Bien que faisant beaucoup parler d’elle, la fibromyalgie reste encore mal connue, voire incomprise. Contrairement aux idées reçues, il est possible de traiter cette affection complexe et d’améliorer la qualité de vie des patients.

Un manque de reconnaissance ?

Beaucoup de patients souffrant de fibromyalgie témoignent du manque de compréhension, de l’incrédulité, voire de jugements négatifs dont ils sont victimes, y compris dans le milieu médical.

La fibromyalgie est pourtant un syndrome reconnu par l'OMS depuis 1992, dont la prévalence est mondiale, toutes couches sociales confondues. Par ailleurs, la fibromyalgie est reconnue comme maladie par l’Inami. A ce titre, elle fait l’objet d’une prise en charge spécifique par l’Assurance soins de santé et indemnités (ASSI) : prise en charge globale et pluridisciplinaire dans les centres de la douleur chronique, remboursement partiel de certains analgésiques et développement de la prise en charge spécifique dans de nombreux hôpitaux...

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Quels sont les symptômes de la fibromyalgie ?

La fibromyalgie affecte entre 2 et 3 % de la population, dont une majorité de femmes (70 à 80 % des cas), principalement entre 35 et 45 ans.

Elle est caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques diffuses dans tout le corps et par une fatigabilité accrue à l’effort.

A ces douleurs chroniques, fluctuantes en intensité et en localisation, s’ajoutent d’autres troubles : sommeil non réparateur, raideurs musculaires - surtout au lever et après une station prolongée assise ou debout - troubles digestifs ou urinaires, maux de tête, troubles de l’attention et de la mémoire, anxiété, plus grande sensibilité au bruit, à la lumière, au froid et à l’humidité...

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Comment poser le diagnostic ?

La fibromyalgie se révèle au terme d'un processus de diagnostic assez long et difficile.

Le spécialiste établit son diagnostic sur la base de plusieurs critères combinés :

  • L’histoire personnelle et familiale du patient ;
  • L’examen clinique de 18 points sensibles sur le corps (établi par le Collège américain de rhumatologie) ;
  • L’analyse des symptômes associés ;
  • Des examens médicaux ;
  • Des tests d’endurance et d’effort...

Il est important de pouvoir écarter l’éventualité d’autres affections organiques, mais à l’inverse, l’existence d’une maladie associée, comme une hyperthyroïdie, une dépression ou une sclérose en plaque ne doit pas exclure un diagnostic de fibromyalgie.

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Quelles en sont les causes ?

La fibromyalgie peut être due à de nombreuses causes et perturbations qui affectent le patient. Ces causes rendent le diagnostic difficile.

La fibromyalgie est une affection complexe pour laquelle des causes multiples sont évoquées :

  • Perturbation du système nerveux central (notamment en ce qui concerne la gestion du stress et la perception de la douleur) ;
  • Perturbation du système immunitaire ;
  • Perturbation du système hormonal.

Des facteurs perturbateurs


Le plus souvent, la fibromyalgie débute par une douleur localisée et persistante (par exemple une lombalgie) qui s’étend progressivement dans tout le corps.

Elle peut faire suite à :

  • Une infection (mononucléose, grippe...) ;
  • Un choc physique ou musculaire (accident, accouchement...) ;
  • Un stress émotionnel aigu (deuil, perte d’un emploi...).

Des facteurs génétiques, la vulnérabilité psychosociale, le sexe, le stress... semblent être des facteurs prédisposants.

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Quels sont les traitements possibles ?

Même si l’on ne peut parler de guérison à proprement parler, la fibromyalgie peut être traitée, et la qualité de vie des patients améliorée grâce à une prise en charge précoce, au cas par cas, et multidisciplinaire.

Les traitements


  • Des médicaments (prise intermittente d'antalgiques, antidépresseurs, antiépileptiques).
  • La rééducation physique (exercices d’endurance et de renforcement, étirements doux, relaxation, hydrothérapie...) car l’activité physique douce est indispensable pour améliorer sa qualité de vie.
  • L’accompagnement psycho-éducatif, qui peut notamment être trouvé dans des groupes de parole, permet d’accepter le caractère chronique de la maladie, d’apprendre à gérer la douleur et à vivre autrement.

Retrouver un équilibre


  • Sur le plan familial : il est important que l’entourage comprenne la maladie, soutienne la personne et l’encourage, au-delà de la plainte et de la douleur, à exister en dehors de la maladie.
  • Sur le plan professionnel : la fibromyalgie n’empêche pas nécessairement le maintien d’une activité totale ou partielle. Tout dépend de la situation de la personne et des possibilités d’adaptation du milieu du travail.
  • Pour ce qui concerne la vie sociale : la plupart des patients tentent de mener une vie quasi normale en adaptant leurs activités. La maladie impose cependant certains renoncements, comme différer une sortie ou recevoir des amis. Elle implique également de prévoir des temps de repos pour bien recharger ses batteries.
  • Apprendre à gérer le quotidien et adapter son mode de vie est indispensable pour faire face aux différents symptômes de la fibromyalgie. Le patient qui s’y engage activement se donne les meilleures chances de retrouver une vie de qualité.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne - 23/05/16

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