AccueilMa situationMaladie ou accidentMaladie chroniqueVos témoignages

La vie professionnelle

Une maladie chronique peut avoir des répercussions importantes sur la vie professionnelle de la personne touchée. Quand la maladie devient trop importante, il est parfois nécessaire d’interrompre le travail. Rendre compatible son travail et sa maladie chronique reste néanmoins possible, moyennant certaines adaptations.

Angélique, maladie de Verneuil

Actuellement, je suis en arrêt maladie à cause de la maladie de Verneuil. De grosses poussées ont provoqué chez moi un malaise sur le chemin du travail. Mon médecin a diagnostiqué, non seulement une évolution de stade dans cette maladie, mais aussi une insuffisance de vitamines. Je vais devoir commencer un traitement assez lourd et très long qui va m’empêcher de reprendre le travail. Vu les conséquences de cette maladie, j’ai été contrainte d'expliquer mon cas à mon employeur qui, heureusement, m’a semblé compréhensif. Il m’a dit de me soigner et de prendre le temps qu'il faudrait… Mais, pour ce qui est de mes collègues, que vont-ils penser quand je vais revenir ? Que pensent-ils à l’heure actuelle… ? Toutes ces questions me hantent…

Sylvie, atteinte de sclérose en plaques

Lorsque la maladie s’est déclarée, un aménagement de mon temps de travail m’a dans un premier temps permis de tenir bon et de continuer à travailler comme infirmière. Au bout de trois ans, j’ai dû arrêter de travailler complètement. Je ne parvenais plus à gérer les effets secondaires liés au traitement de la sclérose en plaques, la fatigue, les absences répétées, le stress, le fait de ne plus me sentir à la hauteur et la dépression engendrée par tout cela.

Thierry, atteint de la maladie de Verneuil

Je n'ai jamais indiqué à mon employeur la maladie. Je ne savais pas à l'époque que d'autres personnes étaient atteintes. Il y avait de la gêne aussi, entre les postures « bizarres » les suintements et les odeurs.

Virginie, atteinte de diverticulose

Lorsque ma maladie s’est déclarée, je travaillais comme aide comptable depuis près de 5 ans. Par soucis d’honnêteté, j’ai annoncé ma maladie à mon patron. Malheureusement, j’ai alors subi crises sur crises. J’ai été hospitalisée et je me suis retrouvée durant 3 semaines en congé maladie. Une autre crise a fini par me donner le coup de grâce. J’ai alors été licenciée et on m’a obligée à quitter les lieux en 10 minutes. À ce moment-là, le ciel me tombe sur la tête. J’avais travaillé depuis 25 ans sans interruption et, en l’espace de 10 minutes, on m’arrêtait comme une voleuse. Aujourd’hui, j'aimerais retravailler à mi-temps médical mais ce n’est pas facile de trouver un employeur. Je conseille aux personnes qui souffrent d’une maladie chronique de réfléchir avant de parler de leur maladie à leur employeur. Vous n'êtes pas obligé de dire à votre employeur votre pathologie. Il n’est pas obligé de tout savoir.

Sarah

J’ai dû abandonner mon métier d’infirmière en soins palliatifs que j’aimais beaucoup et qui me manque toujours. Mon handicap, je ne l’accepte pas et je ne l’accepterai jamais. Je vis avec.

Laëtitia, maladie de Crohn

J'ai raté pas mal de jours d'école et de stage à cause de la fatigue. Je ne dormais plus la nuit vu les crampes et les nombreux aller-retour aux toilettes. Malgré les certificats médicaux, je me suis vue refuser l'accès aux examens de fin d’année pour cause d'absences trop nombreuses. A l'époque, avec une première année réussie en études infirmière, on obtenait le diplôme d'aide-soignante. J'ai donc recherché un emploi dans ce domaine, à mi-temps vu mon état. J'ai également entrepris une formation de secrétaire-médicale, espérant ainsi trouver un métier plus adapté, où je pourrais travailler à temps plein. J’ai occupé plusieurs emplois successifs dans des maisons de repos. Connaissant l’instabilité de ma maladie, j'avais décidé de jouer franc jeu dès le départ avec tous mes employeurs. Au départ cela se passait bien puis la maladie resurgissait, j’entrais en crise et mon employeur mettait fin à mon contrat. Aujourd’hui, je dois me tourner vers un métier moins lourd, avec moins de stations debout et moins de charges à porter. Je continue d'accumuler les réponses négatives en secrétariat médical. J'ai donc entrepris de rechercher un poste de secrétariat général. Encore une fois, c’est loin d’être évident. C'est difficile à 26 ans de se retrouver sans emploi, des projets plein la tête. Ma motivation commence à prendre un coup elle aussi.

Découvrez d’autres témoignages de personnes en incapacité de travail

Voir aussi