Pourquoi le chlore ?
En piscine, on utilise du chlore sous forme d'hypochlorite de sodium (eau de javel) et d'acide chlorhydrique.
L'hypochlorite de sodium est un désinfectant très puissant. Il sert à détruire les germes pathogènes présents dans l'eau (exemples : bactéries, virus, champignons amenés par les baigneurs) et à maintenir l'hygiène et la propreté des canalisations et des filtres sur l'ensemble du parcours de l'eau.
L'acide chlorhydrique est utilisé quant à lui pour réguler l'acidité de l'eau (pH). En effet, l'eau de javel modifie l'acidité de l'eau; or une eau trop peu acide réduirait l'effet désinfectant et le chlore serait trop irritant pour les yeux, alors qu'une eau trop acide donne naissance à trop de chlore gazeux dans l'atmosphère, avec les problèmes respiratoires que l'on a vu lors de certains incidents dans des piscines.
Le grand avantage du chlore est qu'il est bon marché.
Quelles alternatives au chlore ?
Des alternatives au chlore existent, comme le traitement à l'ozone, l'irradiation aux ultraviolets, l'ultrafiltration et l'ionisation. Cette dernière méthode, qui combine bien souvent le cuivre et l'argent, est la méthode la plus accessible techniquement pour les piscines. Pour faire simple, disons que les ions de cuivre, à charge positive, vont rechercher les particules chargées négativement comme les virus ou les bactéries. Ils vont s'y insérer et ouvrir la porte à l'argent; cuivre et argent vont alors les neutraliser, les empêcher de proliférer, voire les supprimer. Il faut néanmoins ajouter à cette technique des systèmes pour assurer un taux d'acidité de l'eau correct. Par ailleurs, le chlore doit y être généralement tout de même additionné pour éliminer les matières organiques (cheveux, urines...), mais dans des proportions nettement moindres
(- 80% de chlore). Le problème, c'est que ce système coûte nettement plus cher.
