Remboursements diabète
En Belgique, les personnes diabétiques bénéficient d'un accompagnement sur mesure et de remboursements pour les frais liés à la maladie et le matériel d'autogestion. La MC propose aussi des remboursements pour la diététique et les soins des pieds.
Les principaux types de diabète
Le diabète est une maladie chronique fréquente, souvent silencieuse, qui nécessite une prise en charge adaptée.
Trajet de démarrage
Il s’adresse aux personnes ayant un diabète de type 2 récemment diagnostiqué et permet d'obtenir des soins 100 % remboursés.
Trajet de soins
Il s’adresse aux personnes ayant un diabète plus avancé, nécessitant un suivi renforcé.
Remboursements MC
Quels sont les avantages proposés par la MC pour les personnes diabétiques et comment en bénéficier ?
Qu'est-ce que le diabète ?
Le diabète se caractérise par un taux anormalement élevé de sucre dans le sang (hyperglycémie). Il est lié à un dysfonctionnement de l’insuline, une hormone produite par le pancréas, indispensable pour permettre au glucose d’entrer dans les cellules et fournir de l’énergie à l’organisme.
Lorsque l’insuline est produite en quantité insuffisante ou devient inefficace, le sucre s’accumule dans le sang, ce qui peut entraîner des complications à long terme si la maladie n’est pas correctement suivie.
Le diabète est une maladie chronique fréquente, souvent silencieuse, qui peut évoluer pendant des années sans symptômes. Un dépistage précoce et une prise en charge adaptée permettent de limiter les risques pour la santé et de préserver sa qualité de vie.
Les principaux types de diabète
- Le diabète gestationnel
Il apparait pendant la grossesse. Non pris en charge, il peut augmenter le risque de complications pour la mère et l’enfant.
- Le diabète de type 1
Il concerne environ 10 % des cas. Le système immunitaire s’attaque aux cellules qui fabriquent l’insuline. Résultat : le pancréas n’en produit presque plus. Ce type de diabète se révèle souvent dans l’enfance ou au début de l’âge adulte. Il existe une prédisposition génétique. Cependant, dans la grande majorité des cas, le diabète de type 1 apparaît sans antécédent familial.
- Le diabète de type 2
Il est le plus fréquent car il est principalement lié à l'évolution des modes de vie. Le corps produit progressivement moins d’insuline, après des années d’épuisement des cellules du pancréas.
Le diabète de type 2 : une maladie souvent silencieuse
Contrairement aux idées reçues, le diabète de type 2 ne provoque pas toujours de symptômes clairs. Il peut évoluer pendant plusieurs années sans alerter. On estime qu’environ 1 personne diabétique sur 3 ignore qu’elle est atteinte. Il ne se résume pas à une alimentation trop sucrée et peut toucher des personnes de tout âge et de toute corpulence.
Lorsque des signaux apparaissent, ils sont souvent peu spécifiques : soif intense, fatigue inhabituelle, besoin fréquent d’uriner, vision floue, infections à répétition… D’où l’importance du dépistage, en particulier chez les personnes présentant des facteurs de risque (surpoids, sédentarité, antécédents familiaux, hypertension, cholestérol élevé).
Trajet de démarrage diabète de type 2
Dès le diagnostic d’un diabète de type 2 à un stade précoce, il est possible de bénéficier d’un trajet de démarrage, un dispositif qui organise et renforce la prise en charge autour du médecin généraliste.
Conditions pour en bénéficier
- Avoir un diabète de type 2 diagnostiqué.
- Disposer d’un dossier médical global (DMG) chez un médecin généraliste.
- Ne pas être déjà engagé dans un trajet de soins ou suivre un programme d’autogestion du diabète dans un centre spécialisé conventionné.
Quels sont les remboursements pour un diabète de type 2 ?
Dans le cadre du trajet de démarrage diabète de type 2, l’assurance obligatoire rembourse intégralement :
- jusqu’à 4 séances d’éducation au diabète par an, individuelles ou collectives.
- 2 séances de diététique de 30 minutes par an.
- 2 séances de podologie de 45 minutes par an (s’il existe un risque podologique accru).
- un examen buccal annuel chez le dentiste (hors suppléments éventuels).
Aucune démarche administrative n’est nécessaire : il suffit d’en parler avec son médecin généraliste, qui active le trajet, fixe les objectifs et prescrit les consultations utiles.
Trajet de soins diabète de type 2
Le trajet de démarrage s’adresse aux personnes qui n’utilisent pas d’insuline. Lorsque la maladie évolue et nécessite un traitement plus intensif, un trajet de soins peut être mis en place. Le passage d’un dispositif à l’autre est possible, en fonction de la situation de chaque patient.
Dans tous les cas, le médecin généraliste reste l’interlocuteur central.
Point info malades chroniques
En savoir plusRemboursements diabète à la MC : diététique et podologie
- Consultations diététique et nutrition
- En tant qu'affilié MC, vous recevez de la MC jusqu'à 15 € par séance, jusqu'à 75 € par an pour vos consultations de diététique ou de nutrition.
- Si vous avez souscrit l'assurance facultative Medi +, vous pouvez recevoir en plus jusqu'à 25 € par séance, jusqu'à 250 € par an, pour vos consultations de diététique et de nutrition.
- Consultations podologie et pédicure médicale
- Si vous avez souscrit l’assurance facultative Medi +, vous pouvez recevoir jusqu’à 100 € par an et par personne pour des soins de pédicurie médicale ou de podologie réalisés auprès d’un podologue agréé par l’Inami ou d’un pédicure médical (ou pour l’achat de semelles orthopédiques).
Comment obtenir les remboursements ?
- Pour bénéficier du remboursement de l'assurance obligatoire, remettez à la MC la prescription du médecin et l'attestation de soins du diététicien ou du podologue.
- Pour l’intervention de la MC et de l’assurance Medi + sur les séances de diététique, faites compléter par votre prestataire le formulaire de remboursement. Les factures sont également acceptées, si le cachet du prestataire s'y trouve. Déposez le document dans une boîte aux lettres MC ou, plus facile et plus rapide, prenez-le en photo dans l’app Ma MC.
- Pour l’intervention de l’assurance Medi + sur les soins de pédicurie ou podologie, transmettez-nous simplement le document du prestataire, la facture ou le formulaire de demande d'intervention complété. Facile et rapide : utilisez l’app Ma MC !
Le montant qui reste à votre charge après remboursement (ticket modérateur) est comptabilisé dans le Maximum à Facturer (MAF).
- Consulter un professionnel reconnu par l'Inami
- Disposer d'une prescription médicale
- Pas d'intervention pour les prestations durant une hospitalisation
Diététique et nutrition
En savoir plusAutogestion de la glycémie à domicile
Vous devez vous injecter de l’insuline au moins 2 fois par jour ? Vous pouvez bénéficier d’une convention diabète pour l'autogestion à domicile. Cette mesure permet aux patients diabétiques de type 1 ou 2 d’utiliser gratuitement du matériel et de recevoir un suivi particulier d’un centre agréé par l’Inami.
- Gratuité du lecteur de glycémie et ses accessoires.
- Gratuité du capteur pour les diabétiques de type 1 et prix réduit pour les diabétiques de type 2.
- 15 % de réduction sur le matériel de suivi médical vendu par notre partenaire Qualias.
- Formation à la conduite du traitement : informations sur les dosages et manipulation de l'appareil, conseils d'hygiène, aide au suivi d’un régime alimentaire, apprentissage de la gestion des glycémies.
- Guidance sociale et émotionnelle. Informations spécifiques destinées à l'école si le patient est un enfant.
- Le médecin généraliste pose son diagnostic et vous envoie chez un médecin spécialiste dans un centre agréé par l’Inami pour bénéficier de la convention d'autogestion de la glycémie à domicile. Les centres agréés font souvent partie du service diabétologie, endocrinologie ou médecine interne d'un hôpital.
- Le médecin spécialiste envoie une demande au médecin-conseil de la mutualité.
- Sur base de cette demande, le médecin-conseil décide d’accorder ou non l’intervention financière de l'assurance obligatoire pour l'autogestion de la glycémie à domicile. Il adresse ensuite un courrier au médecin du centre, ainsi qu’à vous, pour vous informer de sa décision.
Capteurs de glycémie pour patients diabétiques de type 1 ou 2
Grâce au capteur de glycémie, vous ne devez plus prélever une goutte de sang pour mesurer la glycémie. Le capteur ressemble à un pansement, collé sur le haut du bras. Grâce à une minuscule aiguille, il mesure la glycémie en continu et a une mémoire de 4h.
À l'aide d'un appareil de lecture (scanner) qu'on place quelques secondes sur le capteur, on peut suivre l'évolution de la glycémie. Se piquer plusieurs fois par jour n’est donc plus nécessaire, mais est encore possible à titre de contrôle.
Intéressé ? Parlez de cette possibilité avec votre médecin spécialiste en endocrino-diabétologie. Les centres agréés peuvent faire une demande auprès de votre mutualité et vous fournir le matériel nécessaire.
L‘assurance obligatoire rembourse entièrement le matériel nécessaire à la méthode de mesure par capteur si vous appartenez à l’une des catégories de patients reprises ci-dessous dans la question sur les conditions d'intervention.
Un remboursement intégral du matériel nécessaire à la méthode de mesure par capteur est également prévu.
Vous payerez un supplément si vous ne faites pas partie de ces catégories de patients et que vous souhaitez mesurer votre glycémie via la méthode de mesure par capteur.
Si vous souhaitez davantage de matériel (tigettes, lancettes, capteurs) que ce que le médecin a prescrit, vous pouvez en acheter dans les centres.
- Être suivi par un centre agréé pour adultes diabétiques
- Présenter une des maladies suivantes :
- Diabète de type 1
- Perte quasi totale de la fonction endocrine du pancréas (par exemple après pancréatectomie totale ou en cas de pancréatite chronique) et traitement par :
- une pompe à insuline, ou
- au moins 3 injections d’insuline par jour
- Mucoviscidose avec traitement par :
- insuline ou
- autres antidiabétiques injectables
- Diabète monogénique (MODY, diabète mitochondrial ou diabète néonatal) et :
- pompe à insuline, ou
- au moins 3 injections d’insuline et/ou d’autres antidiabétiques injectables
- Hypoglycémies organiques (insulinome, glycogénose, nésidioblastose) avec hypoglycémies sévères persistantes
- Diabète de type 2 avec, en principe, au moins 3 administrations d’insuline par jour
- Diabète de grossesse traité par insuline
- Diabète traité par insuline après une transplantation d’organe
- Diabète traité par insuline chez les patients sous dialyse rénale
- Diabète traité par insuline et/ou autres antidiabétiques injectables chez les personnes qui souhaitent être enceintes
Remarques :
- Le remboursement des capteurs de glycémie ne s’applique pas dans le cadre d’un trajet de démarrage ou d’un trajet de soins.
- Cette méthode n’est pas adaptée à tout le monde. Le capteur peut, chez certaines personnes, causer des réactions allergiques.
Diabète : remboursements et droits en Belgique
- Le trajet de démarrage s’adresse aux personnes atteintes d’un diabète de type 2 récemment diagnostiqué et qui n’utilisent pas d’insuline.
- Le trajet de soins concerne les patients dont le diabète est plus avancé, avec un besoin de suivi renforcé.
Le passage de l’un à l’autre est possible en fonction de l’évolution de la maladie.
Le trajet de démarrage octroie notamment :
- jusqu’à 4 séances d’éducation au diabète par an, individuelles ou collectives.
- 2 séances de diététique de 30 minutes par an.
- 2 séances de podologie de 45 minutes (s’il existe un risque podologique accru) par an.
- un examen buccal annuel chez le dentiste (hors suppléments éventuels).
Le trajet de démarrage et la convention diabète sont deux dispositifs distincts :
- Le trajet de démarrage est organisé principalement autour du médecin généraliste et concerne les patients atteints d’un diabète de type 2 à un stade précoce. Plus d'infos.
- La convention diabète concerne les formes plus sévères et prévoit un suivi pluridisciplinaire intensif dans un centre spécialisé agréé. Plus d'infos.
Oui. L’insuline et les traitements antidiabétiques injectables sont remboursés par l’assurance obligatoire. Selon la situation du patient, l’Inami intervient également dans les frais liés :
- au matériel d’injection
- au matériel d’autogestion de la glycémie (lecteur, bandelettes ou capteurs)
- au suivi par un centre spécialisé agréé
En tant que patient diabétique, vous avez droit à :
- une prise en charge spécifique reconnue par l’Inami, adaptée au type et au stade du diabète ;
- un encadrement structuré via un trajet de démarrage, un trajet de soins ou un programme dans un centre spécialisé ;
- des séances d’éducation au diabète, de diététique et de podologie entièrement remboursées dans certains cadres ;
- un suivi coordonné, avec un rôle central du médecin généraliste.
L’Inami prévoit une aide financière importante, via :
- le remboursement intégral ou partiel de nombreux soins,
- la gratuité du matériel d’autogestion dans certains dispositifs,
- la prise en compte du ticket modérateur dans le Maximum à facturer (MAF).
Cette aide vise à réduire durablement les frais liés à la maladie chronique.
Les mutuelles en Belgique proposent parfois des remboursements complémentaires en lien avec les soins et traitements des personnes diabétiques. La MC propose des interventions en diététique et podologie :
- Consultations diététique et nutrition
- En tant qu'affilié MC, vous recevez de la MC jusqu'à 15 € par séance, jusqu'à 75 € par an pour vos consultations de diététique ou de nutrition.
- Si vous avez souscrit l'assurance facultative Medi +, vous pouvez recevoir en plus jusqu'à 25 € par séance, jusqu'à 250 € par an, pour vos consultations de diététique et de nutrition.
- Consultations podologie et pédicure médicale
- Si vous avez souscrit l’assurance facultative Medi +, vous pouvez recevoir jusqu’à 100 € par an et par personne pour des soins de pédicurie médicale ou de podologie réalisés auprès d’un podologue agréé par l’Inami ou d’un pédicure médical (ou pour l’achat de semelles orthopédiques).
Pas automatiquement. Le diabète seul ne suffit pas à ouvrir un droit à l’incapacité de travail. Ce n’est pas le diagnostic (diabète) qui ouvre le droit, c’est l’incapacité de travailler qu’il peut entraîner.
- L’incapacité de travail doit être attestée par un médecin, au moyen d’un certificat d’incapacité de travail.
- Le médecin-conseil de la mutualité évalue ensuite l’incapacité de travail au cas par cas.
- La décision dépend de l’impact réel de la maladie et de ses complications sur la capacité de travailler.