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La santé dentaire pendant la grossesse et la petite enfance


La grossesse est une période sensible pour les dents et nécessite une attention particulière. Après la naissance du bébé, l’attention doit rester élevée, pour la maman qui allaite encore comme pour le petit, qui accueillera sa 1re dent vers l’âge de 6 mois. Une bonne hygiène bucco-dentaire se construit en effet dès la petite enfance.

La santé bucco-dentaire pendant la grossesse

Une très vieille croyance dit que chaque grossesse coûte une dent à la future maman. C'est faux !
Ce qui est vrai en revanche, c’est que la grossesse est une période délicate pour la bonne santé bucco-dentaire de la femme. Une gingivite préexistante sera aggravée. Des recherches ont montré que des femmes souffrant de maladies bucco-dentaires comme la gingivite ont un risque plus élevé d’accoucher prématurément ou d’avoir un bébé plus petit à la naissance. En effet, des gencives en inflammation ou en infection ouvrent une porte d’entrée vers la circulation sanguine aux bactéries et autres substances. Une bonne raison pour renforcer son hygiène bucco-dentaire, pour veiller à son alimentation et pour aller voir son dentiste !

Que se passe-t-il pendant la grossesse ?


Les changements hormonaux rendent la gencive plus sensible à la plaque dentaire, les saignements de gencives sont plus fréquents, une gingivite mal soignée peut rapidement se transformer en parodontite, l’atteinte de l’os qui soutient les dents.
L’émail des dents peut être fragilisé par une plus grande acidité dans la bouche, due notamment aux nausées et aux vomissements. Si la femme enceinte grignote plus que d’habitude, et mange plus de sucreries, le risque de carie est augmenté.

Durant la grossesse, une hygiène bucco-dentaire à toute épreuve


La grossesse est une bonne période pour renforcer son hygiène buccale. Même si vos gencives saignent davantage, n’arrêtez pas le brossage. Au contraire, veillez à ce que la brosse à dents nettoie également le rebord de la gencive. Et si les saignements perdurent ou augmentent, consultez votre dentiste. Utilisez également du fil dentaire ou des brossettes inter-dentaires chaque jour.
Bon à savoir ! Ne vous brossez pas les dents juste après un vomissement : la surface est alors déminéralisée et plus sensible à l’abrasion d’un brossage énergique. Rincez-vous plutôt la bouche plusieurs fois, utilisez éventuellement un bain de bouche fluoré, et attendez ½ heure pour vous brosser les dents.

L’alimentation pendant la grossesse


Tous vos besoins en vitamines augmentent pendant la grossesse. Une alimentation suffisamment diversifiée permet de couvrir les besoins en vitamines A, C et B. En revanche, la couverture des besoins en acide folique (vitamine B9) pose très souvent problème et beaucoup de femmes ont un taux d’acide folique assez bas dès le début de la grossesse. Or, cette vitamine est essentielle pour le développement normal de la colonne vertébrale, du cerveau et du crâne du bébé.
Vous pouvez augmenter vos apports en acide folique grâce à la consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, d’abats, d’oeufs et également grâce à des suppléments. Ceux-ci peuvent déjà être prescrits par votre médecin avant la grossesse au moment où vous souhaitez avoir un enfant.

Si les collations peuvent être utiles pour compléter l’équilibre nutritionnel, évitez les en-cas sucrés qui augmentent le risque de caries.

Manger quatre produits laitiers par jour suffit à couvrir vos besoins en calcium et à assurer un bon développement osseux à votre bébé. Si vous ne consommez pas assez de calcium, votre organisme ira le puiser dans vos os, pas dans vos dents.

Faut-il prendre des compléments de fluor ?


Le fluor est présent dans l’alimentation par l’intermédiaire de certains aliments comme le poisson, les épinards ou le chou, certaines eaux de distribution ou certaines eaux minérales. Mais ce fluor qui passe dans le sang n’a aucune influence sur le bébé, il ne passe pas la barrière du placenta. Les compléments de fluor durant la grossesse sont donc inutiles pour les futures dents de votre bébé.

Brosser soigneusement vos dents deux fois par jour avec un dentifrice fluoré devrait suffire. C’est un bon moment pour renforcer l’utilisation du fil dentaire.

Les visites chez le dentiste


Il est conseillé de voir le dentiste en tout début de grossesse afin de faire un bilan préventif et éventuellement un détartrage. Il vous donnera les bons conseils pour prévenir la gingivite.
Si vous avez besoin de soins ultérieurs, il est préférable de les programmer entre le 4e et le 6e mois. En fin de grossesse, on ne peut maintenir longtemps la position allongée et immobile.

Les radiographies sont déconseillées durant la grossesse. En cas d’urgence dentaire, le dentiste placera sur votre ventre un tablier en plomb qui fera bouclier contre les rayons X.

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La carie de la petite enfance

La carie de la petite enfance (ou CPE), appelée autrefois « carie du biberon » ou « syndrome du biberon » désigne un type de caries particulier qui touche les dents de lait : apparition précoce de plusieurs caries avec des localisations particulières.
Il s’agit d’un terme large car il regroupe l’ensemble des caries développées suite à certaines habitudes alimentaires de consommation de liquide sucré, à un usage inadéquat du biberon et/ou de la sucette (« tutte »), suite à la transmission de bactéries parents-enfant, et à une faible hygiène orale par manque de brossage.

L'évolution rapide de la carie du biberon


Les dents de lait étant plus petites et fragiles que les dents définitives, le processus d’évolution de la carie est d’autant plus rapide, avec un risque de propagation de l’affection aux dents voisines. Les incisives supérieures sont généralement les premières dents touchées. Mais l’atteinte se poursuit aux canines et aux molaires.
On appelle ces caries « rampantes » car il ne s’agit pas d’un petit trou circonscrit, mais une large zone détruite. La carie s’attaque d’abord à la couche superficielle de la dent, l’émail, pour provoquer sa déminéralisation. Cela se caractérise par la présence d’une large zone blanchâtre sur la face visible des dents. A ce stade, la carie pourra être soignée facilement, avec des techniques simples et peu coûteuses.

L’attaque va continuer vers l’intérieur de la dent : la dentine, puis progressivement la pulpe dentaire (la partie vivante de la dent, qui contient les vaisseaux sanguins et les nerfs). Ces évolutions se caractérisent notamment par une coloration de plus en plus prononcée de la zone cariée (blanchâtres, jaunâtres puis brunâtres à noires), mais tout cela masqué par une couche épaisse de plaque bactérienne.

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Quelles sont les conséquences de la carie de la petite enfance ?


En l’absence de soins, l’évolution se fera vers les abcès dentaires entraînant des douleurs importantes et des difficultés à s’alimenter. La dent est parfois tellement détruite ou infectée que la seule solution est de l'extraire.

La perte prématurée des dents de lait aura des conséquences sur la croissance de l’enfant, mais aussi son développement psychosocial, son élocution, etc. Le besoin en traitement orthodontique sera augmenté.

Même si les dents de lait sont temporaires, il est important d’en prendre le plus grand soin. Outre les complications déjà évoquées, en cas d’atteinte grave de la dent de lait, le risque est que l’infection atteigne les germes des dents définitives. Cela pourra alors entraîner des lésions irréversibles sur celles-ci !

Repérer la carie à temps : le diagnostic précoce


Les caries sur les dents de lait pouvant se développer tôt et évoluer rapidement, il est important de consulter votre dentiste une à deux fois par an au plus tard lorsque l’enfant a atteint l’âge de deux ans. En effet, des visites régulières permettront, en cas de présence d’une carie, de la repérer à temps et de pouvoir la soigner facilement, en évitant toute complication. Lors de ces séances, votre dentiste vous donnera également les conseils d’hygiène dentaire afin d’éviter le développement de futures caries.

Vous pouvez vous aussi examiner régulièrement les dents de votre enfant en retroussant sa lèvre supérieure et en observant les incisives du haut en comparaison à celles du bas. Cette observation se fait après brossage.
La tonicité (la force) de la lèvre supérieure de l’enfant empêche souvent le bon brossage et l’observation à cet endroit. La zone des incisives supérieures requiert tout notre attention.

Trucs et astuces pour éviter la carie de la petite enfance


Pour éviter ou limiter l’apparition de caries voici quelques conseils :

  • évitez au maximum le sucre entre les repas, notamment en ne donnant que de l’eau pure comme boisson à l’enfant ;
  • évitez à tout prix d’enduire la tétine de miel ou de confiture pour apaiser l’enfant ;
  • évitez de mettre la cuillère ou la tétine de l’enfant dans votre bouche : le risque est de transmettre précocement des bactéries agressives à votre enfant ;
  • commencez le brossage des dents le plus tôt possible, dès l’apparition des premières dents de lait en utilisant une brosse à dents adaptée, avec un peu de dentifrice pour enfant (d’une quantité égale à la taille d’un grain de riz au début) ;
  • enfin, à partir de l’âge de 2 ans, emmenez votre enfant chez le dentiste deux fois par an.

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La bonne utilisation du biberon

Il n’est pas rare de retrouver des biberons dans le parc de l’enfant, son lit ou son berceau. La plupart du temps, ces biberons ont pour but d’aider l’enfant à s’endormir (lors de la sieste ou pendant la nuit).
Le contenu de ces biberons est souvent inadéquat : de l’eau sucrée, du sirop (de grenadine par exemple), de la limonade, du jus de fruits.

Les conséquences néfastes du biberon


Le biberon siroté en permanence (même le biberon de lait) entraîne une diffusion lente mais continue du liquide sucré qui reste au contact de la surface des dents pendant de longues périodes. En outre, durant le sommeil, la production de salive diminue. Elle ne peut donc pas assurer suffisamment son rôle naturel de protection contre l’acidité buccale, ce qui favorisera d’autant plus les attaques acides au niveau des dents.
Les dents de lait étant plus fragiles et plus petites que les dents définitives, le processus d’évolution de la carie est d’autant plus rapide. L’acidité attaque l’émail des dents puis la dentine et enfin atteint la pulpe, c’est-à-dire la partie vivante de la dent (qui contient les vaisseaux sanguins et les nerfs). A ce stade, si l’enfant n’a toujours pas reçu de soins dentaires, le risque est l’abcès dentaire, entraînant des douleurs importantes.

Puisque les dents de lait vont quand même être remplacées par des dents définitives, est-il nécessaire de les soigner ?

Oui, les dents de lait sont très importantes pour préparer le développement de l’enfant, tant physique que psycho-social. Il est donc important de consulter un dentiste le plus rapidement possible aux premiers signes de carie dentaire ! Ceux-ci se traduisent par l’apparition d’une coloration de la dent (taches blanchâtres, jaunâtres qui deviendront progressivement noires).

Quelles sont les précautions à prendre en cas d'utilisation du biberon ?


  • D’abord, évitez de coucher l’enfant avec un biberon contenant du liquide sucré. L’habitude s’installera très rapidement et rendra le sevrage difficile. Seule l’eau pure est acceptable.
  • Evitez tout contact avec le sucre entre les repas ! Ne donnez à ces moments que de l’eau pure à l’enfant.
  • Introduisez le brossage très tôt, dès l’apparition des premières dents de lait en utilisant une brosse à dents adaptée, avec un peu de dentifrice pour enfant (une « trace » de dentifrice suffit : la taille d’un grain de riz).
  • Bannissez les tétines enduites de miel ou de confiture pour apaiser l’enfant.
  • Dès l’âge de 2 ans, il est important de se rendre chez le dentiste tous les 6 mois avec l’enfant. Ces visites préventives permettront d’effectuer un contrôle de la position et de la bonne santé des dents de l’enfant, et en cas de carie, de la repérer et de la soigner précocement, évitant ainsi toute complication.

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Tétine, pouce et compagnie

La succion est un réflexe inné chez les bébés. Elle permet d’assurer l’alimentation par voie orale chez le nourrisson. C’est ce que l’on appelle la succion nutritive.
Une fois les premières dents de lait apparues (première dent vers 6 mois environ), l’alimentation par mécanisme de « succion-déglutition » (ou déglutition infantile) va petit à petit laisser place à la mastication.

Cependant, on observe très souvent chez les jeunes enfants une prolongation de la succion durant encore plusieurs mois (ou années chez certains), aussi bien du pouce que d’une tétine (ou d’un autre objet). Cette forme de succion est appelée la succion non nutritive : elle est pour l’enfant un moyen de réconfort (comme le doudou qu’il emporte avec lui), par exemple lorsqu’il se trouve dans un endroit qui ne lui est pas familier, en l’absence des parents… La succion peut aussi permettre à l’enfant de s’endormir plus facilement. Le maintien d’une déglutition infantile se caractérise par une recherche du contact entre la langue et la lèvre inférieure, soit une succion de la lèvre inférieure.

Conséquences d’une succion prolongée


Cette habitude de succion disparaît le plus souvent d’elle-même entre 2 ans et 4 ans. 
Il arrive cependant qu’elle se prolonge bien au-delà chez certains enfants. Ceci peut alors avoir plusieurs conséquences négatives sur le bon développement des mâchoires et sur le positionnement des dents, avec peut-être des effets au niveau fonctionnel : problèmes de déglutition, de prononciation ou de respiration (respiration par la bouche qui aura aussi des conséquences sur le développement des dents, de la face et du nez).

Comment aider l’enfant à arrêter la succion ?


Que ce soit de la tétine, du pouce ou de tout autre objet, ce qu’il faut avant tout retenir est que la succion procure du réconfort et apaise l’enfant, à des moments où il se sent insécurisé (arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, entrée à l’école maternelle ou primaire…). Les punitions et le sentiment de culpabilité sont donc souvent sans succès : cela génère une tension chez l’enfant. L’envie de réconfort se fera donc ressentir, et par conséquent l’envie de succion.

Le mieux consiste à renforcer positivement l’enfant en l’encourageant et en le félicitant de chaque petit effort. Il se sentira alors valorisé, soutenu et plus serein, capable d’abandonner petit à petit la succion. Par exemple, l’inciter à vous parler sans sa tétine ou sans son pouce et lui dire qu’alors vous comprenez mieux ce qu’il dit est fort valorisant pour lui. Vous pouvez commencer à motiver l’enfant à limiter le temps et les moments de succion à partir de l’âge de 2-3 ans, sans le brusquer, pour arriver progressivement à l’arrêt total.

Au-delà de 3 ans, demandez conseil à votre dentiste, qui vous proposera des solutions ou de consulter un orthodontiste.

La tétine, pour ou contre ?


Si l’enfant suce une tétine plutôt que son pouce, il lui sera peut-être plus facile d’arrêter si la succion est toujours présente vers 4-5 ans.

Pour déshabituer l’enfant à la tétine, les parents peuvent décider de ne la lui donner qu’à certains moments (par exemple lors de la sieste ou lors du coucher) et/ou à certains endroits (par exemple : uniquement à la maison). Ce qui n’est pas possible avec le pouce, que l’enfant aura toujours avec lui !

Il existe des tétines dites « physiologiques » : elles sont plus souples et ont une forme qui permet une meilleure adaptation à la forme de la bouche de l’enfant ainsi qu’une respiration par le nez et non par la bouche. Elles permettraient de limiter les déformations des mâchoires.

Même si les effets sur le développement des dents sont moins problématiques avec une tétine, ils ne sont pas complètement absents !

Bon à savoir


  • Evitez d’enduire la tétine de produits sucrés (comme du miel, du sirop, de la confiture…) : bien que cette méthode apaise l’enfant, elle cause souvent de gros dégâts aux dents de lait (douleurs, caries…) qui nécessitent des soins dentaires précoces et souvent difficiles. De plus, l’enfant s’habitue très rapidement au sucre : le sevrage sera rendu encore plus difficile.
  • Si la tétine tombe à terre, lavez-la avec de l’eau chaude, mais évitez de la passer dans votre bouche pour la nettoyer. Vous risquez de transmettre à votre enfant des microbes qui risquent d’attaquer ses dents.

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Le fluor

Le fluor, présent naturellement dans l’eau, le sol et dans certains aliments, est un élément important pour notre santé dentaire. En effet, il renforce l’émail dentaire face aux acides produits par les bactéries. Ces acides sont responsables de la formation de caries. C’est pourquoi les dentifrices contiennent du fluor en quantité différente selon la tranche d’âge pour laquelle ils sont destinés.

Sous quelles formes trouve-t-on le fluor ?


Le fluor peut se retrouver sous plusieurs formes :

  • Le fluor dit « topique », qui est la forme privilégiée, est le fluor qui a une action locale sur les dents. Il englobe donc les produits tels que le dentifrice, mais aussi les bains de bouche, fils dentaires et vernis fluorés.
  • Le fluor dit « systémique », lui, passe par la circulation sanguine. Il concerne les apports via l’eau de boisson, le sel et les aliments contenant du fluor (par exemple le thé, les épinards, les dattes ou les poissons de mer…) mais également les comprimés ou les gouttes au fluor.

Notons que les modes d’action se superposent : le dentifrice (en principe « topique ») est avalé en petite quantité et devient donc « systémique ». Le fluorure ingéré (systémique) revient en partie en bouche via la salive.

Quelles recommandations pour les enfants ?


Dentifrices fluorés

  • Jusqu'à l’âge de 2 ans, on conseille d’utiliser un dentifrice avec une concentration en fluorure de 500 à 1000 ppm ;
  • Entre 2 et 6 ans, la concentration conseillée est de 1000 à 1450 ppm ;
  • Au-delà de 6 ans, elle est de 1450 ppm. Cette recommandation concerne également les adultes.

Quel que soit l’âge de l’enfant, l’idéal est de brosser les dents deux fois par jour (matin et soir). Jusqu’à 2 ans, une toute petite trace de dentifrice sur la brosse à dents, de la taille d’un grain de riz, suffit. De 2 à 6 ans, la quantité nécessaire équivaut à la taille d’un petit pois. Après 6 ans, l’enfant étant capable de cracher, il y a moins de risque qu’il avale le dentifrice (et donc le fluor qu’il contient). Vous pouvez donc en appliquer un peu plus sur la brosse à dents.

Apports par comprimés ou gouttes de fluor

Actuellement, cette forme d’apport en fluor fait toujours débat. Son utilité peut être justifiée chez des personnes considérées comme ayant un risque élevé de développer des caries (dents fragiles, émail poreux, brossage difficile à mettre en place, eau courante faiblement fluorée…). Il appartient au médecin ou au dentiste d’évaluer ce risque, et de prescrire ou non ces suppléments fluorurés.

En dehors de ces cas, un brossage régulier avec un dentifrice adapté permet un apport suffisant en fluor.

Apports via gels et bains de bouche

On conseille de ne faire usage de ces produits que sur base d’une recommandation ou prescription du dentiste.

Quels risques en cas de surdosage de fluor ?


Il est important de bien respecter les recommandations. En effet, même si le fluor est utile pour renforcer nos dents, un surdosage régulier peut provoquer la « fluorose », une malformation de l’émail caractérisée par des taches blanches réparties sur plusieurs dents. Dans un premier temps, la problématique est surtout esthétique. En effet, la fluorose n’entraînera une fragilisation de la dent que si le surdosage a été important. Les formes sévères de fluorose sont rares dans nos pays.

Trucs et astuces sur le fluor


On ne peut prévenir la carie par le seul apport de fluor : un bon brossage est indispensable.

Un « brossage » sans brosse, uniquement avec du dentifrice (sur le doigt par exemple) n’est absolument pas efficace pour éliminer la plaque dentaire. Le rôle du dentifrice est autre : il apporte du fluor sur les dents afin de renforcer l’émail. Il apporte également une fraîcheur et rend le brossage plus agréable.

N’utilisez pas de dentifrices spéciaux (ceux qui promettent des dents plus blanches, une meilleure haleine…) sans l’avis de votre dentiste. Ils ne sont utiles que pour soigner certaines maladies des dents, et ils coûtent plus cher. D’ailleurs, le dentifrice est moins important que la manière dont on se brosse les dents, la fréquence et la régularité du brossage.

N’hésitez pas à demander conseil à votre dentiste sur les bons gestes à effectuer pour un brossage efficace.

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