Bouger, un investissement durable pour mieux vieillir

Bouger régulièrement aide les aînés à préserver mobilité, autonomie et bien‑être. Découvrez comment l’activité physique contribue à un vieillissement en santé et quelles pratiques font réellement la différence.

Le vieillissement de la population s’accélère, en Belgique comme ailleurs. Selon les projections démographiques du Bureau du Plan et de Statbel, le nombre de personnes de 80 ans et plus va doubler d’ici 2050... 

Face au vieillissement rapide de la population mondiale, la question du « bien vieillir » devient centrale. Comment préserver sa condition physique, sa mobilité et sa qualité de vie lorsque les années avancent ?  

Les bienfaits de l'activité physique pour les aînés 

Depuis 2011, l’activité physique est reconnue comme une véritable thérapie non médicamenteuse. Une activité physique régulière permet :

  • d’entretenir sa condition physique ;

  • de préserver son autonomie et d’améliorer la qualité de vie ; 

  • de prévenir de nombreuses maladies (cardiovasculaires, diabète, certains cancers…) l’ostéoporose et les fractures ;  

  • d'étendre les effets positifs à la santé mentale et cognitive (stimulation de la mémoire, de la neuroplasticité et ralentissement du déclin cognitif) ;

  • sans oublier son rôle essentiel dans la création de liens sociaux et la lutte contre l'isolement. 


Pour la personne âgée, adopter un mode de vie physiquement plus actif et moins sédentaire est une bonne stratégie pour lutter contre la fragilité. Selon une enquête de Sciensano en Belgique, les principales dimensions de la fragilité rapportées chez les personnes âgées de 65 ans et plus sont la faiblesse musculaire (36,8 %), la lenteur de la marche (33,3 %) et le manque d’énergie (31,1 %). Heureusement, elle peut être réversible, ce qui renforce l'importance de la prévention... 

Quelle est le meilleur sport pour les seniors ?

Tous les types de pratiques sportives se valent-ils pour autant ? Pour répondre à cette question, une étude a été menée auprès de 400 seniors actifs (entre 61 et 80 ans) en collaboration avec la Fédération Française de la Retraite Sportive (FFRS) et énéoSport. L’objectif : comprendre l’effet du type et du volume d’activité sur la santé des aînés. 

L’étude distingue deux types de pratiques : 

  1. La pratique sportive monomodale

    Centrée sur une capacité dominante. Par exemple : l’endurance cardio-respiratoire pour la marche, la natation ou le vélo.

  2. La pratique sportive multimodale

    Combinaison de plusieurs activités travaillant différentes capacités physiques dominantes. Par exemple : marche pour l’endurance + Tai chi pour l’agilité/équilibre + renforcement musculaire.

Des activités physiques adaptées à chacun 

Pour les aînés, bouger davantage est l’un des leviers les plus puissants pour :

  • lutter contre la fragilité
  • maintenir l’autonomie 
  • renforcer le bien-être physique et mental

Cependant, il n’existe pas de modèle unique : l’activité doit s’adapter aux préférences, à l’âge, au sexe et au vécu de chacun.
Il est prouvé que des exercices adaptés réduisent significativement les chutes, fractures et blessures, selon une étude menée dans 32 maisons de repos, dont 8 en Belgique.

Plaisir et régularité

La conclusion tient en une équation simple : adapter l’activité physique aux préférences et surtout choisir une activité régulière, suffisamment présente dans la semaine. Pratiquer une activité physique doit avant tout être une source de plaisir et de santé… Au-delà des bienfaits que procure le sport sur la santé, c’est une occasion de faire de nouvelles connaissances et de tisser des liens sociaux 

L’essentiel est de trouver une activité sportive que l’on apprécie et qui soit adaptée à ses capacités physiques même si elle est pratiquée hors fédération.

Le meilleur sport est celui qui vous fera bouger avec plaisir !