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Incontinence urinaire


L'incontinence urinaire est une perte involontaire d'urine, quelle que soit la quantité perdue. Elle peut être provoquée par différentes causes selon que l'on soit un homme ou une femme (faiblesse musculaire, médicaments, intervention chirurgicale...).

Solutions pour améliorer votre quotidien

Les fuites urinaires sont vécues différemment d'une personne à l'autre. Mais souvent, la peur de « sentir mauvais », l'appréhension « d'être mouillé», peuvent être angoissantes. L'incontinence peut alors devenir un réel frein pour la pratique de sports, la vie en société...

Quand les traitements s'avèrent inefficaces, il reste d'autres solutions pour améliorer votre quotidien. Par exemple, des produits absorbants sont disponibles sur le marché spécialisé pour vous apporter un maximum de confort. Les bandagisteries vous proposent des produits adaptés à votre situation. Des personnes compétentes pourront vous aider à choisir, en fonction de votre corpulence, du degré de dépendance éventuellement... Pour davantage de confort, utilisez des sous-vêtements en coton car ils absorbent mieux la transpiration et peuvent être lavés à l'eau chaude.

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L'incontinence urinaire féminine

Hommes et femmes ne sont pas touchés de la même manière par l'incontinence. Les différents types d'incontinence, leurs causes (faiblesse musculaire, médicaments, intervention chirurgicale...) et leur prise en charge sont différents pour la femme et pour l'homme.

Différents types d'incontinence féminine


  • Incontinence à l'effort, le type le plus courant
    Faire du sport, rire, éternuer peut provoquer une petite fuite d'urine. Ce problème est d'origine mécanique, il ne cache aucune maladie et est la cause de 50 % des incontinences féminines. Lorsque le périnée et le sphincter urinaire ne maintiennent plus la vessie fermée, par exemple à cause d'une grossesse ou de la ménopause, la pression abdominale peut occasionner des fuites.
  • Incontinence par impériosité (instabilité vésicale)
    Cette forme d'incontinence est provoquée par une hyperactivité vésicale. La vessie est l'objet de contractions instables. La transmission du signal depuis le cerveau vers les muscles de la vessie est désordonnée. Ce type d'incontinence se manifeste par des envies pressantes (impériosité) et fréquentes (plus de 8 fois en 24 heures) que l'on ne peut réprimer à l'écoute du bruit de l'eau, à cause du froid...
    Cette instabilité peut être causée par différents facteurs : infection, obstruction urétrale, calcul ou polype dans la vessie, tumeur, traitements par radiothérapie, certaines chimiothérapies... Le vieillissement, l'anxiété, une lésion du système nerveux (maladie de Parkinson...) peuvent aussi être mis en cause.
  • Incontinence urinaire mixte
    Ici, l'incontinence à l'effort et l'incontinence par impériosité coexistent. Elle représente 25% des incontinences urinaires.
  • Incontinence totale
    En cas d'incontinence continue, jour et nuit, on parle d'incontinence totale. Cette abscence totale de contrôle volontaire peut être due à une malformation présente à la naissance ou être la conséquence de lésions physiques suite à un accident du bassin ou de la colonne vertébrale, à une intervention chirurgicale ou à certaines maladies du système nerveux.
  • Bon à savoir !
    Ne confondez pas l'incontinence urinaire avec la cystite, qui est une infection de la vessie. Si vous avez souvent envie d'uriner, que vous ressentez des brûlures en urinant et si vos urines sont foncées et malodorantes, c'est peut-être une cystite. Des bactéries se multiplient dans votre vessie et l'irritent. N'attendez pas pour consulter votre médecin !

Des risques plus élevés pour la femme


  • La grossesse : pour préparer l'accouchement les muscles se relâchent et peuvent ne plus remplir leur rôle correctement.
  • La ménopause : à cause de la chute hormonale, et donc d'une mauvaise imprégnation oestrogénique au niveau des tissus, l'urètre retient moins bien les urines.
  • La vieillesse : avec l'âge, les muscles pelviens perdent une partie de leur élasticité.
  • Les infections à répétition : cystite, vaginite, infections vaginales... peuvent provoquer des problèmes d'incontinence.
  • L'obésité : la prise de poids modifie les rapports anatomiques et augmente la pression sur le plan périnéal.

Le diagnostic


Comme elle affecte notre intimité, l'incontinence est trop peu diagnostiquée et prise en charge. Pourtant, si vous avez remarqué des petites pertes urinaires depuis quelques temps, il est temps de contacter votre médecin. Celui-ci vous orientera vers un gynécologue ou un urologue qui posera un diagnostic grâce à quelques questions et un examen (qui se déroule dans la même position que l'examen chez le gynécologue).

Vous êtes décidée à consulter ? Préparez votre visite en rassemblant toutes ces informations :

  • Fréquence et importance des fuites urinaires (tableau mictionnel) ;
  • Gêne que cela représente (sport, sorties...) ;
  • Date (mois et l'année) du début des fuites ;
  • Si vous êtes constipée ;
  • La liste des médicaments que vous prenez (dose, fréquence...) ;
  • Antécédents chirurgicaux (si c'est le cas) ;
  • Le type d'accouchement que vous avez fait ;
  • La liste de vos allergies ;
  • Votre moyen de contraception si vous en utilisez.

La prise en charge


Trois types de prise en charge sont possibles :

  • La rééducation périnéale : avec l'aide d'un professionnel, vous apprendrez en une quinzaine de séances à contrôler votre plancher pelvien. Par la rééducation manuelle, le biofeedback ou l'elctrostimulation, vous apprendrez à rééduquer vos muscles sans douleur.

  • Les médicaments : dans les cas d'incontinence par impériosité, les médicaments sont fréquemment utilisés pour supprimer les contractions excessives de la vessie.

  • La chirurgie : pour maintenir les muscles pelviens en cas d'incontinence à l'effort, la chirurgie est la technique la plus pratiquée.

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L'incontinence urinaire masculine

Hommes et femmes ne sont pas touchés de la même manière par l'incontinence. Les différents types d'incontinence, leurs causes (faiblesse musculaire, médicaments, intervention chirurgicale...) et leur prise en charge sont différents pour la femme et pour l'homme.

Différents types d'incontinence masculine


  • Incontinence par insuffisance sphinctérienne
    Liée à l'effort, et le plus souvent provoquée par la chirurgie de la prostate, cette incontinence est généralement passagère. Un rééducation appropriée suffit à la faire disparaître.
  • Incontinence par impériosité (instabilité vésicale)
    Cette forme d'incontinence est provoquée par une instabilité vésicale. Ce type d'incontinence est souvent lié à une augmentation, une hypertrophie de la prostate. C'est donc elle qu'il faudra traiter en premier lieu.
  • Incontinence post-mictionnelle par gouttes retardataires
    Elle touche 50% des hommes de plus de 60 ans et 1 homme sur 3 avant 40 ans. Elle se soigne par la rééducation.
  • Incontinence urinaire par regorgement (ou par trop plein)
    Elle résulte d'une acccumulation trop pleine d'urine qui, en maintenant la vessie toujours pleine, la fait déborder.

Les causes


  • Dans plus de 40% des cas, la prostate est responsable des problèmes d'incontinence. Lorsque celle-ci grossit, elle peut provoquer un rétrécissement de l'urètre et/ou comprimer la vessie. Ceci peut provoquer des envies fréquentes d'uriner.
  • Certains médicaments peuvent aussi troubler le bon fonctionnement des muscles du système urinaire. Renseignez-vous donc auprès de votre médecin ou de votre pharmacien sur les effets secondaires de vos méciaments.
  • Des troubles neurologiques sont aussi la cause de 15% des incontinences masculines.

La prise en charge


Votre médecin ou un spécialiste pourra vous aider à trouver l'origine des troubles et à le traitement adéquat.

  • Les troubles urinaires dus à l'hypertrophie de la prostate peuvent être traités par des médicaments ou dans certains cas par la chirurgie.
  • L'incontinence par impériosité sera traitée en premier lieu par la rééducation sphinctérienne, c'est-à-dire en apprenant à contracter les bons muscles pour récupérer une capacité vésicale. Si celle-ci ne donne pas de bons résultats un traitement médicamenteux pourra être envisagé.
  • Si aucun résultat n'est obtenu, des matériaux discrets et fiables permettront d'absorber les pertes d'urine afin que l'incontinence puisse être mieux vécue.

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Prévenir l'incontinence urinaire

Certains comportements permettent de prévenir l'apparition de l'incontinence ou en limiter l'inconfort au quotidien.

Quelques conseils


  • Boire adéquatement

    Buvez suffisamment pour rester hydraté. Sinon, l'urine trop concentrée risque d'irriter la vessie et de déclencher une incontinence par impériosité.

  • Éviter la toux chronique

    Une toux chronique peut occasionner une incontinence occasionnelle ou aggraver une incontinence existante. Certaines toux chroniques peuvent être évitées. C'est le cas de celle liée au tabagisme. Beaucoup de fumeurs souffrent effectivement d'incontinence à l'effort.

  • Éviter les boissons ou les aliments irritants pour la vessie

    L'alcool consommé à l'excès amène la vessie à se remplir plus rapidement. Les boissons à base de caféine, en particulier le café, irritent aussi la vessie, surtout chez les femmes.

  • Aménager le WC et son accès

    Pouvoir accéder au wc facilement est primordial. Vérifier que rien n'encombre le passage jusqu'aux toilettes et que celles-ci ne sont pas inconfortables, pour éviter que les personnes ne soient réticentes à s'y rendre aussi souvent que nécessaire.

  • Garder ou retrouver un poids santé

    L'excès de poids exerce en permanence une pression supplémentaire sur la vessie et les muscles qui l'entourent. Ce faisant, ceux-ci s'affaiblissent et ne peuvent empêcher les pertes d'urines, par exemple lorsqu'on éternue.

  • Renforcer les muscles périnaux lors d'une grossesse

    Les femmes enceintes ont tout intérêt à pratiquer une kinésithérapie périnéale pour prévenir l'affaiblissement des muscles du périnée. A la suite de l'accouchement, il est conseillé de suivre une rééducation périnéale chez un physiothérapeute (ou kinésithérapeute) spécialisé pendant plusieurs mois.

  • Prévenir la constipation

    Le rectum étant situé derrière la vessie, des selles bloquées risquent d'exercer une pression sur la vessie et donc de provoquer des pertes d'urine. De plus, l'effort demandé pour « pousser » peut abîmer le périnée.


Adopter les bonnes habitudes


Tout commence dès l'enfance. Il faut donc aider son enfant à adopter de bonnes habitudes :

  • Vider régulièrement sa vessie ;
  • Ne pas se retenir quand on en a envie ;
  • Prendre son temps ;
  • Bien s'installer ;
  • Vider complétement sa vessie.

Si vous constatez un problème à l'école : l'enfant ne vas pas aux toilettes parce qu'elles sont sales, que les portes ne ferment pas... contactez rapidement les responsables de l'école pour trouver des solutions.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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