Soins de santé
Depuis le 1er mars, de nouvelles règles s’appliquent à toute nouvelle demande d'allocations d’insertion. Le droit à ces allocations est désormais limité à un an, au lieu de trois.
Publié le: 20 mars 2026
Par: Joëlle Delvaux
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Photo: © AdobeStock//La réussite des études est exigée pour avoir droit aux allocations d'insertion.
Le Gouvernement Arizona a réformé des allocations d'insertion octroyées sous conditions aux jeunes qui sortent des études. Depuis le mois de janvier, cette mesure a déjà impacté 14.241 personnes qui n'en bénéficient plus.
Pour bénéficier d’allocations d’insertion, le jeune doit remplir plusieurs conditions :
• Ne plus être soumis à l'obligation scolaire
Ce n’est pas une nouveauté. A temps plein, l’obligation scolaire se termine à 15 ans (à condition d’avoir suivi au moins les 2 premières années de l’enseignement secondaire). A temps partiel, elle s'achève la fin de l’année scolaire durant laquelle le jeune atteint 18 ans.
• Avoir réussi ses études
La réussite des études est exigée pour tous. Auparavant, elle n'était imposée qu'aux moins de 21 ans. Le jeune doit détenir un diplôme, un certificat ou une attestation de réussite : enseignement secondaire supérieur, formation en alternance, apprentissage, chef d'entreprise… (voir liste sur onem.be). En outre, il doit avoir mis fin à toutes les activités imposées par son programme d’études ou de formation.
• Avoir moins de 25 ans au moment de la demande d'allocations
Cette condition n'est pas nouvelle. Etant donné la durée du stage, le jeune doit avoir maximum 24 ans et six mois au moment de son inscription comme demandeur d'emploi.
La limite de 25 ans peut être prolongée dans deux situations : une interruption des études pour force majeure et une occupation dans un travail (salarié ou indépendant) au moment où l'âge de 25 ans est atteint.
• Avoir accompli un stage d’insertion professionnelle
Il faut avoir été inscrit comme demandeur d’emploi auprès d’un service régional de l’emploi (Forem, Actiris, VDAB ou ADG) pendant 6 mois (156 jours) avant de percevoir des allocations d’insertion. Auparavant, le stage était de 310 jours.
• Avoir obtenu deux évaluations positives dans le cadre de la recherche d’emploi
Ce n’est pas une nouveauté non plus. Le jeune doit avoir activement recherché un emploi et obtenu deux évaluations positives auprès du service régional de l’emploi.
Dorénavant, le droit aux allocations d’insertion est limité à 12 mois. Quelques situations pendant lesquelles le jeune ne perçoit pas d'allocation permettent de prolonger ce droit de la période couverte par l'événement : travail à temps plein ou temps partiel (sous conditions), congé de maternité, de paternité ou d’adoption, période d'incapacité de travail indemnisée…
Enfin, le travailleur à temps partiel qui bénéficie d'une allocation de garantie de revenus (AGR) n'est pas concerné par la limitation à 12 mois, à condition de travailler au minimum à mi-temps (19 h/semaine).
Les allocations d’insertion varient selon la situation familiale et l'âge. Voici les montants mensuels bruts au 1er mars à partir de 18 ans (NB : les allocations sont plus basses en dessous de 18 ans).
• Chef de famille : 1.800,76 €
• Isolé entre 18 et 20 ans : 773,76 € • à partir de 21 ans : 1.340,56 €
• Cohabitant : 646,88 €
• Cohabitant privilégié (= conjoint disposant uniquement de revenus de remplacement) : 737,88 €.