La MC a réalisé une étude « Dépression et (in)capacité de travail ». Pour la majorité des personnes interrogées : la période d’incapacité de travail suite à une dépression a été plus ou moins longue. Souvent nécessaire pour remonter la pente, cette période d’écartement permet d’effectuer un travail de réflexion personnelle pour sortir de la dépression mais également de prendre soin de soi.

Conclusions de l’étude : les tabous autour de la dépression sont nombreux et les personnes interrogées ont attendu d’être en dépression profonde avant de se faire aider. Demandez de l’aide dès les premiers signes avant-coureurs d’une dépression pour éviter ou raccourcir l’incapacité de travail. De manière générale, les personnes interrogées ont pris l’initiative de reprendre le travail.

Cependant, le moment de cette reprise est difficile à définir à l’avance et diffère d’une personne à l’autre. Il est important de disposer de ce temps, sans subir de pression pour retourner au travail si l’on ne se sent pas encore prêt. Le risque d’une rechute est alors trop grand. 

La transition d’une période d’incapacité à la reprise du travail doit être encadrée avec soin. Un entretien avec l’employeur (ou une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail) est conseillé afin d’organiser le mieux possible cette transition (en tenant compte des problèmes éventuels sur le lieu de travail qui ont conduit à la maladie). 

Pour plus d’informations, téléchargez l’étude complète « Dépression et (in)capacité de travail » (PDF).

Que faire ?

La dépression peut être la cause ou la conséquence d’une incapacité de travail qui se prolonge. Si vous êtes dans cette situation, inutile de vous culpabiliser. Parlez-en, osez dire ce qui ne va pas, exprimez ce que vous ressentez. De cette manière, votre famille, vos amis pourront agir plus adéquatement avec vous. Préserver des liens sociaux est un élément très important dans la traversée d’un état dépressif.

Si vous êtes dans l’entourage d’une personne dépressive, gardez à l’esprit que cette personne est en difficulté. Elle se retrouve sans force, sans envie et sans plaisir de vivre. On ne peut lui imposer de « changer ». Etre à son écoute, sans la forcer est important.

Une prise en charge psychologique peut vous aider à analyser les origines de ce mal-être mais aussi à réagir au quotidien. Parfois, consulter un thérapeute est aussi bénéfique pour les membres de la famille. Choisissez bien votre thérapeute, il en existe plusieurs. Prenez-celui avec qui vous sentez que le contact passe le mieux. On peut trouver des thérapeutes de qualité dans des centres de guidance ou de santé mentale, où ils seront parfois plus accessibles financièrement. Demandez conseil à votre médecin généraliste, il pourra également vous diriger vers des thérapeutes de confiance. Voici également des adresses de contact si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet.

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