Grippe, Covid-19, bronchiolite : comment prévenir les maladies respiratoires hivernales ?

Découvrez comment limiter les infections respiratoires cet hiver : vaccins recommandés, gestes barrières et conseils pour protéger les personnes à risque.

Avec l’arrivée de l’hiver, les virus respiratoires circulent davantage et les risques d’infection augmentent. Chaque année en Belgique, la grippe touche environ 500.000 personnes et les épidémies de Covid-19, de bronchiolite ou d’autres infections respiratoires continuent de représenter un défi important pour la santé publique. 

Comment prévenir les infections respiratoires ?

Deux moyens de prévention jouent un rôle essentiel :

  1. Les gestes barrières
  2. La vaccination

Quelles sont les principales maladies respiratoires hivernales ?

Les maladies respiratoires aiguës sont principalement causées par différents virus :

  • les virus de la grippe ; 
  • le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19 ; 
  • le virus respiratoire syncytial (VRS), à l’origine de nombreuses bronchiolites et pneumonies ; 
  • d’autres agents infectieux comme le pneumocoque. 

Comment se transmettent les infections respiratoires ?

Les infections respiratoires se transmettent facilement par les gouttelettes émises lorsqu'une personne tousse, éternue ou parle.

Quand commence la saison des virus respiratoires ?

Les épidémies de grippe et de bronchiolite surviennent généralement entre octobre et mars, parfois jusqu’en avril.

Les gestes barrières : des réflexes simples pour réduire la transmission des virus

Se laver régulièrement les mains

Les mains peuvent transporter de nombreux microbes d’une surface à une autre, mais aussi vers le nez, la bouche ou les yeux. 

Il est recommandé de se laver les mains à l’eau et au savon : 

  • après s’être mouché, avoir toussé ou éternué ; 
  • après être allé aux toilettes ; 
  • avant de préparer ou de prendre un repas ; 
  • avant et après avoir prodigué des soins à un enfant ou à un proche ; 
  • après un trajet en transport en commun ou toute situation à risque de contamination. 

Aérer les espaces intérieurs

Une bonne ventilation permet de diminuer la concentration de virus présents dans l’air. Pensez à ouvrir en grand les fenêtres de votre domicile, de votre bureau ou de toute autre pièce occupée. Faites-le régulièrement, toutes les heures par exemple. 

Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir

En cas de toux ou d’éternuement : 

  • utiliser un mouchoir à usage unique ou votre coude ; 
  • jeter immédiatement le mouchoir après utilisation ; 
  • se laver les mains directement après. 

Limiter les contacts lorsqu’on est malade

En cas de symptômes, éviter autant que possible les contacts avec les personnes fragiles. 
Lorsque c’est possible, privilégier le télétravail et reporter les visites aux proches les plus vulnérables. 
Porter un masque dans les milieux médicaux et les lieux publics. 

Les gestes protecteurs

Découvrez la campagne de l'AVIQ "Tousse dans ton bras" sur les infections respiratoires et les gestes barrières !

En savoir plus

La vaccination : une protection essentielle contre les maladies hivernales

La vaccination reste l’un des moyens les plus efficaces pour réduire le risque de complications liées à certaines infections respiratoires. Se faire vacciner permet non seulement de se protéger soi-même, mais aussi de limiter la transmission du virus à son entourage. 

Pour toute question concernant la vaccination ou votre niveau de risque face aux maladies respiratoires hivernales, n’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste. 

Vaccination contre la grippe et le Covid-19

La vaccination annuelle contre la grippe et le Covid-19 est particulièrement recommandée pour :

Complications liées aux maladies respiratoires : qui sont les personnes à risque ?

Certaines personnes présentent un risque plus élevé de développer une forme sévère d’une infection respiratoire ou d’être hospitalisées.  

Il s’agit notamment : 

  • des personnes de plus de 65 ans, particulièrement celles vivant en maison de repos ; 
  • des personnes immunodéprimées ; 
  • des personnes atteintes d’une maladie chronique cardiovasculaire, pulmonaire ou immunitaire ; 
  • des femmes enceintes ; 
  • des nourrissons et des enfants de moins de 5 ans. 

Chez ces publics à risque, les complications peuvent entraîner une incapacité temporaire, une hospitalisation ou, dans les cas les plus graves, mettre leur vie en danger. 

VRS : comment protéger les bébés et les personnes âgées ?

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est la principale cause d’infections respiratoires chez les nourrissons, les jeunes enfants et les seniors. Il est responsable d’environ 80 % des cas de bronchiolite. 

Les nourrissons qui vivent leur premier hiver sont particulièrement vulnérables aux complications du VRS, qui peuvent nécessiter une hospitalisation pour aider l’enfant à respirer ou à s’hydrater. 

Deux options de prévention existent : 

  • la vaccination de la femme pendant la grossesse : entre la 28e et la 36e semaine, afin de transmettre des anticorps protecteurs au bébé avant sa naissance ; 
  • l’administration d’anticorps monoclonaux au nourrisson : sous forme d’une injection unique réalisée selon son âge et la période de naissance. 

Ces mesures préventives font l’objet d’un remboursement par l’Inami.

La vaccination contre le VRS est recommandée : 

  • aux personnes âgées de 75 ans et plus ; 
  • aux personnes vivant en maison de repos ou en établissement de soins ; 
  • aux personnes immunodéprimées ; 
  • aux personnes de plus de 60 ans présentant un ou plusieurs facteurs de risque, tels qu’une maladie respiratoire chronique, une maladie cardiovasculaire, une insuffisance rénale chronique, un diabète, une obésité sévère ou le tabagisme. 

Une dose est généralement recommandée en septembre ou en octobre. Des études montrent qu’elle protège durant 2 ou 3 ans.  
Un remboursement partiel est possible sous certaines conditions à partir de 60 ans.