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Santé bucco-dentaire et vie quotidienne


Avoir une bonne santé dentaire est très important à tout âge, que ce soit pour la santé physique ou pour le bien-être général (contacts sociaux, estime de soi…). Pour la préserver et faire face aux aléas du quotidien, certains gestes sont indispensables, avec parfois des adaptations nécessaires pour les personnes à mobilité réduite.

Santé dentaire et alimentation

Les aliments, les boissons, les repas et les grignotages influencent la santé des dents. En cause , le sucre et l’acidité qui attaquent l’émail des dents.

Croque dur ou croque mou ?


Une augmentation des caries


Tartines de pain de mie ou céréales trempées dans du lait le matin, un potage, des pâtes, des purées, de la viande hachée, des desserts lactés et des jus de fruits à midi et le soir, voici de quoi est bien souvent constituée l’alimentation quotidienne des enfants et des adolescents, ainsi que de nombreux adultes qui mangent « sur le pouce ». Les dentistes l’ont constaté depuis plusieurs années : une alimentation trop molle nuit à la santé des dents et des mâchoires.

Les aliments mous ont tendance à coller aux dents ; en l’absence d’un brossage, le temps de contact entre les dents et les résidus d’aliments est plus long. Ce qui augmente le risque de carie. Par contre, croquer et mâcher des aliments plus durs (fruits ou légumes crus, croûtes de pain, par exemple) provoquerait une plus grande salivation et une sorte d’auto-nettoyage des dents. Pensez à la sensation lorsque vous passez la langue sur vos dents après avoir croqué une pomme.
Attention : manger des aliments durs ne dispense pas de se brosser les dents au minimum matin et soir !

Plus inquiétant : la mâchoire humaine deviendrait de plus en plus petite


Les dentistes et orthodontistes constatent chez un nombre croissant d’enfants une mâchoire trop petite pour contenir les 28 ou 32 dents définitives (en comptant 4 dents de sagesse).
La faute reviendrait à une mastication peu efficace : les muscles du visage et les os de la bouche ne se développent pas assez, le palais est trop étroit, et les dents manquent d’espace pour pousser, ce qui entraîne un risque de malocclusion (trop grand écart entre les mâchoires supérieures et inférieures), de chevauchement… et des traitements orthodontiques longs pour corriger ces problèmes.

Une solution : mangez plus dur !


Croquez des fruits et légumes crus à chaque repas (évitez de les râper mais coupez-les en bâtonnets ou en quartiers).
La viande hachée c’est bon de temps en temps, mais réapprenez à toute la famille à manger de la viande non hachée (du steak, du rôti, du gigot…).
Pensez aux céréales complètes et aux légumineuses dans vos petits plats : certaines d’entre elles demandent un plus gros effort de mastication, mais cela vous permettra par la même occasion de prendre le temps de manger, de savourer les aliments. Ne dit-on pas qu’il faut bien mâcher chaque bouchée pour en retirer toutes les saveurs et tous les éléments nutritifs ?
En outre, mâcher longuement favorise la digestion et aide à ne pas grossir !
Autant d’arguments pour finalement croquer dur… !

Eau, sodas et jus de fruits


Chacun sait qu’une alimentation saine et équilibrée limitant le grignotage est essentielle pour notre santé, et pour notre santé dentaire en particulier ; on sait peut-être moins que la façon de s’hydrater est, elle aussi, très importante.

L’eau, un partenaire sans égal


L’eau est indispensable à notre survie. C’est le composant principal du corps humain : elle représente environ 60 à 70% de notre poids corporel.
On recommande déjà chez les enfants de boire de l’eau en abondance : entre 900 et 1200 ml par jour, 100ml par kg et par jour entre 1 et 3 ans.
Pour la bonne santé des dents, l’eau est la seule boisson qui ne contient ni sucre, ni acide.

Eau en bouteille ou eau du robinet ?


Il n’est pas nécessaire de consommer de l’eau en bouteille pour être certain d’avoir une eau de qualité. Certaines fausses croyances, notamment liées à la publicité, incitent les consommateurs à ne boire que de l’eau en bouteille. Pourtant, l’eau de distribution peut être bue à volonté et sans inquiétude ! Elle fait l’objet de contrôles réguliers et très stricts, et ne comporte donc aucun risque pour la santé.
L’eau de distribution, de même que les eaux en bouteille, peuvent contenir du fluorure. Certaines eaux minérales en bouteille, fort chargées en minéraux, en contiennent trop pour un jeune enfant.

Sodas : quels dangers ?


Aujourd’hui, il existe une multitude de boissons sucrées aux arômes et aux caractéristiques toujours plus variés les uns que les autres (boissons à base de cola, d’arômes de citron, d’orange, de fruits rouges, pétillantes ou non, énergisantes ou non…). Ces boissons aux emballages souvent originaux et colorés, sont disponibles partout : au centre commercial ou dans les petits commerces, mais aussi via des distributeurs présents dans la rue, dans les lieux publics, sur le lieu de travail ou encore au sein de nombreux établissements scolaires...
Ces boissons sont riches en sucre et en acide. Outre les conséquences sur la santé générale, la consommation excessive de sodas augmente de façon non négligeable le risque de développer des caries : l’acidité va attaquer directement l’émail des dents et favoriser ainsi leur déminéralisation. Le sucre présent dans ces boissons va quant à lui nourrir les bactéries et microbes présents dans la plaque dentaire, ce qui va booster leur multiplication.

Les boissons light, une bonne alternative ?


La particularité des boissons light est que le sucre est remplacé par des édulcorants (l’aspartame est le plus connu, et le dernier édulcorant à la mode est la stévia). L’intérêt des édulcorants est qu’ils apportent peu ou pas de calories et qu'ils ne sont pas ou peu utilisés par les bactéries productrices d'acide.
Pris en trop grande quantité, les édulcorants peuvent toutefois être toxiques ou entraîner des troubles digestifs. Ils sont interdits dans les aliments des bébés de moins de 3 mois et fortement déconseillés aux enfants de moins de 3 ans.
Sachez toutefois que ces boissons light, même en l'absence de sucre, sont très acides et attaqueront donc aussi l’émail des dents. Même si les boissons light peuvent être une solution pour limiter la prise de poids, elles restent cependant néfastes pour la bonne santé des dents !

Jus de fruits


Soyez attentifs aux jus de fruits « sans sucre ajouté » vendus dans le commerce : en réalité, ils contiennent environ 10% de sucre et sont également très acides ! Il en va de même pour les petits jus en berlingots que consomment souvent les enfants à la récréation, avec une teneur réelle en fruit parfois presque inexistante…
Préférez donc un jus de fruit frais, en pressant vous-même les fruits que vous souhaitez y mettre ! Cependant, ils restent à consommer avec modération : même s’ils sont riches en vitamines et sans sucre ajouté, ils contiennent malgré tout le sucre et l’acidité naturels des fruits… Les jus de fruits naturels restent donc potentiellement cariogènes (sources de caries).

Teneurs en sucre (glucides) de différentes boissons, pour 100 ml


Jus de fruits pressés (rayon frais)9 g
Berlingot de jus d’orange sans sucre ajoutéDe 8.6 g à 11.6 g selon la marque
Berlingot de jus de pomme9.7 g
Berlingot de limonade à base de jus de fruitsDe 10.2 g à 12.7 g
Eau aromatisée4.8 g
Eau0 g
Cola10.6 g
Cola Cherry11.2 g
Thé glacéEntre 6.9 g et 7.2 g

À titre d’exemple, une canette de cola équivaut à 5 à 7 morceaux de sucre (un morceau de sucre = 6.25 g). Sur une année, le calcul est simple : une canette par jour = 25000 morceaux de sucre, c’est à-dire 16kg de sucre, et ce, sans y inclure les apports en sucre via le reste de l’alimentation…

De bonnes habitudes dès l’enfance


Évitez de mettre des boissons sucrées dans les biberons. Cela limitera l’habitude du goût sucré ainsi que les dégâts parfois sévères causés aux dents de lait.

Habituez l’ensemble de la famille à boire avant tout de l’eau. Voici quelques idées pratiques :

  • servez aux enfants de l’eau bien fraîche dans des verres colorés ;
  • placez une carafe d’eau à table à chaque repas ;
  • pour varier de temps en temps, mettez-y des tranches d’orange ou de citron, des feuilles de menthe ;
  • à l’école ou lors d’activités à l’extérieur, emportez toujours une bouteille d’eau (décorée par les enfants par exemple) ou une gourde réutilisable.

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Consommations à risque

Au-delà des problèmes de santé dentaire courants, certaines consommations peuvent altérer vos dents et détériorer gravement votre bouche : tabac, alcool et drogues ne sont pas sans conséquences. Mauvaise haleine, caries, gingivites, déchaussements, mais aussi augmentation du risque de cancer de la bouche sont bien réels. Votre dentiste sera votre meilleur allié pour vous protéger de ces risques.

Santé dentaire et alcool


La consommation d’alcool fait partie de notre culture. Fêtes entre amis, repas de famille, sorties entre collègues… Quel que soit le contexte, l’alcool est souvent présent, et parfois en quantité excessive.
Boire de l’alcool, on le sait, peut amener une série de problèmes de santé (accidents de la route, cancers, cirrhose du foie…). Ce qu’on sait moins, c’est qu’il augmente aussi les risques de développer des problèmes bucco-dentaires. En effet, l’alcool est sucré et acide. De plus, souvent accompagné de soda ou de jus de fruit, les quantités d’acide et de sucre n’en sont qu’augmentées.

Quels sont les risques de la consommation d'alcool sur la santé dentaire ?


Même s’il est consommé modérément (selon l’OMS : moins de 3 verres par jour pour un homme, et moins de 2 verres par jour pour une femme), l’alcool augmente le risque de développer des caries ainsi qu’une gingivite (inflammation de la gencive) qui, si elle n’est pas soignée, peut évoluer en parodontite (dégradation des tissus de soutien de la dent). Cette pathologie peut entraîner à terme un déchaussement et la perte des dents.
Une consommation régulière d’alcool en grande quantité (supérieure aux seuils signalés par l’OMS) augmente les risques de développer un cancer des voies aéro-digestives, c'est-à-dire au niveau de la bouche (lèvre, langue, palais), du pharynx et du larynx. Cette consommation excessive peut également engendrer une mauvaise haleine (halitose).

Cocktail alcool + tabac


Les conséquences pour la santé bucco-dentaire de la consommation de tabac sont très comparables à celles liées à la consommation d’alcool. Toutefois, en cas d’une consommation combinée de ces deux produits, la probabilité de conséquences graves est très fortement augmentée.

Le dentiste : un allié important


Le dentiste est en première ligne pour donner des conseils de prévention à ses patients, notamment aux jeunes, souvent exposés à l’alcool et autres substances addictives. La consultation est un moment privilégié pour obtenir de l’information sur la santé de vos dents et de l’ensemble de votre bouche, élément essentiel de votre santé générale.
N’oubliez donc pas de vous rendre au minimum une fois par an chez votre dentiste.

Santé dentaire et tabac


Vous fumez et vous constatez que vos dents sont tachées, jaunies, que votre haleine n’est pas vraiment fraîche, que vos gencives n’ont pas un aspect normal ? Ces différents symptômes sont effectivement courants chez les fumeurs. Consultez votre dentiste pour trouver une solution.

Le tabac, un des nombreux ennemis de vos dents


Le tabac est à l’origine de gros problèmes de santé bucco-dentaire :

  • les taches et la coloration du tartre (jaunâtre puis brunâtre) sont plus fréquentes et tenaces que chez un non-fumeur ;
  • si les taches sont superficielles et peuvent être enlevées, la dent se colore dans ses couches profondes. La dent devient plus jaune ou brunâtre, et ce de façon irréversible ;
  • le tabac favorise l’apparition et le développement d’une parodontite (maladie inflammatoire d’origine infectieuse) pouvant mener, sans soins, au déchaussement et à la perte des dents ;
  • les soins de parodontologie donnent de moins bons résultats chez les fumeurs, et des récidives sont fréquentes ;
  • le risque de carie est augmenté ;
  • lors de la pose d’un implant, les risques d’échec sont plus importants et la fumée du tabac provoque une mauvaise cicatrisation lors des actes chirurgicaux ;
  • on note aussi des modifications réversibles ou non au niveau de la salive, du goût, de l’odorat ;
  • le risque ultime étant de développer des lésions pré-cancéreuses ou cancéreuses de la lèvre, des joues, de la langue ou dans la gorge.

Des visites régulières chez le dentiste


Afin de dépister et soigner au plus vite les parodontites dues à la consommation du tabac, il est important de voir votre dentiste très régulièrement. Il vous donnera des conseils utiles pour soigner vos dents plus efficacement.

Le dentiste, votre allié dans le sevrage tabagique


Le dentiste est un partenaire privilégié dans le chemin vers l’arrêt du tabac. Il vous soutiendra dans votre décision d’arrêter de fumer, et vous aidera par ses conseils judicieux.
Vous avez pris votre décision ? Des conseils et du soutien sur www.tabacstop.be .

Santé dentaire et drogues


Au même titre que le tabac et l’alcool (substances dites légales, qui peuvent aussi mener à des phénomènes d’assuétude), les drogues dites illégales ont des répercussions négatives sur la santé dentaire des personnes qui les consomment. En plus des douleurs et des infections, les affections bucco-dentaires entraînent souvent des problèmes pour mâcher ou parler, une détérioration de l’apparence physique, qui diminueront l’estime de soi et l’insertion sociale des personnes, déjà fragilisées et parfois exclues de la vie sociale.
Les dentistes formés, avec d’autres professionnels intervenant dans ce domaine, jouent un rôle essentiel dans la prise en charge de ces personnes.

Quelles sont les affections bucco-dentaires causées par les drogues les plus fréquentes ?


Selon les drogues consommées, le tableau ainsi que le degré de gravité des affections possibles varieront, mais dans tous les cas on constatera une augmentation du risque de caries, de gingivites, de parodontites, de cancer de la bouche. Dans certains cas, il y aura en plus des altérations du goût, des douleurs faciales, des mycoses buccales aigües ou chroniques…
Les risques de problèmes bucco-dentaires chez les consommateurs de cannabis sont similaires à ceux des consommateurs de tabac, mais encore aggravés.
Les drogues injectables, comme par exemple l’héroïne ou la cocaïne, diminuent drastiquement le flux salivaire, ce qui favorise l’apparition de caries de collet. Ces caries, à progression très rapide, entraînent une dégradation massive de nombreuses dents et des douleurs importantes.

Un piège à éviter


Certains types de drogue ont un effet d’apaisement de la douleur. C’est pourquoi les personnes dépendantes ont parfois recourt à ces substances en les appliquant directement dans la bouche afin de calmer les douleurs dentaires.
Si la douleur s’estompe pour un moment, la dégradation de la santé dentaire n’en est cependant que plus affectée et le phénomène de dépendance entretenu. Les douleurs reviennent rapidement entraînant un effet boule de neige.

Des soins particuliers


Les dentistes ont un rôle important à jouer dans le dépistage précoce des addictions ainsi que dans l’aide à la réinsertion sociale des personnes dépendantes. Supprimer les infections et les douleurs dentaires permettra de redonner de la sérénité aux personnes dépendantes. L’état des dents étant parfois fort dégradé, soigner le patient nécessite souvent de passer par l’extraction d’une ou plusieurs dents et le placement de prothèses amovibles. Lorsque les patients ont envie de s’en sortir ou sont sevrés, le dentiste peut jouer un rôle important dans le processus de réinsertion dans la société.
Les dentistes ont aussi une place de choix pour relayer des messages préventifs.

Une prise en charge délicate


La prise en charge des personnes dépendantes reste cependant délicate. Beaucoup de facteurs entrent en compte : la peur du dentiste, le risque hémorragique et infectieux plus fréquent, le degré de dépendance et d’urgence de soins, le risque de contamination en cas de virus du sida ou d’hépatite C…
Si de nombreuses dents sont atteintes, le plan de traitement envisagé peut s’avérer coûteux, ce qui constitue un obstacle complémentaire. Une approche mutidisciplinaire s’avère ainsi souvent nécessaire.

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Santé dentaire et vieillissement

Une bonne santé dentaire joue un rôle très important à tous les âges sur la santé physique générale, sur la qualité de la vie, les contacts sociaux, et sur l’estime de soi.
Une mauvaise santé dentaire, et surtout une mauvaise santé des gencives peut avoir de sérieuses répercussions sur la santé générale : des infections de la gencive et de l’os entourant les dents constituent la porte d’entrée pour des problèmes aux grosses articulations du corps (ex. genou) et même pour de sérieuses affections cardiaques.

Le vieillissement peut influencer négativement cette santé dentaire, que ce soit par un processus naturel, par une moins grande attention à l’hygiène bucco-dentaire, ou par une perte d’autonomie de la personne âgée. Voici quelques repères tant pour les personnes âgées et pour ceux qui les aident au quotidien.

Le vieillissement : à quoi faut-il être attentif ?


Avec l’âge, l’ensemble des tissus composant la bouche et les dents subissent des modifications :

  • L’émail étant une couche ne se régénérant pas, il s’affine avec le temps.
  • La dent peu à peu perd de son éclat.
  • L’os qui soutient la dent, à force d’agressions, a pu se résorber peu à peu : les dents se déchaussent, les racines sont de plus en plus découvertes.
  • Des inflammations chroniques de la gencive ou des dents abîmées constituent des foyers infectieux latents.
  • La sensation de bouche sèche est fréquente, à cause d’une baisse de la production de salive ou de l’effet secondaire de certains médicaments. Le rôle protecteur de la salive diminue et le risque carieux s’en trouve augmenté.

Des modifications interviennent également dans le quotidien des personnes âgées :

  • Les personnes âgées (surtout si leurs dents ne sont pas saines ou si elles portent une prothèse amovible) ont plus tendance à manger des aliments de consistance molle. Or, ces aliments sont souvent riches en sucres ou en hydrates de carbone.
  • Se déplacer devient plus difficile : les visites régulières chez le dentiste s’en trouvent espacées.
  • La dextérité manuelle diminue, l’épaule fait souffrir, la vue baisse : il n’est plus aussi facile qu’avant de se bosser les dents, ou d’utiliser le fil dentaire ou la brossette inter-dentaire.
  • La perte de la mémoire ou un début de sénilité peut entraîner l’arrêt ou l’oubli des gestes d’hygiène.
  • Du fait de l’état de plus en plus mauvais de la bouche et des dents, on assiste à des phénomènes de dénutrition des personnes âgées. Ces problèmes aggraveront l’état de santé général et augmenteront encore le risque de dépendance.

Comment garder une bonne hygiène dentaire ?


  • Continuez à vous brosser les dents ainsi que votre éventuelle prothèse deux fois par jour ; ou faites-vous aider. Utilisez une brosse à dents et un dentifrice adapté à votre état de santé bucco-dentaire. Demandez conseil à votre dentiste.
  • Entretenez soigneusement ou faites entretenir par un soignant votre prothèse dentaire.
  • Si votre prothèse vous fait mal, ou si elle bouge, consultez votre dentiste sans tarder.
  • Continuez à consulter le dentiste au moins une fois par an. Signalez-lui les médicaments que vous prenez, certains d’entre eux pouvant jouer un rôle sur la santé de vos dents.
  • Les soignants en maison de repos ou lors des soins à domicile, ou encore la famille, seront attentifs à l’hygiène dentaire et aux soins des prothèses dentaires chez les personnes âgées.
  • Même en maison de repos, pensez à organiser une visite régulière chez le dentiste.

Découvrez comment entretenir une prothèse dentaire amovible

Trucs et astuces


Pour faciliter le brossage, si vous souffrez de raideurs des articulations au niveau des doigts et que vous ne savez pas fermer la main et donc plus tenir une brosse à dents, voici un système D proposé par Solival Wallonie Bruxelles : fixez deux simples anneaux avec des petits bracelets en caoutchouc sur le manche de la brosse à dents.

Autres idées : fixez le manche de la brosse à dents dans un tuyau en mousse ou en plastique, dans une balle de tennis ou dans une balle en caoutchouc mou.

Une brosse à dents électrique peut aussi être utile si les gestes ne sont plus aussi précis qu’avant : il faudra toutefois veiller à ce qu’elle soit toujours rechargée au maximum.

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Santé dentaire et diabète

Diabète et santé dentaire sont étroitement liés : Saviez-vous qu’un diabète mal équilibré peut engendrer d’importants problèmes buccaux ? Que des infections buccales peuvent nuire au bon contrôle de la glycémie (taux de sucre dans le sang) ainsi qu’à la qualité de vie des personnes diabétiques ? Beaucoup de diabétiques ignorent qu’ils le sont, certains symptômes buccaux pourront attirer l’attention du dentiste et aider à un dépistage de ces patients.

Quels problèmes le diabète cause-t-il sur la santé dentaire ?


Les personnes diabétiques sont plus sensibles aux risques de caries et d’inflammation des gencives (gingivite et parodontite), conséquences directes de l’hyperglycémie (trop de sucre dans le sang). Chez une personne non-diabétique, des petites plaies au niveau des gencives guérissent la plupart du temps d’elles-mêmes. En cas de diabète, l’hyperglycémie modifie ce processus naturel de guérison. Toutefois des études indiquent que, si le taux de glycémie est bien contrôlé, le risque de développer une gingivite serait plus faible.
Toute plaie buccale est la porte d’entrée d’un agent infectieux dans le corps. Les personnes diabétiques sont globalement moins résistantes aux infections, qu’elles soient bactériennes (urinaires, pulmonaires, cutanées…) ou dues à des champignons (mycoses). Et toute infection peut affecter l’équilibre de la glycémie.

Une autre conséquence du diabète est la sécheresse buccale : les glandes salivaires ne fonctionnent plus normalement chez les personnes diabétiques. Ce phénomène est aggravé par certains médicaments pris par les diabétiques, qui réduisent la production de salive. La sécheresse de la bouche entraîne notamment une diminution de l’action antimicrobienne de la salive, ce qui aggrave la quantité et la vitesse de progression des caries.

Hygiène et soins précoces en cas de diabète


Pour lutter contre ces problèmes buccaux, une bonne hygiène bucco-dentaire est nécessaire. Voici quelques réflexes qui doivent faire partie du quotidien du diabétique :

  • se brosser les dents après chaque repas, ou au minimum matin et soir ;
  • utiliser une brosse à dents souple pour ne pas provoquer de saignements ;
  • utiliser correctement du fil dentaire ou des brossettes inter-dentaires
  • nettoyer les prothèses dentaires correctement tous les jours ;
  • rendre visite à votre dentiste très régulièrement (au minimum deux fois par an). Plus les soins sont précoces, moins les problèmes graves apparaîtront.

Enfin, un bon contrôle de la glycémie est important pour éviter toute complication bucco-dentaire.

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Santé dentaire et sport

La santé dentaire participe à la santé globale. Et l’activité physique est aussi un élément de la bonne santé physique et mentale. Mais savez-vous que sport intensif et santé dentaire ne font pas toujours bon ménage ?

Quelques constats


  • Avant de fournir un effort, le sportif a besoin de glucides pour alimenter ses muscles. Il devra consommer des sucres rapides qui lui donneront de l’énergie immédiatement, et des sucres lents qui l’aideront à maintenir un niveau d’endurance suffisant. Les sucres rapides sont souvent consommés sous forme d’encas sucrés, qui favorisent l’apparition de caries. Les boissons énergétiques souvent consommées par les sportifs sont aussi très riches en sucres et en acides.
  • Les risques de traumatismes dentaires sont plus fréquents dans certains sports (rugby, sports de combat).
  • En observant des sportifs en action, on constate souvent qu’ils serrent les dents au moment de l’effort. Ces contractions sont mauvaises pour le bon équilibre des mâchoires, peuvent provoquer des érosions de l’émail, des fêlures ou même des fractures.
  • Lors d’efforts prolongés, les sportifs respirent aussi par la bouche, ce qui peut provoquer un assèchement des muqueuses. Les émotions avant ou pendant une épreuve peuvent aussi provoquer une sécheresse buccale. La salive est un élément important dans la prévention des caries et des infections des gencives.

Les bons réflexes en cas de pratique sportive


  • Buvez de l’eau ! Évitez les boissons énergétiques. Elles ne sont d’ailleurs pas nécessaires pour se réhydrater. Le sportif amateur n’est pas un sportif professionnel, et n’a pas besoin de ce type de boisson.
  • Évitez le grignotage d’en-cas sucrés. Si votre alimentation et vos apports nutritionnels ont été correctement réfléchi pour votre pratique sportive, ceux-ci ne sont pas absolument nécessaires, excepté en compétition.
  • Utilisez un protège-dents en cas de sport à risque. Idéalement, faites-le réaliser sur mesure par votre dentiste.
  • Brossez-vous les dents au minimum deux fois par jour, et utilisez du fil dentaire ou des brossettes interdentaires en complément du brossage.
  • Et rendez visite à votre dentiste au minimum une fois par an afin de vérifier la bonne santé de vos dents et de votre bouche, le bon positionnement de vos mâchoires et éventuellement prévoir un détartrage afin d’éviter tout risque d’infection et de gingivite.

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Santé dentaire et handicap

Le handicap, qu’il soit physique ou mental, implique des besoins spécifiques dans les gestes d’hygiène bucco-dentaire quotidienne et dans l’accès aux soins chez le dentiste. Les personnes non autonomes ont les mêmes affections bucco-dentaires que la population générale, mais ces affections apparaissent souvent déjà dans l’enfance et s’aggravent avec l’âge.

Quelles sont les affections bucco-dentaires les plus fréquentes ?


  • Caries et maladies parodontales : liées le plus souvent à une hygiène bucco-dentaire déficiente, aux éventuelles médications, etc.
  • Traumatismes dentaires : chutes dues à des troubles moteurs, aux crises d’épilepsie, etc.
  • Usure prématurée des dents : bruxisme (grincement des dents).
  • Troubles orthodontiques : croissance maxillo-faciale affectée par les troubles de la respiration, de la succion, de la déglutition, de la mastication, de la parole, dus aux troubles neuro-moteurs.

Comment améliorer la santé dentaire des personnes non autonomes ?


Globalement, les conseils de santé dentaire sont les mêmes pour tout le monde. Il s’agit donc de pouvoir respecter au mieux les règles d’hygiène bucco-dentaire de base.

Cependant, en fonction de l’âge, du niveau et du type de handicap, des adaptations seront nécessaires :

  • Suivant le degré de sévérité des troubles moteurs, la vérification par un aidant / un proche et/ou l’intervention de celui-ci lors du brossage, sera peut-être indispensable à plus long terme que chez un enfant sans troubles moteurs. Parfois elle le sera toujours. Le dentiste vous conseillera sur la meilleure technique à adopter, ainsi que sur l’utilisation d’une brosse à dent adaptée. Il conseillera peut-être la brosse électrique. Le révélateur de plaque dentaire pourra également vous aider à repérer les endroits où la brosse à dents doit encore passer.
  • Chez certaines personnes handicapées, on constate parfois un manque de persévérance et de précision dans la réalisation des gestes d’hygiène bucco-dentaire. C’est pourquoi il est important d’instaurer une sorte de ritualisation dans l’application de ces gestes, chaque matin et chaque soir (en fonction des possibilités) afin que cela devienne petit à petit un automatisme.
  • L’utilisation de dentifrice à plus forte concentration en fluor ou des bains de bouche fluorés peuvent être recommandés, mais uniquement sur prescription du dentiste.
  • Communiquer est important. Tant au niveau verbal que non-verbal. Un refus, une réticence, par exemple, au brossage peut être le signe de douleurs ressenties par la personne, qui nécessitent alors généralement de se rendre chez le dentiste (présence de lésions, de caries…).

Le dentiste, votre conseiller


Le dentiste est donc là pour trouver avec vous les meilleures adaptations possibles et établir un plan de traitement adapté. N’hésitez pas à lui demander conseil.
Les gestes étant plus difficiles à mettre en place en cas de handicap, il est fondamental de se rendre avec la personne handicapée beaucoup plus régulièrement au cabinet dentaire (jusqu’à 4 fois par an) afin d’apporter les soins nécessaires rapidement et limiter ainsi toute complication.

Ainsi, un traitement de « nettoyage prophylactique » peut être appliqué trimestriellement par un dentiste chez une personne n’étant pas autonome dans son hygiène buccale. De même, des techniques de sédation légère peuvent être appliquées chez des personnes anxieuses ou agitées.

Le dentiste de famille peut se référer à des équipes spécialisées qui ont acquis une grande expérience de ces patients aux besoins si particuliers.

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