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Le cancer du col de l'utérus

Ses origines

Le cancer du col de l'utérus peut être d'origine spontanée ou dans la plupart des cas être transmis sexuellement. Dans ce cas, certains types de Papilloma Virus transmis à la femme peuvent être à l'origine d'un cancer du col en se glissant dans le noyau des cellules de la zone de jonction, entre l'endocol et l'exocol, et en modifiant leur métabolisme.

Deux moyens de prévention

Le dépistage et la vaccination sont deux moyens qui se complètent. Ensemble, ils offrent la meilleure protection contre le cancer du col de l'utérus.

Le dépistage par frottis

Le dépistage du cancer du col de l'utérus est réalisé par frottis. Cet examen est fondamental. Il est en général conseillé pour toutes les femmes de 25 à 65 ans, tous les trois ans. Le dépistage par frottis permet de détecter les lésions précancéreuses et de les traiter afin d'éviter leur évolution en cancer. Ce dépistage permet d'éviter chaque année de très nombreux cancers du col de l'utérus en Belgique.

La vaccination contre l'HPV

Le vaccins actuellement sur le marché assurent une protection contre les deux types principaux de virus HPV : les types 16 et 18.

Avec eux, il est ainsi possible d'éviter environ 70% des cancers du col de l'utérus. Néanmoins, tous les types susceptibles de provoquer un cancer du col de l'utérus ne se trouvent pas dans le vaccin. c'est pourquoi il est important que toutes les femmes, même si elles ont été vaccinées, continuent à aller chez le médecin pour un dépistage par frottis, tous les trois ans.

Si des cellules précancéreuses sont détectées, le gynécologue peut les traiter en cabinet en les brûlant par le froid  (cryothérapie) ou au laser. Des contrôles réguliers (frottis du col de l'utérus et si nécessaire : colposcopie, étude au moyen d'une loupe binoculaire) sont extrêmement importants par la suite.

Parfois, une conisation s'impose. Cette intervention consiste à retirer la partie malade du col en laissant intacte la plus grnade partie possible du col. Elle se pratique soit en hôpital sous anesthésie locorégionale (péridurale par exemple), soit plus rarement au cabinet du médecin à l'iade d'un matériel spécialisé, sous anesthésie locale.

L'hystérectomie est le recours ultime. Elle n'est utilisée que pour les récidives ou les cas avancés (volume plus important, envahissement des vaisseaux lymphatiques, extension au fond du vagin). Lorsque la tumeur est peu envahissante chez une patiente jeune, l'hystérectomie n'est pas accompagnée de l'ablation des ovaires. Dans le cas contraire, une hystérectomie totale est indispensable. Ces hystérectomies sont éventuellement complétées par des séances de rayons qui peuvent passer en deux temps : traitement externe suivi d'un implant de radium.


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