AccueilInfos et actualitésCommuniqués de presseCommuniqués de presse (2018)

La Mutualité chrétienne approuve la proposition de budget pour les soins de santé


26,5 milliards d'euros. C’est le budget proposé pour les soins de santé en 2019. Cette proposition budgétaire tient compte de la norme de croissance des soins de santé et de l’index et a été présentée ce lundi au Comité de l’assurance de l’INAMI. La Mutualité chrétienne l’a approuvé « mais pas inconditionnellement. Quatre principes sont essentiels pour nous », a déclaré Jean Hermesse, secrétaire général de la MC.

La proposition budgétaire 2019 pour le secteur des soins de santé a été approuvée hier matin par une majorité au sein du Comité de l’assurance, tant sur le banc des mutualités que sur celui des prestataires de soins. « Dans l'intérêt du patient, nous avons tout fait ces dernières semaines pour parvenir à un accord »« Nous nous réjouissons donc qu'une large majorité soutienne cette proposition. Mais cela ne change rien à nos préoccupations. »

C’est précisément la raison pour laquelle le Comité de l’assurance a ajouté quatre principes. Tout d’abord, les prestataires de soins et les mutualités demandent qu'une vision à long terme soit mise en place rapidement pour éviter de résumer les discussions budgétaires annuelle à un exercice comptable sans stabilité et perspective. Jean Hermesse ajoute « qu’il est positif que nous atteignions encore des accords, mais sans marge pour de nouvelles initiatives ou pour répondre aux nouveaux besoins. Sans vision globale à long terme l’approche budgétaire reste classiquement centrée sur les intérêts et les objectifs de chaque secteur de soins. De cette façon, nous n’adapterons pas fondamentalement notre système de soins de santé à l’évolution des besoins. »

Le budget du secteur pharmaceutique fait également l'objet de nombreuses réserves. Des dépassements importants y sont enregistrés année après année et ce principalement en raison des prix exorbitants des médicaments innovants. Un déficit important, plus de 500 millions d’euros, était annoncé pour 2019, mais il a été corrigé de manière surprenante lors du conclave budgétaire de l’été en réestimant les dépenses pharmaceutiques. « Ces estimations sont beaucoup trop optimistes Nous craignons que la facture finale ne soit pas aussi rose et conduira donc nécessairement à de nouvelles économies. Le comité de l’assurance avertit clairement que ces économies ne pourront pas être mis à charge ni des patients, ni des prestataires de soins, ni des mutualités. Il est inacceptable que d'autres aient à payer pour des déficits dans un secteur particulier » insiste Jean Hermesse.

Le Comité de l’assurance demande également la création d'un groupe de travail chargé d'examiner comment le budget des médicaments peut être maintenu sous contrôle et comment garantir plus de transparence.

Enfin, les mutualités et les prestataires de soins plaident également en faveur de nouvelles initiatives dans le secteur de la santé. « S'il reste une marge en 2019, nous devrions pouvoir l'utiliser pour prendre de nouvelles initiatives », déclare Jean Hermesse. « Pour ce faire, nous avons ajouté une liste de projets prioritaires à la proposition budgétaire. »

Le projet de budget et ces quatre principes se trouvent maintenant sur la table du Conseil général de l’INAMI – constitué de représentants des employeurs, des employés, des mutualités, du gouvernement fédéral et des prestataires de soins. Ils doivent rendre leur décision finale avant la mi-octobre.

Pour plus d'informations

Elodie Debrumetz - elodie.debrumetz@mc.be - 0497/23.67.67