Des symptômes positifs et négatifs
La schizophrénie touche 1% de la population. Elle se déclare souvent vers la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Elle touche autant les hommes que les femmes et tous les milieux sociaux sont concernés, partout dans le monde. La gravité du trouble est très variable. A peu près 10 % guérissent. Mais dans leur grande majorité, les personnes restent vulnérables et risquent de rechuter dans les mois ou les années qui suivent la première crise. La schizophrénie est donc bien une maladie chronique invalidante avec laquelle les personnes doivent apprendre à vivre de manière la plus autonome possible. Un terrible défi quotidien. On distingue classiquement deux types de symptômes: positifs et négatifs. Les symptômes positifs surviennent en phase aiguë et s’ajoutent au fonctionnement psychique normal. Ce sont les hallucinations (perceptions sans objets), les délires (convictions erronées qui ne peuvent être maîtrisées par la raison), les propos désorganisés ou incohérents. Les symptômes négatifs portent ce nom car ils inhibent le fonctionnement psychique habituel en dehors des crises de psychose. Plus tenaces que les premiers, ils réagissent moins bien au traitement et s’aggravent avec le temps. Selon les cas, les personnes souffrent d’émotions amoindries, d’un émoussement affectif, d’un manque de spontanéité, d’un défaut de contact social, d’une pensée abstraite faible et stéréotypée. Le langage devient incohérent. Leur comportement devient chaotique et les gestes maladroits. Les personnes ne s’intéressent plus à leur environnement et n’éprouvent plus aucune envie de développement personnel, se replient sur elles. Elles souffrent également de troubles de l’humeur (anxiété, dépression, agressivité, perte d’espoir …) et de troubles cognitifs (perte de mémoire et d’attention). Bien souvent, l’entourage attribue l’apathie, le manque de communication ou de sentiments au caractère de la personne elle-même, ce qui devient source d’irritations et de critiques. Il n’en est rien. Seule la maladie explique cet état.
La principale caractéristique de la maladie est l’incapacité d’opérer une distinction entre la réalité et le fantasme. La pensée n’est pas structurée et la personne éprouve des difficultés à contrôler ses émotions.
