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Economiser encore plus portera atteinte aux patients


Le Comité de l’assurance de l’INAMI a approuvé aujourd’hui la proposition de budget des soins de santé 2017. Pour garder le budget en équilibre, le Comité de l’assurance a dû se mettre en quête d’économies, avec les représentants des mutualités et des prestataires de soins.

Le Comité de l’assurance de l’INAMI a approuvé aujourd’hui la proposition de budget des soins de santé 2017. Une proposition assortie de 660 millions d’euros de mesures d’économies, « sans affecter le patient », précise Jean Hermesse, Secrétaire général de la Mutualité chrétienne (MC). « Mais si le gouvernement venait à nous imposer de nouvelles économies, elles porteraient directement préjudice aux patients. »

Pour garder le budget en équilibre, le Comité de l’assurance a dû se mettre en quête d’économies, avec les représentants des mutualités et des prestataires de soins. En effet, les prévisions montraient que sans mesures supplémentaires, le budget des soins de santé plongerait de 660 millions d’euros dans le rouge. Mais l’équilibre budgétaire a tout de même été atteint, notamment en n’indexant que partiellement les honoraires des prestataires de soins et en partant du principe que le secteur pharmaceutique respecterait la trajectoire budgétaire prévue dans le pacte signé avec lui.

« 660 millions d’euros représentent un sérieux effort sur un budget total de 24,5 milliards d’euros », ajoute Jean Hermesse. « Nous avons pris nos responsabilités dans un contexte particulièrement difficile. Notre secteur livre ce faisant un effort considérable pour résorber le déficit budgétaire fédéral. La meilleure preuve que notre structure de concertation porte ses fruits. »

Pour sa proposition de budget, le Comité de l’assurance s’est basé sur la norme de croissance fixée à 1,5% au début de la présente législature. Il s’agit d’un strict minimum pour les mutualités car avec le vieillissement de la population, le coût des soins de santé ne va cesser d’augmenter dans les prochaines années. Le Bureau fédéral du Plan estime d’ailleurs cette augmentation à un minimum de 2,2% pour les 5 années à venir donc, nettement au-delà de la norme arrêtée en Comité de l’assurance. Une norme de croissance qui a déjà été détricotée ces dernières années.

« Nous sommes bien conscients qu’avec un taux de croissance de 1,5%, nous avons en face de nous un véritable défi à relever. Hélas, le contexte économique, financier et social actuel et les faibles prévisions de croissance ne permettent pas de tabler sur une norme plus importante. », commente Jean Hermesse. « Aussi, nous voulons la garantie ferme que cette norme de croissance de 1,5% sera respectée au cours des prochaines années. Sans cette garantie et si ce gouvernement impose de nouvelles économies pour le budget des soins de santé, le patient sera affecté. De plus, la conclusion d’accords entre les mutualités et les prestataires de soins deviendra particulièrement difficile. Et en l’absence de tels accords, la sécurité tarifaire ne peut plus être garantie au patient. En tant que mutualité, notre rôle est de veiller à une utilisation efficace des moyens disponibles, mais nous ne pouvons pas accepter que l’accessibilité des soins de santé soit mise en péril. »

Il faut dès lors un cadre budgétaire stable pour pouvoir procéder à une réforme approfondie de notre système de soins de santé. « Nous voulons mettre le patient au centre. », explique Jean Hermesse. « Il doit être l’acteur principal de ses soins de santé. Les prestataires de soins doivent s’organiser autour du patient et non l’inverse. Partant de cette vision, nous voulons arriver à une redistribution équitable des moyens disponibles. Nous espérons obtenir rapidement toute la clarté sur ce point. Voulons-nous prendre à bras le corps les défis de demain ? Ou organiserons-nous une nouvelle tournée d’économies à l’aveuglette ? Ce qui n’a encore jamais amélioré la situation du patient. »

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Jean-François Bodarwé, Responsable presse MC – 0476 40 32 77 – jean-francois.bodarwe@mc.be

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