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Des fédérations à la création de l'Alliance nationale


D'associations mutualistes fédéralisées à une Alliance nationale, la volonté d'uniformisation, d'organisation et de facilitation de la prise de certaines décisions ont été le moteur de ces transformations de statut.

Les sociétés mutualistes sont autonomes sur le plan local. Dès lors, elles ne peuvent résoudre tous les problèmes. Que faire quand un membre passe d'une société à une autre ? Ou si la maladie excède six mois ? Au vu de ce type de questions, l'idée d'une fédéralisation devient une option envisageable et réaliste. Ainsi, les sociétés mutualistes ont décidé de rassembler plusieurs sociétés en fédérations afin de mieux organiser les services de mutation, de réassurance ainsi que les services médico-pharmaceutiques. Dès 1876 et jusqu'à la fin du 19e siècle, des associations mutualistes fédéralisées se développent. Elles jouissent d'un important pouvoir administratif et de contrôle sur les sociétés affiliées.

Au même moment, la Ligue démocratique belge, organe de coordination des associations sociales chrétiennes, envisage dès 1892 la création d’un mouvement national. L’Alliance nationale des Mutualités chrétiennes sera reconnue par arrêté royal en 1906. A sa création, elle compte 57 fédérations et regroupe 368 001 membres.

L'Alliance se compose d'une assemblée générale et d'un conseil d'administration regroupant 25 membres venant de toutes les provinces. Parallèlement, elle organise un secrétariat permanent destiné à aider les fédérations dans leurs démarches, un service de mutation, un service de médecine spéciale… Elle œuvre dans le domaine de la prévention des maladies contagieuses (tuberculose) et arbitre les désaccords entre fédérations. Elle tente aussi d’introduire une certaine uniformisation administrative au sein des diverses structures mutualistes. Sociétés locales et fédérations conservent toutefois leur autonomie.

Renée Dresse (CARHOP) pour le journal « En Marche » , 2006.