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L'État encourage l'action des mutuelles


À la fin du 19e siècle, face à la misère grandissante de la population, l'État décide d'encourager l'action des mutuelles au travers de lois et de subventions.

Au 19e siècle, le développement des organisations sociales chrétiennes, dont la mutualité en premier lieu, prend son essor. Cette croissance de ce type d'organisation est déterminée - non sans mal - par : les terribles conclusions de la vaste enquête de 1886 sur la condition ouvrière, l’essor du mouvement socialiste, les congrès des œuvres sociales organisés par les milieux catholiques, la publication de l’encyclique Rerum Novarum qui reconnaît l'existence de la question sociale et l’action de la Ligue démocratique belge fondée en 1891.

Parallèlement, la dynamique mutualiste va être renforcée grâce au vote de plusieurs lois :

Les lois du 23 juin 1894 et du 19 mars 1898 vont changer les relations entre mutuelles et pouvoirs publics. En effet, grâce à ces lois, la surveillance oppressante du pouvoir sur les mutualités prend fin. Ainsi, les pouvoirs publics adoptent le principe de la « liberté subsidiée », reconnaissant aux organismes privés le droit d'organiser la protection sociale. La reconnaissance est liée au dépôt des statuts, conformes à la loi et à la remise des comptes annuels. L'État n'intervient que pour les soutenir, financièrement notamment. Il encourage l’affiliation libre à des caisses mutualistes en leur accordant des subventions.

Renée Dresse (CARHOP) pour le journal « En Marche » , 2006.