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Anti-cholestérols : 50 millions d’euros d’économies encore réalisables


Parmi les médicaments vendus en officine, les anti-cholestérols restent de loin les plus utilisés. Leur remboursement représente un budget très conséquent pour l’Inami. Mais de plus en plus de patients, 83% en 2015, débutent leur traitement avec les versions les moins onéreuses de ces médicaments. Un signal encourageant.

Parmi les médicaments vendus en officine, les anti-cholestérols restent de loin les plus utilisés. Leur remboursement représente un budget très conséquent pour l’Inami. Mais de plus en plus de patients, 83% en 2015, débutent leur traitement avec les versions les moins onéreuses de ces médicaments. Un signal encourageant. Toutefois, la Mutualité chrétienne (MC) continue à plaider pour l’utilisation systématique de ces versions les moins coûteuses. D’après ses estimations, une économie potentielle supplémentaire de 50 millions d’euros pourrait être réalisée. Une solution simple alors que le budget des soins de santé est sous pression.

L’an dernier, près de 1,5 million de Belges prenaient des anti-cholestérols (statines). En 10 ans, leur nombre a augmenté de 60 %, avec une stabilisation ces trois dernières années. Cette consommation a bien évidemment un coût. L’an passé, l’Inami a consacré environ 137 millions d’euros à leur remboursement.

« L’an dernier, il aurait été possible de réduire de 50 millions d’euros le montant des remboursements des statines si les médecins n’avaient prescrit que les statines les moins onéreuses à tous leurs patients. Pour ces derniers, cela aurait pu représenter une économie de 7 millions d’euros en tickets modérateurs », explique Jean Hermesse, Secrétaire général de la MC.

Le marché belge des anti-cholestérols se partage entre 5 molécules : la simvastatine (Zocor® et génériques), la pravastatine (Pravasine® et génériques), la fluvastatine (Lescol® et génériques), l’atorvastatine (Lipitor® et génériques) et la rosuvastatine (Crestor®). Cette dernière était et est toujours sous brevet. Elle est la plus onéreuse des statines. La simvastatine et l’atorvastatine sont les molécules les moins chères et représentaient l’an dernier 70 % de la consommation d’anti-cholestérols.

Les patients ayant débuté un traitement contre le cholestérol en 2015 l’ont majoritairement débuté (83%) avec l’une de ces deux statines. Ils n’étaient plus que 11 % à débuter un traitement avec de la rosuvastatine contre 17 % 5 ans plus tôt.

« Les anti-cholestérols bon marché progressent chez les nouveaux patients. C’est un signal extrêmement positif. Les messages de sensibilisation et les diverses recommandations font sentir leurs effets », souligne Jean Hermesse.

20 % des patients en cours de traitement sont, par contre, toujours soignés avec de la rosuvastatine. Une proportion stable depuis 5 ans, mais en hausse de 13 % sur 10 ans.

Le positionnement marketing de la rosuvastatine pourrait expliquer cette tendance. Cet anti-cholestérol est souvent présenté comme l’un des plus puissants. Or, l’Inami est très clair à ce sujet. Selon une réunion de consensus tenue en 2014, il n’y a actuellement aucune évidence clinique suffisante pour privilégier un anti-cholestérol plutôt qu’un autre. Le choix des versions les moins chères est donc tout à fait pertinent et responsable.

Si le nombre de patients soignés pour leur cholestérol reste au même niveau que l’an passé et à prix constants, ce sont 50 millions que l’Inami pourrait à nouveau épargner cette année. A condition que seules les statines les moins chères soient prescrites.

« Les dépenses “médicaments” sont actuellement bien au-delà de celles prévues par le Pacte d’avenir signé entre les pouvoirs publics et le secteur pharmaceutique. Leur croissance a atteint 6 % en 2015 et les estimations pour 2017 sont très inquiétantes, le dépassement pourrait atteindre 300 millions d'euros ! C’est pourquoi, nous ne pouvons qu’encourager nos décideurs à privilégier des pistes aussi simples que celle que nous prônons pour les anti-cholestérols. Favoriser et réglementer la prescription des statines les moins chères participerait à une réduction de coûts substantielle et pourrait faciliter le retour des dépenses pharmaceutiques au “trend” originellement prévu par le Pacte d’avenir », conclut Jean Hermesse.

Annexes

Contact

Omid Hachem Samii – Directeur de la communication et de la presse pour les Mutualités chrétiennes

30-08-2016

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