Il existe plusieurs sources d'allergie au sein des foyers.

Les acariens

Les acariens sont des araignées microscopiques, réparties en près de 50 000 espèces vivant dans différents milieux. Les plus connues chez nous sont les acariens des poussières de maison. Une pincée de poussière peut renfermer des milliers d’individus. Les acariens se nourrissent de détritus organiques comme les pellicules de peau humaines. Leurs déjections contiennent des enzymes digestives, ce sont elles qui provoquent les réactions allergiques telles que l’asthme ou la rhinite allergique.

Quels sont les symptômes de l’allergie aux acariens ?

L’allergie aux acariens se manifeste principalement par la rhinite allergique : nez qui coule, larmoiement, auxquels peuvent s’ajouter la congestion nasale, des maux de gorge, une voix rauque et de la toux, des altérations du goût, de l’odorat ou de l’acuité auditive (surtout chez les enfants), des irritations et rougeurs sur la peau (dermatites ou eczémas atopiques), un gonflement des paupières, des difficultés respiratoires. Outre la fatigue et les troubles du sommeil dus à ces symptômes, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne chez les enfants. Elle peut aussi, chez certaines personnes, être accompagnée de crises d’asthme. La rhinite persistante peut aussi être à la source d'une sinusite chronique.

Allergies plus fréquentes en automne et en hiver

Les acariens préfèrent les endroits chauds et humides, le plus souvent ils se logent dans les oreillers, les matelas, les tapis, les fauteuils, les peluches... Ils sont présents toute l’année, mais au printemps et en été, le temps est plus sec et les maisons sont généralement bien aérées. Avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver, le temps est plus humide, et on a tendance à moins ouvrir les fenêtres pour aérer la maison.

Comment éliminer les acariens ?

Voici quelques conseils à mettre en œuvre au quotidien.

  • Ne chauffez pas trop votre logement : 19 à 21°C au maximum, et pas plus de 18°C dans les chambres.
  • Aérez la chambre et le séjour tous les jours, si possible durant 15 minutes (fenêtre grande ouverte) ; si le temps le permet, aérez plusieurs fois par jour.
  • Vérifiez le taux d’humidité dans votre maison à l’aide d’un hygromètre. S’il dépasse 50 %, vous pouvez placer un déshumidificateur dans les chambres par exemple.
  • Éliminez les tapis et moquettes, préférez les fauteuils et canapés en cuir ou en vinyle plutôt qu’en tissu.
  • Lavez les draps, couvertures, couvre-lits chaque semaine à 60°C. Un passage au séchoir peut compléter l’élimination des acariens.
  • Utilisez des couettes et des oreillers en synthétique (évitez le duvet, la plume ou le coton). Lavez-les souvent à l’eau bien chaude. Remplacez les oreillers tous les deux ans.
  • Des housses anti-allergènes peuvent être placées sur les matelas, sommiers, oreillers.
  • Rangez les jouets en peluche des enfants dans des meubles fermés, nettoyez-les souvent.
  • Les acariens ne supportent pas le froid, mettez les peluches dans une housse plastique et offrez-leur un passage au congélateur.
  • Passez l’aspirateur chaque semaine. Certains modèles d’aspirateurs sont équipés de filtres anti-acariens. Changez-les régulièrement.
  • Dépoussiérez régulièrement les meubles avec un chiffon humide. Evitez les bibelots sur les meubles, les livres ou CD dans des bibliothèques ouvertes. Rangez-les dans des tiroirs ou meubles fermés.
  • Consultez votre médecin généraliste si vous êtes affecté par les symptômes de l’allergie aux acariens. Il pourra vous adresser à un spécialiste qui évaluera avec vous l’opportunité de recourir à une désensibilisation aux acariens.

Nos animaux de compagnie

Nous les adorons mais malheureusement, certains d’entre nous y sont allergiques… Oui, nous parlons bien des animaux de compagnie ! Chat, chien ou oiseau, contrairement à l’idée reçue nous ne sommes pas allergiques à l’animal mais bien à des substances allergisantes qui peuvent se trouver dans sa salive, ses urines, ses particules de peau ou encore dans ses glandes sébacées, mais aussi dans les accessoires qui leur sont destinés. Par exemple, les cages d’oiseaux sont d’excellents refuges pour les acariens.

Quels sont les signes d’une allergie ?

Voici différents symptômes qui peuvent vous faire penser à une allergie :

  • Eternuements,
  • Ecoulement nasal,
  • Picotements du nez,
  • Yeux rouges,
  • Toux,
  • Respiration sifflante,
  • Etc.

Tabac

Si le tabac a longtemps fait l’objet de discussions pour sa consommation dans les espaces publics, parfois banalisée, on en oublie souvent sa consommation à la maison. Pourtant, fumer à l’intérieur de son logement représente aussi un risque pour la santé. Que ce soit sous forme de cigarette, cigare, pipe ou e-cigarette, les fumées qui s’en échappent contiennent des toxiques (goudron, gazs, métaux...) qui peuvent être respirés par les personnes qui vous entourent mais aussi être retenues dans les tissus de votre habitation (coussins, rideaux, couvertures…). Les toxiques ainsi retenus vont continuer à se diffuser dans l’air de votre maison petit à petit, rendant l’exposition permanente.

Le tabac touche à la fois le fumeur (tabagisme actif) mais aussi les personnes non fumeuses qui vivent avec lui ou qui lui rendent visite (tabagisme passif). En plus des gênes possibles telles que la toux, une sécheresse du nez et de la gorge, tout le monde est exposé exposées aux risques de développer une maladie cardio-vasculaire, une maladie pulmonaire ou un cancer.

Que faire ?

Si vous le désirez et le pouvez, réduisez ou arrêtez votre consommation de tabac . Si ce n’est pas possible, fumez toujours à l’extérieur de votre domicile ; il en va de même pour vos visiteurs fumeurs.

Contrairement à l’idée reçue, fumer dans une pièce avec la fenêtre ouverte ne réduira pas l’impact de la fumée. Si vous fumez sur votre balcon, il est préférable de fermer la fenêtre ou porte.

Ces conseils sont d’autant plus importants si vous vivez avec des personnes fragiles comme des enfants ou des personnes souffrant d’asthme ou de maladie pulmonaire car ces maladies peuvent s’aggraver avec le tabac.

Entretien, bougies et parfums d'ambiance

Tandis que beaucoup de produits ménagers nous promettent d’éliminer toujours plus de bactéries, l’industrie des parfums et bougies d’atmosphère nous invite à faire de notre foyer un petit cocoon, havre de bien-être et de sécurité à l’air plus pur que jamais. Sous l’étiquette pourtant, la réalité est souvent moins vendeuse. Focus sur ces produits loin d’être inoffensifs pour notre santé.

Ma santé, aussi avec les produits ménagers

De la salle de bain à la cuisine, les produits d’entretien ont colonisé nos maisons. Comme les matériaux de construction, ils libèrent pourtant des composés organiques volatils (COV) dans l'air. Ils peuvent par ailleurs contenir d'autres substances toxiques.

Quels sont les risques pour la santé ?

L'exposition aux composés organiques volatils pendant quelques heures ou quelques mois selon le type de polluant, peut entraîner des problèmes respiratoires mais aussi maux de têtes, nausées, vertiges et fatigue.

En cas d'exposition régulière et prolongée à des concentrations élevées de ces vapeurs, le cerveau risque d'encourir des dommages à long terme. Une exposition régulière ou prolongée peut également entraîner le cancer du poumon, du nez ou de la gorge.

Comment faire le ménage tout en respectant notre santé et notre environnement ?

  • Méfiez-vous des produits miracles. Utilisez les produits de nettoyage avec modération et privilégiez si possible les produits non irritants, sans colorant ou parfum.
  • L'eau de Javel et les produits désinfectants ne sont pas nécessaires pour le nettoyage. Leurs action est en effet néfaste pour notre santé comme pour notre environnement. La Javel est ce que l’on appelle un « biocide », c’est-à-dire qu’elle élimine toute forme de vie, sans faire la différence entre les « mauvaises » et les « bonnes » bactéries, qui sont pourtant nécessaires à un environnement sain.
  • Préférez plutôt des détergents naturels tels que le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou le savon noir.
  • Évitez l'utilisation de sprays et aérosols, ils favorisent la diffusion de gouttelettes dans l’air qui seront inhalés d’autant plus facilement.
  • Soyez prudent avec les polluants chimiques. Lisez toujours attentivement le mode d'emploi et suivez les instructions avant d'utiliser un produit spécifique.
  • Utilisez les substances chimiques autant que possible à l'extérieur.
  • Aérez bien la pièce pendant et après l'utilisation de produits chimiques.
  • Éliminez précautionneusement les surplus de produits chimiques utilisés et jetez-les au parc à conteneurs.

De meilleures alternatives pour ma santé et pour l’environnement

La plupart des produits d’entretien, même s’ils sont vendus librement dans les commerces, sont composés de beaucoup d’ingrédients nocifs pour la santé et l’environnement. En contact avec la peau ou par inhalation, les produits de nettoyage peuvent être agressifs, allergisants (surtout pour les enfants et les personnes fragiles) voire cancérigènes pour certains...

Heureusement, il existe des alternatives plus « vertes », respectueuses de la santé et de la planète. Ces produits sont reconnaissables aux labels qu’ils portent, voici ceux qui sont reconnus :

  • Ecolabel européen

On le trouve sur les produits d’entretien multi-usages, les lessives, les produits de vaisselle et lave-vaisselle, les produits pour les vitres… Les produits labellisés comportent moins de substances toxiques pour la santé et l’environnement aquatique. Leur emballage doit aussi être moins nocif.

  • Ecocert

Les produits certifiés par ce label sont hautement biodégradables, leurs composés sont naturels et développés de façon écologique. On trouve ce label sur de nombreux produits comme l’assouplissant par exemple.

  • Nature&Progrès

Ce label garantit des produits constitués par des éléments végétaux issus de l’agriculture biologique ou de minéraux qui ne proviennent pas de l’industrie pétrochimique. Ce label est apposé sur des produits d’entretien divers mais aussi sur ceux destinés aux fosses septiques et canalisations.

  • Nordic Swan

Ce label officiel des pays scandinaves garantit une forte réduction des substances nocives pour la santé et l’environnement. Ce sont des produits facilement biodégradables et peu allergisants. On le trouve sur la lessive, les produits pour lave-vaisselle, les nettoyants multi-usages…

  • Ecogarantie

C’est un label belge garantissant un produit constitué d’éléments de base renouvelables et si possible biologiques. On le trouve sur de nombreux produits : assouplissants, lessives, détachants…

Nettoyer en désinfectant, le bon réflexe ?

Contrairement à ce que la publicité pourrait nous faire penser, non, nettoyer ne rime pas avec désinfecter. C’est en fait une question d’équilibre. Nous cohabitons chaque jour avec des micro-organismes présents dans notre corps et dans nos milieux de vie. Au contact de ceux-ci, notre système immunitaire réagit : soit il s’en défend, soit il cohabite en symbiose avec eux. Si nous éliminons ces réactions immunitaires naturelles en désinfectant chaque recoin de notre maison, d’une part nous affaiblissons nos défenses, et d’autre part nous renforçons les agents pathogènes (nocifs) qui peuvent développer une résistance aux désinfectants !

Les bactéries et moisissures ont besoin d’un abri et de nourriture pour se développer : miettes de nourriture, taches de graisse, résidus de calcaire… Pour garder l’équilibre entre les micro-organismes qui nous sont bénéfiques et un logement propre, appliquons une hygiène de base ! Lavons régulièrement nos surfaces avec des produits simples et multi-usages comme le savon noir et de Marseille ou encore le vinaigre blanc.

Et pourquoi pas un produit de nettoyage fait maison ?

L’industrie chimique veut nous faire croire que chaque zone de vie nécessite un produit bien spécifique : cuisine, salle de bain, sols… Vous pouvez pourtant très efficacement nettoyer partout avec la même préparation ! Réaliser soi-même son produit d’entretien est loin d’être chinois ! C’est aussi la façon la plus sûre de savoir ce qui entre dans la composition du produit nettoyant… Les nombreuses recettes que l’on trouve aujourd’hui demandent souvent peu d’ingrédients et de matériel, et sont nettement moins chères que les produits vendus dans le commerce.

Tentez l’expérience avec un nettoyant multi-usages proposé par le blog www.zerocarabistouille.be :

Matériel :

  • 1 flacon spray vide,
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate,
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre,
  • 1 litre d’eau chaude,
  • De l’huile essentielle pour donner une petite odeur (NDLR : soyez toutefois attentif si vous avez des chats ou de très jeunes enfants à la maison car beaucoup d’huiles essentielles sont interdites pour eux).

Mélangez tous les ingrédients dans l’eau chaude et puis transvasez dans votre flacon spray. Et vous êtes prêt pour le dégainez à tout vent !

Les parfums d’intérieur : une bouffée d’air frais ?

Bâtonnet d’encens, bougie parfumée, brûle-parfum, diffuseur, désodorisant… Il existe énormément de produits destinés à masquer les mauvaises odeurs ou encore à créer une atmosphère zen et de bien-être dans notre intérieur. Pourtant, ces parfums d’intérieur contiennent des substances chimiques qui peuvent être mauvaises pour notre santé.

Quels sont les risques pour la santé ?

Certains parfums d’intérieur peuvent provoquer des réactions allergiques par le contact avec la peau ou par inhalation, surtout/en particulier/notamment ? chez les personnes allergiques ou asthmatiques.

En diffusant leurs senteurs agréables, ces produits libèrent des substances chimiques, plus connues sous le nom de composés organiques volatils (COV). Ces polluants chimiques se propagent et dégradent la qualité de l’air intérieur. Si vous brûlez un bâton d’encens ou allumez une bougie, des résidus de combustion (poussière fine, particules de suie…) s’en échappent. Ils peuvent provoquer maux de tête, irritation des muqueuses… augmentant, à terme, le risque d’affections respiratoires.

De plus, la combustion de certains parfums libère des substances cancérigènes comme le formaldéhyde et le benzène. Des études montrent que tous les encens dégagent du benzène, en quantité parfois considérable (certains produits testés en contiennent huit fois plus qu’une cigarette allumée) !

Des conseils pour se débarrasser des mauvaises odeurs...

  • Tous ces produits cachent les mauvaises odeurs mais ne les suppriment pas. Il convient donc d’aérer et de ventiler les pièces de la maison quotidiennement (idéalement 2 fois par jour, pendant un bon quart d’heure). Cette mesure est suffisante pour que votre maison soit saine.
  • Si vous souhaitez à tout prix en finir avec les mauvaises odeurs, optez pour une recette « maison », en faisant bouillir un peu d’eau et en y ajoutant des feuilles de basilic ou des bâtonnets de cannelle par exemple. Le vinaigre ou encore le bicarbonate de soude peuvent également servir de désodorisant pour lutter contre les mauvaises odeurs.
  • Tenez compte des autres habitants de votre maison. En effet, en présence d’un enfant, d’une femme enceinte ou d’une personne allergique ou asthmatique, il est préférable d’éviter les parfums d’intérieur. Si vous utilisez des huiles essentielles, faites-le avec précaution, certaines huiles sont très concentrées et peuvent s’avérer toxiques si mal utilisées.
  • Les mauvaises odeurs peuvent être la conséquence de problèmes d’humidité, de moisissures… Dans ce cas, masquer les problèmes d’odeur par un parfum d’ambiance est inutile. Il convient plutôt de traiter le problème à la source.

Savons désinfectants... stop ou encore ?

Après un passage aux toilettes, avant de passer à table... Se laver les mains est un automatisme à acquérir dès le plus jeune âge pour permettre de limiter, de façon simple et efficace, la transmission de germes et de maladies.

Cependant, si certains gestes d’hygiène sont indispensables, on constate un phénomène d’excès d’hygiène grandissant et non sans conséquence pour notre santé.

Notre système immunitaire

Nous sommes constamment en contact avec des millions de micro-organismes (les virus et les bactéries). On les retrouve à la fois dans l’eau que nous buvons, dans les aliments que nous consommons, dans l’air que nous respirons, sur les animaux, les plantes, les végétaux... mais également dans notre corps ! Si certains de ces organismes sont dits « pathogènes » car ils sont à l’origine de maladies, d’autres, dites « non-pathogènes », sont essentiels à notre équilibre.

Dès la naissance, c’est grâce à ces rencontres entre notre organisme, les bactéries et les virus que notre système immunitaire se construit. Il est en quelque sorte un bouclier qui défend notre organisme contre des éléments qui viennent de l’extérieur.

Notre système immunitaire garde en mémoire les virus et les bactéries rencontrés. Lors du prochain contact, il sera en mesure de les reconnaître et de fournir une réponse plus rapide et plus efficace. On appelle cela l’immunité acquise.

Notre système immunitaire se compose également de barrières innées (c’est-à-dire présentes dès la naissance) qui permettent de fournir une protection non spécifique. La peau, par exemple, naturellement plus acide, mais aussi recouverte de bonnes bactéries, fournit une protection importante contre les infections... Voilà pourquoi nettoyer la peau de façon trop intensive n’est pas conseillé !

L'excès d'hygiène... quels dangers ?

L’excès d’hygiène, ou un environnement aseptisé, où on évite par exemple les contacts avec les animaux, ou encore où on utilise souvent des produits antibactériens, a pour conséquence de stimuler beaucoup moins notre système immunitaire. Plusieurs études montrent qu’un système immunitaire insuffisamment stimulé ne fonctionnerait plus correctement et entraînerait des réponses immunitaires inadéquates. On constate actuellement une augmentation des allergies, de l’asthme, des maladies auto-immunes, ou encore des inflammations chroniques des intestins, qui pourraient être expliquées par ce phénomène d’hygiénisme.

L’hygiène des mains

Aujourd’hui, de plus en plus de savons liquides, de gels pour les mains présentant des allégations telles que « élimine 99,9% des bactéries » sont disponibles en magasin. Ces produits doivent leur succès aux effets antibactériens ou désinfectants qu’ils annoncent ainsi qu’au côté pratique des gels désinfectants : différents formats, à transporter facilement avec soi, inutile de rincer... Ils ont tendance à se substituer de plus en plus au classique lavage des mains (avec de l’eau et un savon liquide traditionnel).

Pourtant, l’usage de produits antibactériens favorise un déséquilibre du système immunitaire. Cela permet de donner naissance à des virus et bactéries plus infectieux, mais aussi plus résistants face aux désinfectants et aux traitements antibiotiques. Les savons antibactériens, qui se répandent dans les eaux usagées lorsque nous nous lavons les mains, ont, de plus, un impact négatif sur l’environnement. Ils suppriment des bactéries qui jouent un rôle essentiel dans la biodégradation c’est à dire la décomposition de matières organiques (la matière qui est formée par les êtres vivants) par des micro-organismes comme les bactéries, les champignons ou les algues.

Pour un lavage efficace des mains, en dehors de cas particuliers, les produits désinfectants ne sont pas nécessaires ! Utilisez donc un savon classique, frottez bien les mains sans oublier de frotter les ongles, entre les doigts et les poignets, et rincez abondamment. Séchez-vous les mains avec une serviette propre ou un papier jetable.

Les perturbateurs endocriniens : agir pour ne plus subir

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des éléments chimiques qui dérégulent le fonctionnement de nos hormones, qui nous « dérèglent » en quelque sorte. On les retrouve pourtant presque partout : on les respire, on les ingère, on les étale sur notre peau…

Les perturbateurs endocriniens, qu'est-ce que c'est ?

Les plus connus sont :

  • Le bisphénol A (BPA) que l’on retrouve dans les plastiques rigides et dans la couche intérieure des boites de conserve ;
  • Les phtalates, dans les plastiques souples, dans certains vêtements synthétiques, dans les revêtements de sol, dans les cosmétiques ;
  • Les parabènes, dans les cosmétiques et produits de soins mais aussi dans les aliments pour leurs qualités antiseptiques et antifongiques ;
  • Les composés perfluorés (PFC) qui servent à l’imperméabilisation de textiles, surfaces ou d’emballages (papier et plastique) ;
  • Les pesticides, sur nos plantes décoratives ou alimentaires et sur les aliments destinés au bétail. Les pesticides ne s’éliminent pas toujours en lavant ou en épluchant le produit concerné.

Divers problèmes de santé sont identifiés comme étant (au moins en partie) causés par les PE, tels que les problèmes d’infertilité, les problèmes thyroïdiens, certains cancers… Si certains PE déjà bien connus sont directement incriminés, la menace provient surtout du cocktail de molécules chimiques que nous côtoyons tous les jours, associé à des comportements comme le tabagisme, la consommation d’alcool, la sédentarité, la malbouffe…

Présents … partout !

Si les médias nous disent de les bannir de notre existence, il faut se rendre à l’évidence : les limiter le plus possible, oui. Les éliminer : quasi impossible, car le chimique fait partie intégrante de notre mode de vie actuel… Autrement dit, les PE sont potentiellement présents dans tout ce qui n’est pas 100% naturel, sans traitement, sans conservateur, sans pesticides et sans colorant…

Pensez à l’alimentation (produits industriels transformés, emballages, pesticides) ;

  • à l’ameublement (contre-plaqué, laques, coussins, vaisselle en plastique) ;
  • aux soins du corps (crèmes, savons, déodorants) ;
  • au maquillage (vernis à ongle, laque à cheveux, mousse à raser) ;
  • aux matériaux de construction (plancher, peintures) ;
  • à l’univers de Bébé (lingettes, biberons, peluches, matelas, petits pots industriels)

À la merci des industriels ?

Les PE sont déjà connus depuis une 20aine d’année, et des dizaines d’études scientifiques sont en cours pour soit en mesurer les effets, soit développer des alternatives. Si l’OMS et l’Europe ont déjà produit plusieurs listes de substances dangereuses, nous sommes loin de les avoir toutes identifiées, et chaque nouvelle molécule chimique devrait être testée.

Apprendre à lire les étiquettes est un premier pas vers une connaissance de ce que nous consommons. Restons également vigilants aux pièges marketing : un produit étiqueté « sans phtalates » n’est pas forcément 100% sain pour autant. Une interdiction peut être contournée par les industriels, qui peuvent substituer une substance connue par une autre aux effets (encore) méconnus tout aussi malsaine.

Des groupes d’âges plus à risque :

Les perturbateurs endocriniens sont mauvais pour tout le monde. Ils le sont tout particulièrement pour 3 groupes vulnérables car à un moment de développement où les hormones jouent un rôle très important :

  • Les fœtus, en plein développement et soumis aux PE’s via la maman ;
  • Les jeunes enfants (0-6 ans), en pleine construction cérébrale notamment ;
  • Les adolescents, en plein développement sexuel.

Il est recommandé d’être particulièrement vigilants pour ces groupes plus sensibles.

Des précautions au quotidien :

  • Textiles : lavez les nouveaux vêtements avant de les porter, préférez le coton biologique et éviter les impressions en plastique sur vos vêtements. Pour les textiles d’ameublement (coussins, tapis…), s’il n’est pas possible de les laver, aérer suffisamment votre intérieur, passez un linge humide sur les surfaces qui le permettent.
  • Salle de bain : utilisez le moins de produits possibles et préférez les alternatives les plus naturelles, sans parfum, avec la liste d’ingrédients la plus courte possible, et/ou porteur d’un écolabel. Les cosmétiques sont particulièrement riches en PE…
  • Alimentation : évitez les plats industriels, privilégiez les produits frais, de saison, sans suremballage. Lavez correctement les fruits et légumes. Pour les boissons, si possible, privilégiez les contenants en verre par rapport à ceux en plastique ou aux cannettes.
  • Cuisine : optez pour des matériaux inertes comme le verre ou la céramique, surtout pour réchauffez les aliments (évitez de chauffer au micro-ondes dans un récipient en plastique). Remplacez votre vaisselle ou vos ustensiles complètement ou partiellement plastifiés (la poêle antiadhésive…) aux premiers signes d’usure.

Vers un changement de société ?

Les perturbateurs endocriniens font partie intégrante de notre modèle de développement. Les éliminer n’est actuellement pas possible sans devoir renoncer à de nombreuses avancées. Pensons par exemple à la crème solaire, qui contient des molécules néfestes, mais qui nous protège du cancer de la peau, ou encore la boite de conserve, les cartons de lait UHT…

Au niveau individuel ou familial, certains se lancent dans les produits d’entretien faits « maison ». D’autres partagent un potager bio. Des parents optent pour des jouets exclusivement en bois et des biberons en verre. Certaines d’entre nous délaissent les cosmétiques industriels pour se tourner vers les alternatives naturelles, etc. Le message à retenir est d’agir là où vous le pouvez. Privilégiez les alternatives quand cela est possible pour VOUS.

Au niveau collectif, une action est également possible. En tant que citoyen : de nombreux mouvements actifs dans le développement durable essaient de faire pression sur les gouvernements et notamment l’Europe. D’une part, pour imposer des normes aux industriels (avec des outils tels que la réglementation REACH qui cadre très fort la mise sur le marché de nouvelles substances) et d’autre part pour que les états financent davantage la recherche sur des molécules inoffensives.

À lire à ce sujet :

http://www.ecoconso.be/fr/Perturbateurs-endocriniens-les (2017)

https://economie.fgov.be/fr/publications/reach-un-guide-pratique (2017)