Emploi
Avant de transmettre le flambeau à Georges Gilkinet, ce dernier édito est pour moi l’occasion de rappeler combien la mutualité demeure ce lien qui protège et rassemble.
Publié le: 24 novembre 2025
Par: Alexandre Verhamme, directeur général de la MC
3 min
Photo: Marche pour le climat 2023
Nos sociétés traversent aujourd'hui des périodes de tensions idéologiques comme nous en avons rarement connues. On pourrait penser qu’il n’y a rien de bien dangereux à laisser place au débat, à confronter des visions différentes sur la manière d’organiser ou de réguler la société. C’est même utile et source de progrès.
Ce qui devient problématique, en revanche, c’est lorsque les propos se transforment en caricatures, voire en mensonges ; lorsque les images et les récits deviennent clivants, déshonorants, et portent atteinte à l’intégrité des plus fragiles, jusqu’à les priver de leurs droits fondamentaux.
Il est normal et sain de se battre pour des idées et des principes. Il est inacceptable de salir, réduire, généraliser, stigmatiser...
Forte de son histoire, la MC continue à défendre "une" démocratie sociale, et en ce sens elle contribue aux équilibres nécessaires à la régulation des dispositifs de santé et à leur accessibilité. Ces dernières années, nous avons redoublé d’efforts pour renforcer la disponibilité et la qualité de nos services, afin d’accompagner nos affiliées et nos affiliés au quotidien, là où ils en ont le plus besoin. Nous avons travaillé sans relâche à améliorer nos processus internes pour leur garantir un accès efficace à leurs droits. Parallèlement nous avons consolidé notre rôle de représentant responsable dans les lieux de gestion paritaire de la Sécurité sociale, tant au niveau fédéral (Inami), que régional (Aviq et Iriscare).
Alexandre Verhamme
Nous nous faisons un devoir de défendre une conception des soins de santé fondée sur la solidarité et l’inclusion. Cela constitue une garantie de continuité des soins pour chacune et chacun, peu importe sa condition économique ou sociale. C’est aussi essentiel pour préserver une organisation de la société qui réduit les tensions et les zones de conflictualité en contribuant au bien-être collectif. Dans ce contexte, la responsabilité n’est pas un vain mot. Mais elle ne peut pas être un prétexte pour justifier des ruptures de solidarité ou une non prise en compte des situations individuelles. Les blessures de la vie ne se guérissent pas par l’autorité et la sanction mais d’abord par le soutien, l’encadrement et l’impulsion. Cela ne veut pas dire "inaction" ou "passivité" mais bien "respect" et "engagement".
Après plusieurs années passées dans différentes fonctions à la MC, je tourne cette page de ma vie professionnelle avec des sentiments multiples : la fierté d’avoir contribué à un système qui allie maturité et professionnalisme au service de la solidarité la conviction renouvelée de la puissance des espaces de collectivité et de responsabilité, surtout en proximité des bénéficiaires et la conscience qu’il faut poursuivre la rénovation des dispositifs qui organisent les soins de santé pour en préserver l’efficacité.