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Cancer colorectal

Le cancer colorectal est une forme de cancer fréquente. En Belgique, on enregistre chaque année plus de 7 500 nouveaux cas.

Ce cancer, qui survient généralement après cinquante ans, touche plus les hommes que les femmes. C’est le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes (après la prostate et les poumons) et le deuxième chez les femmes (après le cancer du sein).

Comment le cancer colorectal se développe-t-il ?

Le cancer colorectal se développe presque toujours au départ d’un polype. Il s’agit d’une protubérance qui naît d’un épaississement de la muqueuse de la paroi intestinale.

Il existe plusieurs types de polypes. La plupart sont bénins et ne provoquent aucune pathologie. Certains ont toutefois tendance à subir plusieurs modifications durant leur croissance et peuvent ainsi se transformer en tumeur maligne ou en cancer colorectal. L’évolution d’un polype jusqu’au stade du cancer est très lente, cela prend en moyenne de sept à dix ans.

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Quels en sont les symptômes ?

Le cancer colorectal ne s’accompagne pas toujours de symptômes et la pathologie est généralement vague.

S’ils perdurent pendant un long moment, les symptômes suivants peuvent toutefois indiquer l’existence d’un cancer colorectal :

  • sang ou viscosités dans les selles ;
  • douleurs ou crampes abdominales ;
  • modification des selles (constipation, diarrhée, selles plus molles) ;
  • fausse envie d’aller à selle.

Une perte de poids soudaine et inexplicable peut être un signe.

Ces symptômes n’indiquent toutefois pas systématiquement l’existence d’un cancer colorectal. D’autres pathologies peuvent en être à l’origine.

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Par quoi est-il provoqué ?

Le développement de ce cancer connaît plusieurs causes. Divers facteurs y contribuent, mais ils ne sont pas encore tous connus.

Nous savons que certaines formes de cancer colorectal ont une origine héréditaire. Il s’agit dans ce cas d’une anomalie congénitale. Pratiquement toutes les personnes atteintes de cette anomalie développeront un cancer colorectal à un âge plus avancé.

En dehors de cette forme héréditaire, le cancer colorectal est beaucoup plus fréquent dans certaines familles. Elles ont un risque fortement accru de développer un cancer colorectal, alors qu’elles ne présentent pas d'anomalie congénitale.

20 à 30 % des cancers colorectaux sont causés par ces facteurs héréditaires et familiaux.

Autres facteurs de risque


  • Les affections intestinales chroniques comme la maladie de Crohn et le colitis ulcerosa ;
  • L'âge : 90 % des personnes atteintes d’un cancer colorectal ont plus de 50 ans ;
  • Un mode de vie malsain :
    • un régime alimentaire peu équilibré, pauvre en fibres, riche en graisse et en viandes rouges (porc, bœuf, agneau et chèvre) ;
    • le tabagisme :
    • la consommation excessive d’alcool ;
    • l’exercice physique insuffisant.

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Comment se passe le traitement ?

Le traitement du cancer colorectal diffère d’une personne à l’autre. Les traitements les plus fréquents sont l’opération, la chimiothérapie et l’irradiation. La combinaison qui offre les meilleures chances de guérison dépend de plusieurs éléments :

  • l’emplacement, la taille et la nature de la tumeur ;
  • la formation éventuelle de métastases ;
  • l’âge et l’état de santé général du patient.

Coloscopie


Des polypes et morceaux de tissus peuvent également être prélevés (biopsie) dans l'intestin à l'occasion d'un examen visuel du colon. Ils sont alors analysés en laboratoire afin de savoir s’ils contiennent des cellules malignes.

Opération


Généralement, les tumeurs au colon sont éliminées par une opération. La tumeur est alors coupée, ainsi qu’un morceau de tissu environnant. Les ganglions lymphatiques autour de la tumeur sont également prélevés puis analysés, toujours pour savoir s’ils contiennent des cellules malignes. Il est parfois nécessaire d’extraire tout le colon.

Une stomie peut être placée après une opération, l’extrémité du colon est alors fixée à la paroi abdominale. Pendant ce temps, le colon peut guérir. Après quelques mois, le colon peut être suturé et la stomie ôtée. Dans certains cas, la stomie doit être maintenue définitivement.

Chimiothérapie


En fonction du stade d’évolution du cancer au moment du diagnostic, d’une atteinte éventuelle des ganglions et de la présence ou non de métastases en dehors du colon, les médecins peuvent décider d’appliquer une chimiothérapie, parfois en combinaison avec l’administration d’anticorps monoclonaux.

Radiothérapie


Dans le cas du cancer colorectal, l'irradiation n'est pratiquée que s’il existe des tumeurs dans le rectum. Généralement, le but de la radiothérapie est de réduire la tumeur pour que l’opération ait plus de chance de succès.

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Quand consulter un médecin ?

Si vous présentez l’un des symptômes énumérés précédemment, consultez votre médecin généraliste. Lors d’une discussion approfondie et de commun accord avec vous, votre médecin vérifiera s’il y a lieu de procéder à des examens complémentaires.

Vous pouvez également vous adresser à votre médecin généraliste pour :

  • poser vos questions sur l’opportunité de participer au dépistage ;
  • discuter des avantages et des inconvénients du dépistage si celui-ci a donné des résultats anormaux ;
  • pour qu’il vous envoie éventuellement chez un gastro-entérologue.

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Comment prévenir le cancer colorectal ?

Un mode de vie sain


S’il est impossible de prévenir totalement la maladie, un mode de vie sain peut en réduire le risque.

  • Veillez à avoir une alimentation équilibrée, avec suffisamment de fibres. Limitez la consommation de graisses animales et évitez la viande rouge.
  • Bougez suffisamment.
  • Luttez contre l’obésité.
  • Evitez de fumer.
  • Modérez votre consommation d’alcool.

Dépistage précoce


Le dépistage et l’élimination des polypes à un stade précoce permettent de réduire le développement des polypes suspects en cancer colorectal.

Il est toutefois important de dépister et de traiter le cancer avant que des symptômes n’apparaissent, puisqu’ils ne se manifestent que lorsque la tumeur est déjà assez grande. Plus la tumeur s’est développée, plus le pronostic est mauvais.

En revanche, si le cancer est détecté à un stade précoce, les chances de guérir sont supérieures à 90 %. En outre, plus le dépistage est précoce, moins l'opération et le traitement sont lourds et plus les chances de survie sont élevées.

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Le dépistage, pourquoi et pour qui ?

Le dépistage du cancer colorectal s'adresse aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans. Il est organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2009.

Les personnes faisant partie du groupe cible sont invitées à se rendre chez leur médecin généraliste qui leur remettra un test.

Ce test se fait à domicile. Il s’agit de prélever, sur trois selles successives, deux fragments minimes et de les déposer sur une plaquette de papier réactif. Ces 3 plaquettes sont ensuite envoyées dans un centre de lecture.

Résultat


Le résultat du test vous est communiqué, ainsi qu’à votre médecin généraliste.

  • La présence de traces de sang dans l’échantillon ne signifie pas forcément que vous avez un cancer colorectal. Elles peuvent avoir d’autres causes. Un examen de suivi est indiqué pour vérifier si ces traces proviennent d’un polype ou d’une tumeur. Pour ce faire, un gastro-entérologue procèdera à un examen visuel (coloscopie) pour contrôler la paroi interne du colon. Cet examen est réalisé sous anesthésie. Un tuyau flexible muni d’une caméra à son extrémité est introduit dans l’intestin par l’anus.
  • Un résultat normal n’est pas automatiquement synonyme d’absence de polype. Certains polypes sont très petits et ils se développeront lentement avant de provoquer des pertes de sang. C’est pourquoi il est important de répéter le test tous les deux ans. Vous recevrez donc une nouvelle invitation accompagnée d’un kit de dépistage jusqu’à vos 74 ans.

Avantages


  • L’examen permet de détecter précocement des polypes ou un cancer colorectal. Ainsi, généralement le traitement est moins lourd et les chances de guérison sont plus grandes.
  • Le dépistage est gratuit.
  • Le prélèvement de l’échantillon de selle et son envoi sont très simples.
  • Vous recevez assez rapidement le résultat, ainsi que votre médecin généraliste.
  • Vous êtes certain de la qualité de l’examen et du suivi des résultats.

Inconvénients


  • Le test peut être un faux positif. Cela signifie que des traces de sang sont présentes sans qu’il y ait de polype ou de cancer colorectal. Cela peut provoquer un stress ou une anxiété inutile et parfois donner lieu à une coloscopie superflue.
  • Le test peut être un faux négatif. Vous pouvez avoir une tumeur qui n’a pas saigné pendant la semaine qui précède le test et ne pas avoir de traces de sang dans vos selles. Cette situation génère un « faux » sentiment de sécurité.
  • La coloscopie n’est pas exempte de risques : le risque de saignement est de 0,2 % et de perforation de la paroi intestinale de 0,05 %.
  • Comme il est difficile de prévoir quels polypes dégénèreront en cancer colorectal, certains sont parfois ôtés alors qu’ils n’auraient jamais provoqué de cancer. Vous pouvez ainsi être inquiété ou traité inutilement.

Plus d'infos


Pour de plus amples informations sur le dépistage, veuillez consulter le site de la Fondation contre le cancer.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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