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Les Belges sont satisfaits de leur médecin. Transparence et coûts restent cependant à améliorer


Dans une enquête menée par la Mutualité chrétienne (MC) à l’occasion du 50ème anniversaire de l’assurance soins de santé et indemnités, 20.000 Belges se déclarent satisfaits de leurs soins de santé. Ils estiment cependant que les coûts et le manque transparence, surtout chez certains spécialistes, restent à améliorer. Un fossé se creuse également entre les personnes les plus et les moins qualifiées. Pour Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, « il faut encore renforcer l’accessibilité des soins de santé et le rôle des médecins généralistes au niveau de la première ligne ».

Bruxelles, le 20 juin 2013. Dans une enquête menée par la Mutualité chrétienne (MC) à l’occasion du 50e anniversaire de l’assurance soins de santé et indemnités, 20.000 Belges se déclarent satisfaits de leurs soins de santé. Ils estiment cependant que les coûts et le manque de transparence, surtout chez certains spécialistes, restent à améliorer. Un fossé se creuse également entre les personnes les plus et les moins qualifiées. Pour Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, « il faut encore renforcer l’accessibilité des soins de santé et le rôle des médecins généralistes au niveau de la première ligne ».

Les Belges sont globalement satisfaits de leur médecin : le pourcentage de satisfaction passe la barre des 94 % pour les généralistes, les dentistes et les spécialistes. Seuls les psychiatres et les orthopédistes font l’objet d’un niveau de satisfaction moins élevé (respectivement 15 et 11 %).

Manque de transparence et coûts trop élevés

Ce constat positif est à nuancer lorsqu’on examine le coût des prestations. 8 % des personnes ne savent pas combien elles paieront chez leur généraliste. Ce pourcentage dépasse les 30 % chez les gynécologues et les oncologues, les 40 % chez les ophtalmologues, les cardiologues et les orthopédistes, et même les 60 % chez les dentistes.

Au moment de passer à la caisse, 14 % des sondés éprouvent des difficultés à payer leur généraliste. Chez les spécialistes, ce chiffre tourne autour des 20 %, mais c’est chez le dentiste (39 %) et le psychiatre (47 %) qu’il est le plus élevé. Ce problème est plus marqué chez les jeunes. « Les coûts à charge des patients restent donc le talon d’Achille de notre système de santé. Les patients ne savent pas suffisamment à quel montant s’attendre, et une part importante d’entre eux trouvent les coûts à leur charge trop élevés » confirme Jean Hermesse, secrétaire général de la MC.

Un fossé entre les plus et les moins qualifiés

L’accessibilité financière est un réel problème pour un groupe de population clairement identifié. 11 % des Belges doivent reporter des soins pour des raisons financières. Il s’agit essentiellement de personnes en invalidité (31 %), au chômage (28 %) ou des isolés avec enfants (23 %). Les plus jeunes et/ou les moins qualifiés ont un risque plus important de devoir reporter des soins pour des raisons financières. Les soins dentaires et les consultations chez le spécialiste sont les prestations les plus reportées.

Les personnes moins qualifiées sont aussi en moins bonne santé. Elles déclarent plus souvent être en mauvaise santé et souffrir de maladies chroniques ou d’un handicap.

Il est également frappant d’observer les différences de consommation de soins entre les personnes les plus et les moins qualifiées. Les moins qualifiés vont plus souvent chez le généraliste, les plus qualifiés chez le dentiste, le gynécologue et le pédiatre. Les plus qualifiés consultent également plus souvent un spécialiste de leur propre initiative. Ainsi, par exemple, 25 % des moins qualifiés consultent un pédiatre après renvoi du généraliste, contre seulement 9 % des plus qualifiés. En raison de la disponibilité de spécialistes en première ligne, les plus qualifiés recourent davantage à ces soins plus onéreux.

Pour Jean Hermesse, « le fossé en matière de santé est triple. Les moins qualifiés sont en moins bonne santé, reportent plus souvent des soins et les "consomment" différemment. Il est évident que nous devons encore améliorer l’accessibilité des soins pour les personnes en situation financière précaire. Et aussi renforcer le rôle des généralistes au niveau de la première ligne. »

Recommandations

La MC formule une série de recommandations pour encore améliorer nos soins de santé :

  • Mettre en place plus de transparence quant au coût des prestations ;
  • Garantir une meilleure accessibilité financière, en particulier en matière de soins dentaires et de santé mentale ;
  • Continuer à promouvoir le tiers payant social chez le médecin généraliste pour les personnes bénéficiant de l’intervention majorée afin de réduire les inégalités sociales.

Anniversaire de la loi sur l’assurance soins de santé et indemnités

La MC a organisé cette enquête à l’occasion du 50e anniversaire de la loi sur l’assurance soins de santé et indemnités (ASSI). « La loi du 9 août 1963 constitue une étape décisive dans l’histoire de notre système de santé. Nous profitons de cet anniversaire pour esquisser notre vision pour les 50 prochaines années. Sur base des résultats de cette enquête, nous allons maintenant réfléchir plus avant avec nos bénévoles et nos instances », déclare Jean Hermesse. « Ces résultats alimenteront également la rédaction du mémorandum de la MC en vue des élections de 2014. »

Plus d'infos

Marie Strowel, responsable Communication et Marketing, marie.strowel[at]mc.be, 0474 92 01 40.

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