Santé publique

Charte IA : "l'intelligence artificielle ne sera jamais un auteur"

Jusqu'où l'IA peut-elle soutenir le travail journalistique sans s'y substituer ? À l'heure où l'AI Act européen impose la transparence sur les contenus générés par IA, notre rédaction formalise ses propres garde-fous dans une charte désormais disponible en ligne.

Publié le: 24 août 2026

Mis à jour le: 24 août 2026

Par: La rédaction

2 min

gros plan d'une main sur un clavier avec un stylo en main

Photo: (c)AdobeStock

L’intelligence artificielle a fait son entrée dans les rédactions. Chez En Marche aussi, nos journalistes l’utilisent : pour aider à retranscrire une interview, corriger l’orthographe ou analyser de grands volumes de données, ... Mais où s’arrête l’aide et où commence le risque ?  

Notre réponse tient en un principe simple, inscrit dans notre nouvelle charte : l’IA peut être un outil au service du journalisme, mais elle ne peut pas être le journaliste ! Elle ne remplace ni l’enquête, ni l’analyse critique, ni la vérification des faits, qui sont au cœur de notre métier.  

Un exemple concret : l'IA peut aider à repérer des rapports, des études ou des analyses pour "débroussailler" un sujet. Mais chaque information est ensuite vérifiée à la source : indépendance, qualité de la méthodologie… et complétée par d'autres recherches, pour croiser et diversifier les sources.  

Ces réflexions — tout comme l’impact écologique de l’IA ou la protection des données — font régulièrement l’objet de discussions au sein de notre rédaction.  À l’occasion de l’entrée en vigueur de la réglementation européenne sur l’intelligence artificielle (AI Act) ce 2 août, nous les avons formalisées dans une charte, désormais disponible en ligne sur notre site.  

L'AI Act encadre les usages de l'intelligence artificielle dans toutes les entreprises actives en Europe dans tous les secteurs — du diagnostic médical assisté au tri des CV dans un service RH — en plaçant la transparence au cœur du dispositif.  La nouvelle réglementation impose notamment aux sites d’information d’identifier explicitement les contenus générés ou manipulés par l’IA.