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Les rythmes de bébé


Un enfant n’est pas l’autre. Observez et essayez de respecter ses rythmes de sommeil, d’éveil, de repas, de jeu…

Le sommeil de bébé… et le vôtre

Un enfant n’est pas l’autre. Votre bébé peut avoir besoin de plus ou moins de sommeil qu’un autre. Observez-le, notez quand il est souriant ou plus grincheux. Essayez de respecter son rythme.

Un nouveau-né a un sommeil différent de celui de l’adulte, il s’endort brusquement et le cycle de sommeil est plus court. Il dort une grande partie de la journée et ne fait pas de différence entre le jour et la nuit. Il se réveille plusieurs fois par nuit pour téter.

Jusqu'à l’âge de 2 mois, un bébé dort 16 à 17 heures par jour. Les périodes d’éveil sont fractionnées et assez courtes.

Puis les périodes d’éveil vont progressivement s’allonger.

Entre 3 et 6 mois, un bébé dort la plupart du temps par périodes de 2 heures, entrecoupées de phases d’éveil d’environ ½ heure. Il est progressivement plus éveillé durant la journée et les périodes de sommeil durant la nuit sont de plus en plus longues.

Vers 1 an, le rythme jour–nuit s’est généralement installé. Les phases de sommeil nocturne s’allongent et l’enfant fait souvent une sieste le matin et une autre l’après-midi.

Les enfants entre 1 et 3 ans font généralement des nuits de 10 à 12 heures. La petite sieste du matin disparaît, et à partir de 2 ans la sieste de l’après-midi commence à diminuer.

Si votre enfant ne fait plus de sieste l’après-midi, il aura sans doute besoin d’une nuit plus longue.

Le co-dodo


Vous pouvez faire dormir votre bébé dans votre chambre jusqu’à 6 mois, idéalement dans un petit lit adapté.

Si vous voulez avoir votre bébé tout près de vous, vous pouvez choisir un lit spécial pour bébé dont un des côtés peut s’accrocher à votre lit.

Mais dormir dans la même chambre ne veut pas dire partager le même lit. Prendre son enfant dans son lit est fortement déconseillé. Une fois de temps en temps, ce n’est pas bien grave si on suit les consignes de sécurité, mais attention si cela se fait au quotidien.

Dormir en sécurité


Dormir dans un environnement sûr est important pour prévenir la mort subite du nourrisson et les accidents. Un lit où votre enfant dort en sécurité c’est :

  • un matelas ferme et adapté à la taille du lit
  • pas plus de 6,5 cm entre les barreaux
  • pas d’oreiller
  • un sac de couchage à la place d’une couverture
  • aucun objet autour du cou de l’enfant
  • pas plus d’un doudou de petite taille.

Et les parents dans tout ça ?


Certains bébés dorment comme des loirs, d'autres se réveillent toutes les nuits et parfois plusieurs fois par nuit. Ils cherchent de la compagnie, ils ont perdu leur tétine, ils ont envie de se retourner et n'y arrivent pas tout seul, ils sont mouillés et ils n'aiment pas ça, ils ont faim alors que ce n'est pas encore l'heure... Bref, ils prennent la nuit pour le jour et leurs parents sont de plus en plus épuisés.

N'allez pas dormir trop tard, ce n'est pas le moment de faire de longues veillées ou de grandes virées. Pourquoi ne pas vous remettre au lit après la tétée ou le biberon donné en fin de nuit ? Et n'oubliez pas la sieste. À deux, c'est encore plus chouette !

En cas de fatigue excessive, de stress, de cafard, d'anxiété, n'hésitez pas à en parler entre vous et autour de vous. Échanger ses expériences peut rassurer et soulager, communiquer permet de comprendre ce qui ne va pas et de trouver une solution.

« Le retour à la maison a été problématique avec le bébé que j'allaitais et l'aîné de deux ans qui réclamait encore beaucoup d'attention. Il nous a fallu six mois avant d'avoir une nuit tranquille. Une éternité! »

« J'allaite encore et je laisse le bébé vagabonder au milieu des horaires. Quand il dort, nous nous retrouvons à deux et nous faisons plein de projets en dehors de lui. »

« Avec ce petit vampire, ce n'est pas toujours évident. Je me demande comment bien faire et parfois je veux trop bien faire. J'ai des craintes aussi par rapport à la mort subite du nouveau-né et je vais souvent voir dans sa chambre s'il dort bien. »

« Mon amoureux est un chou. La première fois que notre bébé a fait une nuit complète, il m'a apporté mon petit-déjeuner au lit. J'étais tellement surprise et émue, que j'ai fondu en larmes. Il m'a regardée tout penaud, le pauvre! »

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5 conseils pour aider bébé à dormir la nuit

Il n’y a pas de recette miracle pour que bébé « fasse ses nuits ». Chaque enfant est différent. Chaque parent aussi. Mais voici quelques petits conseils qui peuvent déjà aider à installer un rythme plus régulier.

  1. Des repères temporels clairs
    Aidez votre bébé à faire la distinction entre le jour et la nuit. Le jour, il y a de la lumière, du bruit, de l’activité. La nuit, veillez à ne pas trop éclairer la pièce lorsque vous le nourrissez. Parlez-lui plus doucement. Recouchez-le dès qu’il a digéré ou que vous avez changé sa couche. Si vous l’installez dans votre chambre les premières semaines, il verra ses parents dormir et comprendra aussi que la nuit, tout le monde dort ! Lorsqu’il dort en journée, ne l’isolez pas hors de la lumière et du bruit ambiants. Ca lui permettra justement de distinguer le jour et la nuit.
  2. Un climat serein et un environnement sécurisant
    Restez zen au moment du coucher. Pour qu’un enfant puisse trouver le sommeil, il doit sentir que ses parents sont sereins et qu’il est en sécurité. Soyez confiants et intimement convaincus que le sommeil est bon pour lui. Il pourra s’endormir en toute confiance. Veillez aussi à ce qu’il retrouve un endroit familier chaque soir (son lit, son doudou, son mobile musical…).
  3. Bébé dort seul dans son lit dès que possible
    Lorsque vous le sentez prêt, ne tardez pas à l’installer dans sa propre chambre. N’attendez pas qu’il dorme pour sortir de la pièce. Apprenez-lui à s’endormir seul, en confiance et de bon gré. Cet apprentissage est indispensable et doit débuter très tôt. Même lorsqu’il semble dormir profondément, il vous entend, perçoit votre respiration, sent votre odeur… Et votre proximité peut perturber son sommeil. Il dormira bien mieux, et sur de plus longues périodes, s’il ne sent pas ses parents à côté.
  4. Un petit rituel du sommeil
    Rien de tel qu’un petit rituel avant le coucher pour conditionner bébé à aller dormir. Commencez le rituel à la même heure chaque soir, et enchaînez les mêmes activités. Bain, biberon, histoire du soir, câlins puis hop, au dodo ! Parlez-lui aussi. Expliquez-lui qu’il est l’heure d’aller au lit. A vous de trouver votre propre rituel en fonction de vos envies et de la réceptivité de bébé. Un doudou, une tute, un mobile musical, un foulard portant votre odeur… peuvent rassurer bébé lorsqu’il les retrouve dans son lit.
  5. Ne pas intervenir dès les premiers signes de réveil
    Un bébé peut se réveiller plusieurs fois pendant la nuit, et c’est normal. Cependant, une intervention de votre part n’est pas toujours nécessaire. A moins qu’il n’ait faim ou que sa couche ne soit pleine, il est fort probable qu’il soit entre deux cycles de sommeil et qu’il se rendorme par lui-même, surtout s’il est seul dans sa chambre. Intervenir, c’est risquer de le réveiller pour de bon. Bonjour les difficultés pour se rendormir… pour lui, et pour vous aussi !

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Pour un sommeil en toute sécurité

Couchez votre bébé toujours sur le dos et dans un environnement sûr.

Le lit


Couchez votre enfant toujours sur le dos et utilisez un petit sac de couchage, pour remplacer la couverture ou la couette qui pourrait l’étouffer ou surchauffer. Par contre, pour jouer, placez-le régulièrement sur le ventre ou sur le côté, cela évitera qu’il soit toujours sur le dos et préviendra par exemple qu’il ait l’arrière de la tête aplati. Il développera ainsi d’autres muscles.

Avant l’âge de 2 ans, évitez de mettre dans le lit tout objet avec lequel l’enfant pourrait se couvrir la tête, par exemple des grandes peluches, une couverture, un tour de lit, un oreiller. Retirez aussi tout ce qui risque de l’étrangler durant le sommeil, comme des attache-tétine, des fils de mobiles ou des rubans…

Ne laissez pas de jouets dans le lit. Vous aiderez votre enfant à faire la différence entre un environnement dédié au sommeil et un environnement fait pour jouer.

N’habillez pas votre bébé trop chaudement pour dormir, il est très sensible à la chaleur. Tenez compte de la température ambiante. Choisissez de préférence un sac de couchage sans manche, avec une fermeture éclair à zipper de bas en haut, adapté à sa taille et son âge.

Ne laissez jamais de coussins aux noyaux de cerise, bouillote ou couverture électrique dans le lit de bébé.

L’environnement


Placez le lit loin du chauffage. Veillez à garder une température dans la pièce entre 18 et 20°C. Aérez la chambre régulièrement.

Vérifiez que votre bébé dort bien, surtout après une grosse crise de pleurs. Mais n’en faites pas une obsession. Un babyphone peut être utile, mais ne réagissez pas à tous les bruits qu’il fera durant son sommeil.

Ne fumez pas en présence de votre bébé et certainement pas dans la pièce où sont le lit et la poussette de votre bébé. Cela diminuera les risques de mort subite du nourrisson ou de développer les symptômes de l’asthme. Votre bébé sera aussi moins sujet aux rhumes, bronchites ou otites.

Enfin, ne laissez pas les chiens et chats de la famille entrer dans la chambre de votre enfant.

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Les rythmes et rituels du sommeil

Aidez votre enfant à s’endormir avec un petit rituel du sommeil quotidien.

Les préparatifs du sommeil


Aidez votre enfant à faire la différence entre l’activité du jour et le repos de la nuit. Avec une bonne préparation et un petit rituel quotidien (une histoire, une chanson, de gros câlins…), votre enfant se sentira plus en sécurité pour se laisser glisser dans le sommeil.

Le rituel est différent pour chaque enfant, selon son caractère, son âge, ses centres d’intérêts, ou encore selon qu’il est seul dans la chambre ou qu’il la partage avec d’autres enfants.

Ce rituel devra être adapté si l’enfant dort ailleurs.

Le bon moment


Comme pour les adultes, chaque enfant possède son propre rythme biologique, qui influencera aussi le passage de l’éveil au sommeil.

Les enfants ont souvent une courte phase d’activité avant une phase d’endormissement. Elle leur permet d’évacuer le stress et les événements de la journée. Ce n’est donc pas le bon moment pour le coucher.

Repérez les premiers signes de fatigue chez votre enfant (il bâille, il a le regard vague et cligne des yeux à répétition, il se frotte les yeux, le nez ou les oreilles...) et mettez-le au lit.

Apprendre à s’endormir seul


Habituez votre enfant à s’endormir seul, même si vous n’êtes pas loin et qu’il peut entendre votre présence dans la pièce voisine. Ne l’habituez pas à s’endormir avec une tétée ou dans vos bras, il ne parviendra pas à s’endormir sans vous. Il aura aussi besoin de vous pour se rendormir en pleine nuit.

Un sommeil parfois agité


Votre enfant remue dans son lit, ses yeux bougent, il émet des petits sons ? Il n’est sans doute pas éveillé, mais peut-être rêve-t-il de ses expériences de la journée. Assurez-vous simplement que tout va bien, mais ne le réveillez pas.

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Les terreurs nocturnes de Bébé

Bébé s’éveille brutalement durant la nuit. Il pousse des cris et pleure, pris de peur. Que faire ? Pas d’inquiétude ! Les terreurs nocturnes sont un phénomène tout à fait naturel.

Les terreurs nocturnes concernent surtout les enfants de 18 mois à 5 ans mais elles peuvent apparaître dès l’âge de 9 mois. Elles se manifestent de façon assez impressionnante : subitement, quelques heures après l’endormissement, l’enfant se met à crier, pleure, s’agite, semble perdu. On ne peut ni le toucher ni le consoler. Quelques minutes plus tard, il se rendort comme si de rien n’était.
Ce type d’épisode s’apparente à du somnambulisme et peut survenir occasionnellement durant le développement de l’enfant. Dans la plupart des cas, les terreurs nocturnes sont causées par de la fatigue, de la fièvre ou encore des changements d’habitude qui génèrent une angoisse.
Les terreurs nocturnes ne sont pas des cauchemars. Les cauchemars apparaissent en fin de nuit (phase de sommeil paradoxal), alors que les terreurs nocturnes apparaissent en début de nuit (phase de sommeil lent et profond). Ce qui explique pourquoi l’enfant ne s’en souviendra pas le lendemain.

Comment prévenir les terreurs nocturnes ?


De façon générale, pour aider Bébé à passer d’agréables nuits :

  • ne le sur-stimulez pendant la journée et surtout juste avant le coucher : trop de sollicitations sensorielles engendrent fatigue et nervosité ;
  • repérez ses signes de fatigue : s’il baille, frotte ses yeux, devient irritable ou pleure, cela signifie qu’il a besoin de dormir ;
  • respectez ses heures habituelles de siestes et de coucher ;
  • instaurez un rituel avant de dormir durant lequel vous l’accompagnez et le préparez à s’endormir ;
  • observez si un changement récent est susceptible de le rendre anxieux.

Bon à savoir


Lorsqu’un épisode de terreur nocturne survient chez Bébé, le mieux est de ne pas le réveiller. Essayez plutôt de l’apaiser d’une voix calme et rassurante. Veillez également à se qu’il ne se fasse pas mal durant ce type d’épisodes.
Si toutefois les terreurs nocturnes se répètent, n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste ou à votre pédiatre.

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La tétine ou le pouce ?

Faut-il ou non donner la « tute » à bébé ? Être pour ou contre la tétine relève le plus souvent du choix des parents...

Le besoin de succion


La succion est un réflexe inné chez le bébé. Elle lui permet de se nourrir. C’est ce que l’on appelle la succion nutritive.
Une fois les premières dents de lait apparues (première dent vers 6 mois environ), le mécanisme de « succion-déglutition » va petit à petit laisser place à la mastication.

On observe très souvent chez les jeunes enfants une prolongation de la succion durant encore plusieurs mois (ou années chez certains), aussi bien du pouce que d’une tétine (ou d’un autre objet). Cette forme de succion est appelée la succion non nutritive : elle est pour l’enfant un moyen de réconfort, par exemple lorsqu’il se trouve dans un endroit qui ne lui est pas familier, en l’absence des parents… La succion peut aussi permettre à l’enfant de s’endormir plus facilement.

La tétine ?


Pouce et tétine peuvent tous deux agir sur la position des futures dents et sur la façon d'avaler et de prononcer de votre enfant.

Il existe des tétines dites « physiologiques » : elles sont plus souples et ont une forme qui permet une meilleure adaptation à la forme de la bouche de l’enfant ainsi qu’une respiration par le nez et non par la bouche. Elles permettraient de limiter les déformations des mâchoires.

Même si les effets sur le développement des dents sont moins problématiques avec une tétine, ils ne sont pas complètement absents !

L’idéal est de limiter le plus tôt possible l’utilisation de la tétine (dès 6 mois). Vous pouvez décider de ne la donner à votre enfant qu’à certains moments (par exemple lors de la sieste ou lors du coucher).

Bon à savoir


  • Évitez de donner une tétine à votre bébé si vous l’allaitez : la succion est différente, et vous risquez de compromettre l’allaitement.
  • Évitez d’enduire la tétine de produits sucrés (comme du miel, du sirop, de la confiture…) : cela cause souvent de gros dégâts aux dents de lait (douleurs, caries…) qui nécessitent des soins dentaires précoces et souvent difficiles. De plus, l’enfant s’habitue très rapidement au sucre : le sevrage sera rendu encore plus difficile.
  • Si la tétine tombe à terre, lavez-la avec de l’eau chaude, mais évitez de la passer dans votre bouche pour la nettoyer. Vous risquez de transmettre à votre enfant des microbes qui peuvent attaquer ses dents.

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Voir aussi