreux ou encore parce qu'ils provoquent une hyperthyroïdie avec un risque cardiaque. Les interventions thyroïdiennes sont généralement simples, la glande est superficielle et facile à explorer. L'hospitalisation est de très courte durée et l'intervention laisse peu ou pas de trace, la cicatrice étant placée dans un pli du cou.
Dans la grande majorité des cas, le nodule est bénin et seule une petite portion de la glande est enlevée. Mais quand le nodule est froid et la tumeur maligne, on recourt généralement à l'ablation totale ou partielle de la glande (thyroïdectomie). Cela suffit généralement à assurer la guérison. Parfois, ce traitement est suivi par l'administration d'iode radioactif, utilisé pour détruire le tissu thyroïdien restant et diminuer le risque de récidive.
Après le traitement d'un cancer de la thyroïde, deux mesures sont impératives: la prise quotidienne d'hormone thyroïdienne pour pallier l'absence de glande, et une surveillance à vie (échographie, dosages hormonaux...) pour dépister d'éventuelles rechutes. Mis à part ces quelques contraintes, la personne qui a souffert d'un cancer de la thyroïde peut généralement mener une vie parfaitement normale, sans séquelles.
Aujourd'hui, il est donc possible de soigner la plupart des désordres thyroïdiens... et il faut les soigner ! Pour les multiples désagréments qu'ils peuvent entraîner mais aussi pour les troubles plus lourds qu'une maladie thyroïdienne non traitée risque à long terme de provoquer !
