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Qu'est-ce que la maladie de Ménière ?

Les symptômes

De manière générale, la maladie est caractérisée par trois grands symptômes :

  • Des pertes d’audition n’apparaissent au début de la maladie chez la plupart des patients que pendant les crises. L’évolution est variable, mais cette perte d’audition peut quelques fois devenir importante.
  • Des bourdonnements d’oreilles (ou acouphènes) sont pour certaines personnes considérés à la longue comme le symptôme le plus gênant. Les acouphènes varient très fortement et atteignent leur apogée pendant les périodes de crise.
  • Des vertiges (accompagnés ou non de vomissements et de nausées) se produisent sous forme de crises au cours desquelles le malade perd toute notion d’équilibre : il a l’impression que tout tourne autour de lui, ce qui explique qu’il éprouve des sensations nauséeuses. Les crises sont de durée variable et sont souvent accompagnées de vomissements et/ou de nausées. Après un certain temps, également très variables d’un personne à l’autre, ces crises peuvent devenir plus rares.

Ces symptômes peuvent ne pas apparaître tous en même temps. Les crises, dont la périodicité et la longueur sont fortement variables, peuvent dans les cas extrêmes, devenir presque permanentes.

Du stress

Il est très stressant de vivre avec une maladie qui peut à tout moment entraîner des crises de vertiges (particulièrement avant un événement important), de ne pas pouvoir se tenir debout pendant plusieurs heures, d’avoir des nausées et de vomir, d’être malentendant et d’avoir des bruits persistants dans l’oreille. Pendant une période de crise, il peut être difficile d’exercer ses activités professionnelles et de remplir ses tâches familiales. Un cercle infernal se déclenche. La maladie provoque le stress et le stress rend malade. Il faut donc enrayer ce cycle.

Pour soigner toute maladie, le meilleur traitement est de s’attaquer aux causes. Malheureusement, concernant la maladie de Ménière, il est très rare de pouvoir établir avec certitude les causes et encore plus rare de pouvoir les supprimer. S’il n’existe pas de traitement miracle, différents traitements peuvent néanmoins améliorer l’état du patient, parfois même le "guérir". Toutefois, le “fond” persiste. La maladie peut continuer à évoluer localement en gênant moins le patient ou sans que celui-ci ne soit plus du tout perturbé.

Les traitements

La prise en charge médicale débute par l’écoute des plaintes du patient, mais aussi par un examen approfondi de l’audition et de l’équilibre. Il est possible de traiter les différents symptômes.

Le symptôme le plus important à traiter est celui des vertiges. Des médicaments qui influent sur le mal de mer ou de transports sont souvent prescrits pour atténuer les crises de vertiges. Leurs effets soporifiques et leurs effets sur les vertiges varient d’une personne à l’autre; c’est pourquoi il faut toujours consulter un médecin avant d’en prendre, même si ces médicaments sont en vente libre.

Certains patients sont également équipés d’un appareil auditif individualisé qui permet de soulager les gênes dues aux acouphènes et à la perte d’audition.

Lorsque les symptômes deviennent très gênants dans la vie quotidienne, on peut envisager la pose d’un drain tympanique. Curieusement, sans autre traitement, il est parfois suffisant pour diminuer la fréquence et l’intensité des crises, sans que l’on ne se l’explique, constate le Dr Pelc. Est-ce du fait d’une modification de la pression dans l’oreille interne, de son aération ? On n’en sait rien. Parfois, aussi, on peut instiller des gouttes de produits à travers ce drain. Tout en sachant qu’un contrôle régulier de l’audition doit être réalisé : si elle diminue, il faudra interrompre le traitement.

A côté des anti-vertigineux classiques, le médecin peut prescrire des diurétiques qui vont aider à vider la surpression dans l’oreille interne. D’autres traitements médicamenteux, comme les vasodilatateurs, les corticoïdes, les anxiolytiques… peuvent venir en complément, selon les cas.
La prescription de tranquillisants permet, quant à elle, de diminuer le stress occasionné. Toutefois, les effets secondaires (assoupissement et dépendance) qui en découlent peuvent être importants. Il est donc nécessaire que le médecin et le patient évaluent ensemble les avantages et les inconvénients de ce type de traitement.

L’acte chirurgical, qui a pour objectif de réduire le surcroît de pression de l’oreille interne du patient, arrive en dernier recours, une fois que toutes les thérapies médicamenteuses ont été tentées et se sont révélées sans effet positif car ici encore, le résultat n’est pas garanti et diffère d’une personne à l’autre. De plus, la chirurgie peut avoir des effets néfastes : diminution de l’audition, augmentation des acouphènes et troubles de l’équilibre… On comprend donc que les interventions chirurgicales sont exceptionnelles.

Étant donné que les traitements conventionnels se sont pas toujours satisfaisants, de nombreux patients se tournent vers les médecines parallèles, comme par exemple l’acupuncture, qui peuvent parfois soulager certains patients.

Un soutien psychologique

Le besoin de s'informer, de se rassurer est primordial dans le processus de guérison. Si la médecine réussit efficacement à traiter les crises aiguës, il appartient au patient de soulager et guérir de cette maladie de longue durée, ce qui dépend de la manière dont il la gère et du soutien psychologique dont il bénéficie.

Le groupe d'Entraide Ménière peut aider à informer et à échanger sur cette maladie.


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