AccueilVotre santéBien dans son corpsManger mieuxAliments et modes de vie

Les messages « santé » : restons vigilants !


Ils sont avant tout utilisés comme argument de vente pour séduire le consommateur.

« Riche en oméga 3 », « Contribue à renforcer les défenses naturelles de l’organisme », « Favorise le transit intestinal », « Pauvre en matières grasses »…Les « allégations santé » ont définitivement envahi les étals de nos supermarchés.

Leur leitmotiv ? Insister sur le fait qu’elles présentent un bénéfice particulier en termes de santé ou de nutrition. Si ces messages peuvent constituer une source d’information intéressante pour comprendre les caractéristiques d’un aliment, ils sont avant tout utilisés comme argument de vente pour séduire le consommateur.

Faisons le point sur ces messages de santé qui « nous veulent du bien » !

Allégations nutritionnelles et allégations de santé, quelle(s) différence(s) ?

Les allégations sont de deux types. Il faut faire la distinction entre les allégations nutritionnelles et les allégations de santé.

Une allégation est dite nutritionnelle quand elle fait référence à la présence, l’absence ou la quantité d’un nutriment (protéines, glucides, lipides, fibres, sodium, sels minéraux, vitamines) dans un aliment. Exemples : « riche en fibres » ou «représente 20% des apports journaliers recommandés en vitamine A» ou « sans sucres ajoutés »…

Une allégation est dite de santé quand elle met en valeur une relation entre un nutriment ou un aliment et la santé. Autrement dit, la consommation d’un aliment ou de l’un de ses nutriments pourrait avoir des bienfaits sur la santé. Exemples : le calcium contribue au développement des os, huile riche en oméga 3 participant au bon fonctionnement cardio-vasculaire…

Une allégation de santé peut également prétendre diminuer sensiblement un facteur de risque de développement d’une maladie humaine. Exemple : aide à réduire le cholestérol.

Que dit la loi ?

Les allégations nutritionnelles et de santé font l’objet d’une réglementation à l’échelle européenne. Entré en vigueur en 2007, ce règlement fixe une série de grands principes à respecter quant à l’utilisation d’une allégation nutritionnelle ou de santé pour les produits alimentaires : une allégation ne peut être fausse, ambiguë ou trompeuse ; elle doit reposer sur des preuves scientifiques reconnues, elle ne peut encourager la consommation excessive d’un aliment ; elle ne peut affirmer qu’une alimentation variée et équilibrée n’apporte pas certains nutriments en quantité suffisante…

La législation prévoit également l’étiquetage nutritionnel obligatoire pour tous les produits portant des allégations nutritionnelles ou de santé. Cet étiquetage nutritionnel contient toutes les informations sur la valeur nutritionnelle de ces produits.

Si cette règlementation constitue une réelle avancée pour le consommateur, il reste encore du chemin à parcourir pour que le consommateur ne se fasse plus « berner » par des allégations « farfelues ».

En pratique… Comment s’y retrouver ?

Voici quelques clés pour vous permettre de décoder les messages santé :

  • Basez-vous avant tout sur les informations dont vous disposez, à savoir la liste des ingrédients et l’étiquetage nutritionnel. Vous y retrouverez des informations concernant la composition du produit ;
  • En ce qui concerne les allégations relatives à la quantité d’un nutriment dans un aliment, vous pouvez vérifier la présence ou l’absence de ce(s) nutriment(s) dans le tableau de l’étiquetage nutritionnel ;
  • Gardez un œil critique vis-à-vis des allégations vantant un effet bénéfique pour la santé et demandez si nécessaire l’avis de votre médecin !

En définitive, la consommation de ces aliments santé n’a de sens que dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée !

Infor Santé