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Infarctus du myocarde


L'obstruction d’une artère coronaire est généralement à l’origine d’une crise cardiaque, également appelée infarctus du myocarde. A l’endroit de cette obstruction, un caillot s'est formé et l’apport en sang et en oxygène vers le muscle cardiaque est déficient. 

Quels sont les symptômes de l'infarctus ?

Les maladies cardiaques et circulatoires, entraînant une crise cardiaque, constituent en Belgique la principale cause de décès. Soyez donc attentifs aux signes et aux symptômes.

Les signes avant-coureurs


  • Le signe avant-coureur classique et le plus courant d’un infarctus est une douleur ou une sensation d’oppression dans la poitrine de plus de vingt minutes. La douleur est d’abord principalement ressentie dans la cage thoracique, mais elle peut également irradier vers le bras gauche, le cou, le menton, les dents et entre les omoplates.
  • Souvent, on peut également ressentir des nausées, avoir des « sueurs froides », être essouflé et avoir une tendance syncopale.
  • De brefs accès de douleur dans la poitrine, survenant plusieurs fois en une heure, peuvent aussi être annonciateurs d’une crise cardiaque. Souvent, ces douleurs brusques s’accompagnent des symptômes susmentionnés, mais à des intensités moins prononcées.

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Quels facteurs augmentent les risques de crise cardiaque ?

Le risque d’obstruction d’une artère coronaire – et donc d’une crise cardiaque – augmente chez l’homme dès l’âge de 35 ans et chez la femme après la ménopause. L’obstruction est en outre favorisée par différents facteurs.

Les différents facteurs de risque

  • Taux de cholestérol trop élevé : lorsque le taux de cholestérol est supérieur à 240 mg par décilitre de sang, le risque de crise cardiaque est deux fois plus élevé que lorsque ce seuil est inférieur à 200 mg/dl. Les hommes âgés de 35 à 65 ans et les femmes entre 45 et 65 ans devront de préférence faire contrôler leur taux de cholestérol tous les 5 ans.
  • Hypertension : une tension artérielle systolique supérieure à 140 mm Hg et une tension diastolique supérieure à 90 mm Hg sont le signe d’une hypertension. Plus celle-ci est élevée et perdure dans le temps, plus le risque d’obstruction augmente. Etant donné que l’hypertension ne provoque généralement pas de gêne physique, il est conseillé de régulièrement faire contrôler votre tension artérielle.
  • Tabagisme : les fumeurs sont deux fois plus exposés aux maladies cardiovasculaires. Toutefois, l’inhalation répétée de fumée, le fameux tabagisme passif, a également des répercussions négatives sur le cœur et les artères.
  • Surpoids : l’obésité augmente également le risque de maladies cardiovasculaires. Elle engendre également d’autres risques, comme le diabète et l’hypertension artérielle.
  • Manque d’exercices physiques : le manque d’exercices physiques expose également au surpoids ainsi qu’à un taux trop élevé des graisses dans le sang. Bouger permet de maintenir son cœur en bonne condition et exerce une influence favorable sur de nombreux autres facteurs de risque.
  • Stress : le stress négatif qui perturbe notre bon fonctionnement ne doit pas s’installer. C’est pourquoi il importe de résoudre les problèmes à temps ou d’apprendre à aborder les problèmes autrement.
  • Diabète : le diabète provoque de manière larvée d’importants dommages au cœur et aux vaisseaux sanguins. Il importe dès lors en cas de contrôle du taux de cholestérol de faire également vérifier ces paramètres.
  • Alimentation : le rôle de certains acides gras d'origine végétale modifiés par des procédés industriels est actuellement évoqué (Acide gras Tran).
  • Hérédité : les enfants de parents atteints d’une maladie cardiovasculaire sont également davantage exposés aux crises cardiaques. Le diabète, l’hypertension et l’hypercholestérolémie peuvent également être héréditaires.
  • Antécédents de crise cardiaque : toute personne ayant déjà fait une crise cardiaque reste une personne à risque. En administrant un traitement adapté, le risque d’un nouvel infarctus peut cependant être fortement réduit.

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Quelle aide apporter en cas de crise cardiaque ?

Certains gestes sont à effectuer de toute urgence pour apporter de l'aide en cas de crise cardiaque. Il est donc important d'en prendre connaissance.

Les gestes qui sauvent


  • Agissez vite. En effet, plus l’intervention médicale se fait attendre, plus graves seront les conséquences.
  • Contactez immédiatement le médecin traitant ou les services d’urgence via le numéro d’urgence 112.
  • Mentionnez clairement votre nom, le lieu où vous vous trouvez et précisez qu’il s’agit probablement d’une crise cardiaque.
  • Assurez-vous que les secouristes pourront vous atteindre. Cela peut paraître logique, mais dans la réalité, les secouristes sont régulièrement confrontés à une porte verrouillée.
  • Essayez avant tout de garder votre calme dans l’attente.
  • Donnez à la victime, si elle n'y est pas allergique, un comprimé d’acide acétylsalicylique (mieux connu sous le nom commercial d’aspirine), car il permet de liquéfier le sang.
  • Appliquez immédiatement les techniques de réanimation si la victime est en arrêt cardiaque. Poursuivez jusqu’à l’arrivée des services de secours ou jusqu’à ce que le cœur se remette à battre.

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Comment réanimer en cas d'arrêt cardiaque ?

Si la victime est en arrêt cardiaque, ce qui signifie plus de pouls, plus de respiration et est inconsciente, il faut immédiatement procéder à un massage cardiaque.

Qu'est-ce qu'un massage cardiaque ?


Si vous n’avez pas été formé à faire du bouche à bouche, vous pouvez éventuellement commencer le massage cardiaque sans ventiler la victime. Grâce au massage cardiaque, le flux sanguin continue d’atteindre le cerveau et le cœur. Durant les deux premières minutes qui suivent un arrêt cardiaque, le cœur dispose encore d’assez d’oxygène faisant que la réanimation peut être réalisée sans ventilation par le bouche à bouche.

Cette technique simplifiée de réanimation est facile à réaliser et de nombreuses personnes peuvent dès lors être très utiles en cas d’arrêt cardiaque. Ce message cardiaque doit être poursuivi jusqu’à l’arrivée des secouristes ou jusqu’à ce que le cœur se remette à battre. Le battement de cœur doit être perçu au pouls, mais la carotide est nettement plus fiable.

Cette possibilité de réanimation sans ventilation par le bouche à bouche s’applique uniquement en cas d’arrêt cardiaque et seulement durant les deux premières minutes. Pour des personnes noyées ou victimes d’une overdose, cela s’avère également nécessaire. La méthode recommandée est la suivante : trente massages cardiaques interrompus par deux ventilations.

Pour un massage cardiaque efficace


  • Couchez la victime sur un sol dur (plancher ou carrelages) et pas sur un matelas.
  • Massez avec force. La cage thoracique d’un adulte doit être comprimée de 4 à 5 centimètres.
  • Procédez au massage avec les deux mains. Posez la paume d’une main sur le dos de l’autre et utilisez le poids de votre corps pour comprimer.
  • Alternez idéalement avec quelqu’un d’autre pour une réanimation optimale.

Vous pouvez suivre des cours de réanimation pour débutants entre autres auprès de la Croix Rouge. Vous trouverez l’information complémentaire sur le site www.croix-rouge.be.

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Comment fonctionne l'aide médicale en cas d'infarctus ?

Dès qu’ils arriveront, les secouristes vont pour commencer vérifier si de graves troubles du rythme cardiaque sont présents. Pour cela, ils vont contrôler la pression sanguine et le pouls. Un moniteur électrocardiogramme (ECG) sera posé. L’ECG montre comment travaille le cœur, mais il ne permet pas encore de confirmer le diagnostic d’infarctus du myocarde.

Une perfusion va aussi être posée de sorte qu’en cas d’arrêt cardiaque, le médecin puisse administrer rapidement les traitements nécessaires. Pour certains troubles du rythme cardiaque, le cœur devra être remis en route par l’administration d’un choc électrique au moyen d’un défibrillateur. Les secouristes tenteront également au moyen de médicaments de rétablir la circulation sanguine vers le cœur, et ainsi de combattre la nécrose des vaisseaux du cœur.

Si possible, le patient sera transporté vers un hôpital qui dispose d’une unité de soins coronaires.

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Comment prévenir l'infarctus ?

Vous pouvez maîtriser la plupart des facteurs de risque. Vivre sainement demeure la règle d’or. Voici ce que cela signifie :

  • manger sain et varié : beaucoup de fruits et légumes, pain complet, poisson, pâtes ou riz complets ;
  • éviter les graisses saturées : la viande, la charcuterie, les sauces, biscuits, pâtisseries, snacks, bonbons, les produits au lait entier ;
  • bouger au minimum une demi-heure par jour : il n’est pas nécessaire de faire du sport de manière intensive, de simples activités comme se promener, rouler à vélo, nager ou jardiner suffisent ;
  • ne pas fumer ;
  • limiter la consommation d’alcool : maximum deux verres par jour ;
  • prévoir assez de moments de détente.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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