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Un patient sur quatre ne prend pas ses médicaments contre l’hypertension de manière correcte


Une pilule consommée sur quatre est un médicament contre l’hypertension. Ces antihypertenseurs sont les plus consommés dans notre pays. Un patient souffrant d’hypertension sur quatre ne prend pas ses médicaments régulièrement et court ainsi le risque élevé de problèmes cardio-vasculaires graves.

Bruxelles, le 13 mai 2013. Une pilule consommée sur quatre est un médicament contre l’hypertension. Ces antihypertenseurs sont les plus consommés dans notre pays. Un patient souffrant d’hypertension sur quatre ne prend pas ses médicaments régulièrement et court ainsi le risque élevé de problèmes cardio-vasculaires graves. Ceci ressort d’une enquête publiée par la Mutualité chrétienne (MC) à l’avant-veille de la journée mondiale contre l’hypertension ce 17 mai. Pour Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, « il est essentiel de sensibiliser les gens à ce tueur silencieux ».

Comme chaque année, la MC publie le top 10 des médicaments les plus consommés. Pour ce qui est des doses journalières, les médicaments contre l’hypertension figurent en première place en 2012. Ils sont directement suivis par les médicaments contre le cholestérol et par les anticoagulants (voir annexe, tableau 1). Au sein de toute la population belge, ce sont 1,4 milliard de doses quotidiennes d’antihypertenseurs qui sont ainsi absorbées. Ceci représente 27% de toutes les pilules consommées dans notre pays.

Les médecins prescrivent ces médicaments à leurs patients lorsque des habitudes de vie plus saines (pas de cigarette, alimentation équilibrée, absence de surpoids, consommation raisonnable d’alcool, activité et détente physiques suffisantes..) ne suffisent pas à maîtriser l’hypertension. Le Rampiril ou le Bisoprolol sont des exemples de ce type de médication.

Prise régulière

D’après l’enquête MC, il apparaît également que le nombre de personnes qui prennent des médicaments contre l’hypertension a légèrement augmenté au cours des dix dernières années, passant de 19 à 22% de la population belge. Les médicaments contre l’hypertension sont surtout prescrits à des personnes âgées (voir annexe, graphique 3). Seuls 5% des adultes de moins de 44 ans prennent des médicaments contre l’hypertension. Au sein des 45 à 64 ans, ils sont déjà un sur trois à en prendre. Ensuite, deux sur trois pour les 65 à 84 ans tandis que ces médicaments sont prescrits à 80% des personnes de plus de 85 ans.

Lorsque qu’un patient entame un traitement contre l’hypertension, il est capital qu’il suive son traitement de manière stricte : la dose correcte, à des moments fixes, de manière régulière et pendant une période longue. S’il ne suit pas son traitement correctement, il s’expose à un risque accru d’attaque, d’infarctus ou d’insuffisance cardiaque. Il apparaît cependant que près d’un patient sur quatre, soit environ 600.000 Belges, absorbent moins de 270 doses journalières par an (voir annexe, graphique 4). Ceci correspond en moyenne à un traitement de 3 jours sur 4 et est en principe insuffisant pour maintenir la tension sous contrôle.

Un tueur silencieux

Pour Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, ces chiffres sont préoccupants : « On ne sent pas toujours directement les effets en cas de prise de médicaments irrégulière mais cela peut avoir des conséquences désastreuses. Ce n’est pas pour rien qu’on qualifie l’hypertension de tueur silencieux. C’est pourquoi nous pensons qu’il faut encore plus sensibiliser les patients, les médecins et les pharmaciens à cette question. »

En premier lieu, c’est aux médecins d’informer leurs patients sur l’importance d’un suivi rigoureux de leur prise de médicaments. Les patients peuvent ensuite obtenir de leur pharmacien les informations nécessaires pour que leur traitement soit une réussite à long terme. Il existe également des moyens d’aide à la prise correcte des médicaments : les piluliers électroniques ou certaines applications mobiles par exemple.

A terme, la MC voit également des opportunités dans e-Health. « A l’avenir, le patient et ses prestataires de soins pourront consulter le schéma de médication via un lien sur le site web de leur mutualité. Nous sommes convaincus que, par la voie électronique, nous pourrons encore mieux suivre et conseiller les patients et les médecins » confirme Jean Hermesse.

Plus d'infos

Marie Strowel, responsable Communication et Marketing, marie.strowel[at]mc.be.

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