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Les soins bucco-dentaires


Même si vous prenez soin de vos dents et de votre bouche, personne n’est à l’abri d’un problème comme une carie ou des dents mal positionnées. La bonne nouvelle c’est qu’il n’est jamais trop tard, et que des solutions sont toujours possibles : orthodontie, soins des caries ou encore prothèses dentaires...

Le détartrage

La plaque dentaire est un film bactérien blanchâtre, bien collant et qui recouvre progressivement nos dents ; elle se développe par multiplication des bactéries se nourrissant des aliments qui transitent dans notre bouche. Plus ces bactéries sont nombreuses, plus il y a de risques que des caries, des gingivites ou des parodontites se déclarent.
Le développement de cette couche bactérienne est rapide, et ceci explique les recommandations traditionnelles sur la régularité du brossage des dents pour « maîtriser l’ennemi ». Entre les dents, la plaque s’accumule aussi et, là, seuls le fil dentaire ou les brossettes sont efficaces pour déloger les bactéries. En quelques heures, les bactéries mortes se calcifient, ce qui provoquera le dépôt d’une couche dure qu’on appelle « tartre ».
Le tartre est surtout nocif par sa rugosité qui facilite l’accrochage de bactéries à des endroits stratégiques.

La technique de détartrage se déroule en trois phases : un appareil vibrant à ultrasons, une « curette » manuelle, et pour terminer le polissage de la surface des dents. Le but est de supprimer toutes les rugosités et de retrouver une surface dentaire parfaitement lisse, plus facile pour éliminer la couche de bactéries.

A quelle fréquence doit-on faire un détartrage ?


Nous ne sommes pas égaux face au tartre ! Certains d’entre nous devront faire un détartrage chaque année (voire encore plus souvent), d’autres non.

Les facteurs qui influencent la rapidité avec laquelle le tartre se forme sont :

  • l’efficacité du brossage, surtout si certaines dents sont mal positionnées (il devient plus difficile d’atteindre toutes les faces de la dent) ;
  • la surface des dents (la plaque dentaire s’installe plus facilement sur des surfaces rugueuses) ;
  • la composition de la salive.

Lors de votre contrôle annuel, votre dentiste vous dira quand il faut faire un détartrage.

Sachez que votre mutualité remboursera ce détartrage si toutefois vous avez vu votre dentiste l’année civile précédente. Si vous n’avez pas vu votre dentiste l’année civile précédente, l’intervention de la mutualité sera moindre.

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Les prothèses et implants dentaires

La perte de dents n’est pas nécessairement liée à l’âge. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire peut entraîner des caries, une maladie des gencives qui, non soignées, peuvent entraîner à leur tour la perte d’une ou de plusieurs dents.
De plus, un accident est vite arrivé : que ce soit dans le cadre de la pratique d’un sport ou dans la vie quotidienne (une chute par exemple), la perte de dents est toujours possible.
La présence d’une anomalie génétique peut aussi avoir pour conséquence l’absence d’une ou plusieurs dents (on parle d’agénésie dentaire). On rencontre aussi des malformations de l’émail ou de la dentine.

Que se passe-t-il en cas d’absence d’une ou de plusieurs dent(s) ?


Une dent manquante peut avoir des conséquences négatives que ce soit à un endroit visible ou non. En effet, chaque dent a un rôle important.

Bien sûr, l’absence de plusieurs dents aura comme conséquence une diminution de l’efficacité de la mastication, ce qui constitue un inconfort lors des repas et peut avoir des répercussions sur la digestion. Des difficultés pour manger de tout constitue parfois un handicap social. La perte d’un nombre important de dents influence « la dimension verticale » de la face. Le menton se rapproche du nez : le visage s’en trouve vieilli.

Si on ne comble pas l’espace vide laissé par la perte d’une dent, les dents voisines auront tendance à se déplacer en direction de cet espace. On observe alors des décalages dans le bel alignement des dents et l’équilibre entre les dents des mâchoires supérieure et inférieure est également affecté.
En fonction des dents manquantes, des difficultés pour parler peuvent aussi se présenter.

Une dent manquante peut donc entraîner des problèmes bucco-dentaires, mais aussi des problèmes esthétiques avec souvent pour conséquence une diminution de la confiance en soi (peur de sourire, de parler…).

Quelles solutions pour remédier à ce problème ?


Schéma d'une prothèse dentaire

L’implant dentaire est une solution confortable et durable. Fixé dans l’os de la mâchoire, il remplace la racine naturelle de la dent manquante et sert de support pour la prothèse dentaire.
Lorsqu’il y a plus d’une dent manquante, il n’est pas forcément nécessaire de remplacer chaque dent par un implant. Pour déterminer cela, chaque cas doit être analysé de façon individuelle. Le dentiste proposera alors à son patient la solution qui semble la plus adaptée.
Dans les cas où la pose d’un implant n’est pas envisageable, il existe d’autres solutions, tels que les prothèses amovibles ou les bridges.

Puis-je avoir recours à la pose d’un implant ?


La mise en place d’un implant nécessite une petite intervention chirurgicale qui se fait le plus souvent au cabinet et sous anesthésie locale. Le dentiste devra donc s’informer sur l’état de santé général de son patient. En effet, certains problèmes de santé peuvent constituer un frein à l’intervention (exemple : diabète, problèmes cardiaques, hémophilie…). Il devra aussi réaliser un examen bucco-dentaire complet ainsi qu’une radiographie afin de vérifier l’état de santé des gencives, le volume osseux de la mâchoire et sa qualité. Certaines précautions devront peut-être être prises chez les personnes qui grincent des dents ou serrent les mâchoires, ainsi que chez les fumeurs. Pour procéder à la mise en place d’un implant dentaire, votre dentiste pourra soit le faire lui-même, soit vous réorienter vers un dentiste spécialiste en parodontologie , un stomatologue (chirurgien maxillo-facial) selon les cas.

Implant et prothèse, quelle différence ?


Si l’implant dentaire fait office de racine artificielle, la prothèse dentaire fait office de dent de substitution. La prothèse peut donc être placée soit sur une dent naturelle (qui est dégradée, accidentée), soit sur un implant dentaire.
On parlera de couronne lorsqu'une seule dent de substitution est à placer, ou de bridge (ou pont) lorsqu’il s’agit de plusieurs couronnes reliées entre elles et reposant sur au moins deux dents.
Lorsque seule la surface de la dent naturelle est abîmée, il existe aussi les « facettes » qui, appliquées sur la face avant de la dent, permettent d’en restaurer la surface.

Pour les personnes ayant perdu toutes ou la majorité de leurs dents naturelles, il existe également diverses solutions :

  • La prothèse amovible, mais stabilisée par un système de fixation sur les implants via un système de « bouton-pression » ou de cavaliers se fixant sur une barre.
  • Le bridge sur implant : fixé sur au moins quatre implants dentaires, celui-ci n’est amovible que par le dentiste.

Précautions d’entretien


Tout comme vos dents naturelles, vos nouvelles dents devront être bien entretenues. Les recommandations sont similaires à celles données pour l’hygiène des dents naturelles : brossez vos dents au minimum deux fois par jour, utilisez quotidiennement du fil dentaire ou des brossettes inter-dentaires pour bien nettoyer les espaces entre les dents.
Rendez régulièrement visite à votre dentiste : au moins une fois par an, et dans le cas de la pose d’implant(s) dentaire(s), des visites de contrôle après l’intervention auront également lieu.
Pour les précautions particulières à prendre, votre dentiste vous donnera toutes les informations nécessaires adaptées à votre cas.

Découvrez tous nos conseils pour l'hygiène de vos prothèses

Quels coûts ?


Il est difficile de donner une estimation du coût des soins. Tout dépendra du nombre et du type de dents à remplacer, de la solution choisie…
Après analyse de votre cas, le dentiste établira plusieurs propositions de plans de traitement et les estimations des honoraires correspondants, en fonction des possibilités qui s’offrent à vous. Il vous orientera vers la solution qui semble la plus confortable et la plus efficace (en tenant compte de votre qualité de vie ainsi que de vos possibilités financières).
Dans le cadre de l’assurance obligatoire, la mutualité vous rembourse certains frais de prothèses et implants si vous avez plus de 50 ans.

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L'orthodontie précoce

Bien que le traitement d’orthodontie classique débute souvent à l’adolescence (lorsque les dents de lait finissent par avoir toutes été remplacées par les dents définitives), il est parfois nécessaire de recourir à un traitement orthodontique plus tôt, durant l’enfance.

Qu’entend-on par traitement précoce ?


Ce traitement commence alors que l’enfant a toujours des dents de lait, en général entre 6 et 8 ans (en tout cas avant le 9e anniversaire). Un besoin d’une intervention orthodontique précoce peut déjà s’exprimer bien plus jeune. L’âge optimal pour débuter un traitement dépendra de l’anomalie à corriger.

Dans quels cas recourir à l'orthodontie précoce ?


Un traitement d’orthodontie précoce sera nécessaire en cas de déformations de la mâchoire ou de malpositions dentaires. Le plus souvent, ces déformations sont dues à une succion trop prolongée du pouce ou de la tétine, ainsi qu’à l’utilisation trop prolongée du biberon. D’autres troubles, tels les troubles respiratoires ou la persistance d’un mode de déglutition infantile peuvent influencer la croissance harmonieuse des maxillaires de par une position de la langue qui reste basse et ne joue pas son rôle moteur dans la croissance osseuse.
La tétine et/ou le pouce constituent un obstacle qui s’interpose constamment entre dents du haut et du bas, les empêchant de se rejoindre.

Quels types d’anomalies ?


Les déformations de la mâchoire peuvent se classer en trois grands types d’anomalies :

  • La béance incisive : c’est la plus facile à corriger. Il s’agit d’une anomalie dite « verticale » car on observe une absence de contact entre les incisives du haut et les incisives du bas, alors que les dents arrières sont en contact.
  • La prognathie mandibulaire : la mâchoire (en bas) se trouve en avant par rapport au maxillaire supérieur.
  • La rétrognathie mandibulaire : c’est l’inverse de la prognathie, la mâchoire (en bas) et le menton sont en retrait par rapport au maxillaire supérieur.

Certaines anomalies présentes à la naissance, telles que la fente labio-palatine (appelée plus communément « bec-de-lièvre »), peuvent également entraîner le recours à un traitement d’orthodontie précoce en complément au traitement chirurgical.

ortho_precoce

Des conséquences non négligeables


L’objectif de l’orthodontie précoce va bien au-delà de l’aspect esthétique. En effet, ces anomalies entraînent souvent des répercussions fonctionnelles : sur le langage, la respiration et la mastication. Le sommeil peut être perturbé et des problèmes de posture et d’otites peuvent aussi apparaître. Des caries peuvent se développer plus facilement dans les endroits où les dents se chevauchent c’est-à-dire aux endroits difficilement accessibles lors du brossage. A terme, les malpositions peuvent avoir des effets néfastes sur les tissus de soutien de la dent. Les surchages masticatoires liées aux forces mal réparties peuvent mener à des fêlures ou fractures des dents.
Toutes ces conséquences peuvent avoir un impact sur le bien-être de l’enfant, du futur adulte et sur l’estime de soi. Pour le bon développement de l’enfant, il est donc important de recourir à un traitement d’orthodontie précoce lorsque cela est nécessaire. Ce traitement ne garantit pas que l’enfant de devra pas porter un appareil à l’adolescence, mais il permettra en tout cas un traitement moins long, moins complexe et moins fastidieux. Il lui permettra aussi une meilleure qualité de vie.

Quand consulter un orthodontiste ?


Le plus souvent, c’est votre dentiste généraliste qui constatera l’anomalie lors des visites semestrielles et qui vous conseillera de vous rendre chez un orthodontiste avec votre enfant. Cependant, si vous constatez vous-même une anomalie, n’hésitez pas à demander conseil à votre dentiste.

Orthodontie précoce : le traitement


Le traitement consistera le plus souvent à porter un appareil amovible. Celui-ci peut avoir pour fonction d’empêcher la succion, de replacer la langue au bon endroit, etc. Cela permettra de rétablir une déglutition correcte et petit à petit de corriger la déformation de la mâchoire. La durée du traitement dépendra de la sévérité de l’anomalie ainsi que de l’implication de l’enfant dans le port de l’appareil. Le traitement pourra s’accompagner de logopédie afin d’aider à rétablir une bonne prononciation et une respiration par le nez. Dans certains cas, l’orthodontiste peut être amené à collaborer avec des spécialistes pour un problème de posture.

Voir la check-list du traitement orthodontique

Quelques conseils pour favoriser le bon positionnement des dents


  • Privilégiez l’allaitement maternel pour votre bébé. Celui-ci demande davantage d’efforts que le biberon (l’enfant s’endort souvent), ce qui stimule davantage une bonne croissance.
  • Habituez l’enfant à la tétine plutôt qu’au pouce pour la succion : se séparer d’une tétine est plus facile que de son pouce, qu’on emporte toujours avec soi.
  • Idéalement, la succion doit diminuer graduellement vers 2 – 3 ans pour parvenir à un arrêt complet vers 4-5 ans.
  • Veillez à ce que l’enfant ait toujours le nez bien dégagé pour éviter une respiration par la bouche.
  • Dès que possible, donnez une alimentation solide pour favoriser la mastication.

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L'orthodontie classique

Dans un groupe d’enfants de 12-14 ans, il n’est pas rare de voir près d’un tiers d’entre eux porter un appareil orthodontique. Depuis plusieurs années, le nombre de traitements orthodontiques a fortement augmenté, et ce type de traitement est parfois considéré par les parents comme un parcours obligé dans le bon développement dentaire de l’enfant et de l’adolescent.

Un traitement ou pas ?


Si de petites malpositions n’ont pas de nécessité médicale d’être corrigées, d’autres problèmes plus sérieux auront des effets à long terme si aucun traitement n’est appliqué : problème d’articulation temporo-mandibulaire, développement assymétrique de la face et usures prématurées des dents, etc. Une prise en charge précoce est souvent préférable. La phase de diagnostic est évidemment cruciale pour poser l’indication s’il faut ou non recourir à un traitement.
Un traitement orthodontique prend du temps (souvent 2 ans de traitement), coûte de l’argent (souvent plus de 2500 euros avant remboursement), et demande de l’assiduité vu les visites mensuelles chez l’orthodontiste).

Le traitement orthodontique en tant que tel débute avec le placement de l’appareil. Durant le traitement, des visites de contrôle (+/- 1 fois par mois) seront effectuées afin de réajuster l’appareillage et de surveiller l’évolution du traitement. En fin de traitement, une phase de contention pour assurer un maintien du résultat obtenu sera nécessaire, ainsi qu’un suivi à plus long terme. Afin d’obtenir le meilleur résultat possible, la collaboration active du patient tout au long du traitement est donc indispensable. Il est important d’avoir au préalable une bonne discussion avec le dentiste et l’orthodontiste sur les différents aspects du traitement.

Voir la check-list du traitement orthodontique

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Le blanchiment dentaire

Avoir un beau sourire et des dents bien blanches, c’est dans l’air du temps ! Nous ne sommes pourtant pas égaux en cette matière : si certaines personnes ont des dents naturellement blanches, d’autres personnes peuvent avoir des dents tout aussi naturellement un peu jaunes ou grises, et cela n’est pas forcément un signe de manque d’hygiène. Pour répondre aux critères esthétiques à la mode, certains ont recours à des techniques de blanchiment dentaire. Certains produits d’hygiène bucco-dentaire (dentifrice et bains de bouche) promettent un effet « blanchissant », mais sont peu efficaces ou ne procurent qu’un effet d’optique non permanent. Il existe d’autres procédés permettant un résultat sans doute plus durable.

Quel impact sur notre santé ?


Les produits utilisés pour le blanchiment dentaire sont des produits oxydants. La substance que l’on retrouve le plus souvent est le peroxyde d’hydrogène. Certains dentifrices et bains de bouche à effet « blanchissant » en contiennent de faibles doses (jusqu'à 0.1%). Seuls des produits à ces concentrations de peroxyde peuvent se trouver en vente libre car considérés comme non-nuisibles pour notre santé.
Lorsqu'on a recours à un traitement de blanchiment dentaire chez un dentiste, le peroxyde d’hydrogène sera présent en quantité plus importante. On considère que les effets indésirables pour la santé augmentent avec la concentration de ce produit. C’est pourquoi seuls les dentistes peuvent utiliser ces produits, afin d’éviter des utilisations inappropriées.

L’indication d’un blanchiment doit se faire sur base d’un diagnostic et d’un bilan de santé dentaire préalablement établi par un dentiste. Les risques pour la santé pourront être limités si le traitement est réalisé correctement et sous la supervision du dentiste.
Selon la concentration de peroxyde d’hydrogène (de 0.1% à 6%), le produit sera délivré et appliqué une première fois par le dentiste pour permettre ensuite un usage domestique. Il est aussi possible que l’application se fasse exclusivement par le dentiste, au cabinet dentaire. La durée et le coût du traitement dépendront de la teinte des dents ainsi que du produit et de la technique utilisés. Quant à la permanence du blanchiment dans le temps, sachez que certaines boissons (comme le vin rouge, le café et le thé par exemple) ou certains aliments (les fruits rouges par exemple) sont d’excellents colorants ! De plus, il faudra « entretenir » le résultat obtenu en répétant périodiquement une application de produits.

Les effets secondaires les plus courants suite à l’utilisation de produits de blanchiment dentaire contenant du peroxyde d’hydrogène sont une sensibilité des dents ainsi qu’une irritation de la bouche. Ces effets sont cependant temporaires.
Ces traitements sont interdits aux mineurs, ainsi que l’utilisation de produits contenant plus de 6% de peroxyde d’hydrogène.

Avant le blanchiment : le détartrage !


Savez-vous que bien des colorations se trouvent en surface des dents, et peuvent s’en aller en recourant à un bon détartrage -polissage ? Autant évaluer le besoin d’un blanchiment après avoir fait procéder à un détartrage-polissage.

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La radiographie dentaire

La radiographie dentaire est un élément important dans le suivi de votre santé bucco-dentaire. Elle vient en complément à l’examen visuel fait par le dentiste.

Que voit-on sur une radiographie ?


La radiographie permet « de voir » ce qui se passe à l’intérieur des dents et des os grâce à des rayons X de faible intensité qui peuvent traverser ces structures.
Les types de radiographie les plus courants pratiqués par le dentiste sont : la rétro-alvéolaire, le bite-wing, la radiographie panoramique.

La radiographie rétro-alvéolaire


C’est une radiographie de petite taille, prise en plaçant une petite plaque (le film ou le capteur) dans la bouche du patient. Elle n’enregistre que 2 à 3 dents, mais avec précision. Elle permet de voir l’intérieur des dents, l’état de l’os de soutien, les traitements effectués comme les obturations, les implants, etc. Elle permet aussi de détecter des caries ou des problèmes au niveau des racines.
Pour cette radiographie, le patient reste dans le fauteuil d’examen.

Le bite-wing


Il s’agit d’une variante de la radiographie rétro-alvéolaire. La position de la plaque (film ou capteur) est différente. On ne vise pas les racines, et les dents du haut et du bas peuvent être examinées ensemble. On mord généralement sur une petite ailette, d’où le nom de « bite-wing). Une seule de ces radiographies permet de voir jusqu’à 8 dents.
Elle est essentiellement utilisée pour débusquer des caries entre les dents.

La radiographie panoramique


Il s’agit d’une image large (panoramique) qui montre la mâchoire, l’ensemble des dents, les articulations et certaines structures osseuses de la tête, comme une partie des sinus. Elle permet de voir des dents incluses dans la gencive, des agénésies (absence de dents) ou des dents en surnombre, des kystes ou des anomalies, ou encore des fractures ; elle permet aussi d’évaluer la perte de l’os de soutien des dents (en cas de parodontite). Elle permet au dentiste d’avoir une vue globale de la situation de son patient.

Elle est systématique chez des enfants ou des adolescents si un traitement orthodontique doit être envisagé, notamment pour dépister les agénésies.

Le patient est placé assis ou debout devant l’appareil à radiographie panoramique. Le menton en avant, le patient mord un petit support de plastique horizontal. Le dentiste centre la tête du patient. Le patient ne doit plus bouger le temps de la radiographie (de 15 à 20 secondes). C’est l’appareil qui tourne autour du patient.

La téléradiographie de face et/ou profil


Un dernier type de radiographie est la téléradiographie de profil, pratiquée dans le cadre du diagnostic orthodontique afin de réaliser l’analyse des bases osseuses et de préparer le traitement. Elle prend une image de toute la tête et du début de la colonne vertébrale, de face et de profil. La radiographie de profil permet aussi d’analyser les tissus mous : le nez, le menton, les lèvres qui participent fortement à l’esthétique du visage.

Quelles précautions et pourquoi ?


Les rayons X peuvent sauver des vies, mais trop de rayons X peuvent être dangereux pour la santé. En pénétrant dans le corps, les rayonnements peuvent abîmer les tissus, détruire les cellules, augmenter les risques de cancers. La plupart des examens par radiographie, comme la radiographie dentaire, ou la mammographie par exemple, envoient des doses minimes de rayonnements. Mais la répétition de ce type d’examens aura comme résultat une dose cumulative de rayonnements subis. La sensibilité à ces rayonnements est d’autant plus importante que le patient est jeune. Les radiographies sont fortement déconseillées en cas de grossesse (sauf en cas d’urgence).

Les dentistes utilisent diverses protections en plomb : tablier, collier en plomb, plus rarement plateau en plomb.

Chaque type de radiographie est recommandée pour une utilisation particulière. Répéter systématiquement chaque année une radiographie panoramique n’est pas une pratique acceptable. De même que prendre une radiographie panoramique avant même d’avoir réalisé l’examen visuel. L’Inami (l’organisme chargé de gérer les soins de santé et les indemnités) surveille cela de très près pour éviter les abus.

Que pouvez-vous faire concrètement ?


Une bonne communication avec votre dentiste est importante.

Voici quelques questions que vous pouvez lui poser :

  • Pourquoi ai-je (ou mon enfant a-t-il) besoin de cet examen ?
  • Quels sont les avantages et les inconvénients de cet examen ?
  • Puis-je subir cet examen alors qu’il est possible que je sois enceinte ?

Les informations suivantes peuvent aider votre dentiste à faire le bon choix :

  • Si vous consultez plusieurs dentistes, il est recommandé de les informer des examens d’imagerie que vous (ou votre enfant) avez subis au cours des deux dernières années : cette information est importante et peut rendre un nouvel examen superflu.
  • Si vous êtes enceinte (ou pensez pouvoir l’être), informez-en le dentiste en début de consultation.

Nous vous recommandons de vous faire soigner autant que possible chez un même praticien afin d’assurer un suivi optimal de l’ensemble de vos soins.

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Le scellement des sillons sur molaires définitives

Vers l’âge de 6 ans débute la perte des dents de lait, provoquée par la poussée des dents définitives. Les premières molaires définitives font dès lors leur apparition et les deuxièmes molaires définitives suivront vers l’âge de douze ans.

Les dentistes constatent très souvent chez leurs petits patients que les molaires définitives sont les dents les plus souvent cariées. Les molaires étant situées tout au fond de la bouche, leur éruption passe plus facilement inaperçue. En outre, la surface des molaires (la surface qui mastique) présente naturellement des « bosses et des fosses », parcourues de « fissures » et de « puits » dans l’émail qui, chez certaines personnes, peuvent être particulièrement accentués. On appelle cela des sillons « anfractueux ». Le brossage ne suffit pas toujours à atteindre le fond de ces zones. Les bactéries par contre peuvent vite s’y installer et favoriser le développement de caries.

Le scellement des sillons, c'est quoi ?


C’est un acte préventif qui a pour but d’éviter de futures caries en comblant les sillons des premières et deuxièmes molaires avec un matériau adhésif : la résine photopolymérisable.

Cette technique est tout à fait indolore et permet de constituer une barrière, imperméable aux bactéries présentes en bouche. Attention, cela ne veut pas dire que le brossage peut être oublié! Il s’agit d’une technique préventive en complément aux autres et non d’un remède anti-carie ! En l’absence d’un bon brossage, les bactéries parviendront malgré tout à attaquer l’émail le long de la résine pour atteindre la dent.

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Qui peut bénéficier d'un scellement des sillons ?


La décision de procéder à cette intervention est laissée à l’appréciation clinique du dentiste sur base d’un diagnostic bien établi. Cependant les patients chez qui l’acte sera le plus souvent indiqué sont :

  • les patients présentant des sillons anfractueux, quel que soit le risque individuel de développer des caries ;
  • les patients considérés comme ayant un risque de carie individuel élevé.

À quel moment pratiquer cette intervention ?


Une fois que la dent définitive est apparue, le plus tôt est le mieux. C’est pourquoi il est important de vous rendre avec votre enfant chez le dentiste tous les 6 mois afin qu’il puisse déterminer, en cas de nécessité, le moment le plus adéquat pour procéder à l’intervention.
Ce soin préventif est totalement remboursé jusqu’à l’âge de 18 ans.

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Le traumatisme dentaire

Un traumatisme dentaire est une lésion d’une ou plusieurs dents, due à un choc, pouvant toucher aussi l’os, la gencive, les lèvres ou la langue. Les dents les plus fréquemment touchées sont les incisives et canines supérieures (les dents les plus en avant, donc les plus exposées).

Une réaction adaptée à chaque type de traumatisme dentaire


Une contusion : il s’agit d’un simple choc sur une dent, qui ne semble pas abîmée et qui ne bouge pas.

Que faire ? Consulter votre dentiste pour vérifier que le choc n’a pas touché le nerf et les vaisseaux sanguins de cette dent. Si c’est le cas, elle peut perdre sa vitalité et devenir grise.

Une dent fêlée : une petite fissure s’est formée au niveau de l’émail de la dent , mais aucun morceau de dent n’est tombé. Il est possible que vous ayez une légère sensibilité au froid.

Que faire ? Assurez-vous que la dent n’est pas mobile et que la gencive n’est pas blessée. Consultez votre dentiste, il pourra vérifier que tout va bien.

Une dent fracturée : le choc peut toucher la couronne (la partie visible de la dent) avec la perte d’un morceau de dent, plus ou moins important. Il est possible aussi que le choc ait fracturé la racine ou même l’os qui entoure et soutient la dent. La sensibilité au chaud et au froid ou la douleur seront plus ou moins fortes selon l’emplacement de la fracture.

Que faire ? Si vous retrouvez le morceau de dent qui est tombé/cassé, conservez-le dans du lait ou du sérum physiologique (si vous n’avez rien de tout cela, de l’eau du robinet ou votre salive peut convenir). Rendez-vous le plus vite possible chez votre dentiste. Si c’est possible, il recollera le morceau manquant. Sinon, il reconstituera la partie de dent abîmée avec des matériaux synthétiques.

Une dent déplacée : la dent peut s’enfoncer dans l’alvéole (la cavité osseuse dans laquelle elle est implantée), basculer vers l’avant, l’arrière ou le côté (la dent n’est plus dans le même axe que les autres), ou sortir en partie de l’alvéole (la dent paraît alors plus longue que les autres). C’est généralement douloureux, surtout au toucher.

Que faire ? Ne touchez à rien, mais consultez rapidement votre dentiste. Il évaluera la gravité de la lésion subie par la dent, la racine ou le nerf (éventuellement par une radiographie). Il replacera la dent et la fixera éventuellement avec une attelle collée.

Une dent expulsée : la dent est complètement sortie de l’alvéole. Il peut y avoir une déchirure de la gencive ou une fracture de l’os.

Que faire ? En cas de saignement, mordez dans une compresse stérile ou un mouchoir propre en tissu. Si la dent n’a pas été avalée, saisissez-la par la couronne, jamais par la racine. Ne la nettoyez pas mais conservez-la dans du lait ou du sérum physiologique (si vous n’avez rien de tout cela, de l’eau du robinet ou votre salive peut convenir). Ne la conservez jamais à sec ou dans de la glace, car le ligament qui recouvre la racine s’abîmerait irrémédiablement. S’il s’agit d’une dent définitive, le dentiste pourra peut-être la réimplanter dans l’alvéole. Mais le temps compte : plus le temps passe, plus la réimplantation se conclura par un échec. Consultez donc votre dentiste le plus rapidement possible. Les dents de lait ne peuvent pas être réimplantées, sous peine d’abîmer le germe de la dent définitive.

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Prévenir les traumatismes dentaires


Les enfants et les adolescents sont les plus souvent touchés par un traumatisme dentaire : les accidents se passent à la maison, au cours des loisirs ou durant la pratique d’un sport.

Adoptez les bons réflexes :

  • Les tout-petits tombent fréquemment lorsqu’ils commencent à marcher. En cas de chute sur la bouche, vérifiez si des dents sont branlantes ou fissurées. Consultez un dentiste rapidement.
  • Lorsque l’enfant fait du vélo, ou s’il est assis dans un siège enfant sur votre vélo, mettez-lui un casque pour lui protéger la tête et le visage en cas de chute. Mettez un casque vous aussi, vous serez mieux protégé et vous lui donnerez le bon exemple !
  • Si votre enfant ou vous-même pratiquez un sport à risque pour les dents (rugby, boxe, hockey, karaté…), il peut être utile de porter un protège-dents. Demandez conseil à votre dentiste.

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