Prévenir les troubles du sommeil
Le professeur André Kahn détermine 4 grands piliers du sommeil de l'enfant qui peuvent vous aider à prévenir les troubles du sommeil de votre enfant.
Parler à l'enfant et lui expliquer ce qui va se passer
Même tout petit, même tout bébé, même nourrisson, l'enfant comprend beaucoup de choses, bien plus de choses et bien mieux qu'on ne le pense. Très tôt, il est bon de prendre l'habitude d'expliquer à l'enfant ce qu'on attend de lui, comment la soirée va se dérouler. Par exemple annoncer 15, 10 et 5 minutes avant de le coucher qu'il sera bientôt temps d'aller au lit.
Mettre en place un environnement positif
Pour favoriser le sommeil de votre enfant, veillez à ce que sa chambre soit agréable et calme. Ni trop éclairée, ni trop chaude, ni trop froide. Une température de 18°C est parfaite. Bannissez la radio, la TV, l'ordinateur... Et évitez toute fumée dans la pièce.
Avoir une attitude cohérente et constante
La parole doit être suivie des actes. Si on annonce à l'enfant un dodo dans 10 minutes, il ne faut pas lui laisser encore une demi-heure de télévision. Par ailleurs, quand l'heure du coucher approche, ce n'est pas le moment de jouer à chatouille ou de le mettre devant un jeu bruyant et excitant. Les activités doivent se calmer petit à petit en laissant par exemple la place à la lecture, à un petit massage, aux câlins...
Respecter un rituel du coucher
Chaque soir on répète les mêmes gestes, les mêmes paroles avant de déposer l'enfant éveillé et calmé dans son lit. Par exemple, on dit au revoir aux animaux qui ornent le papier peint ou aux jouets de la chambre, on raconte une histoire, on rapproche le doudou favori, on fait un bisou en souhaitant de beaux rêves puis on éteint la lumière... Répéter le même rituel tous les soirs permet de rassurer l'enfant.
Il est important de laisser le lit associé au sommeil. Le lit n'est pas un terrain de jeu ni un lieu de punition, il est l'endroit où l'ont dort.
Répondre doucement, mais fermement aux appels nocturnes
Si l'enfant tousse, gémit, semble s'éveiller ou commence à pleurer, rien ne sert de se précipiter à son chevet. Des jeunes parents trop anxieux ont parfois tendance à réveiller complètement un enfant qui est encore endormi, par leur intervention trop rapide. Il vaut mieux n'intervenir que si l'enfant bien éveillé pleure et appelle. L'attitude des parents doit rester cohérente et constante la nuit comme avant le coucher.
