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Rhinite allergique


Le bon air du printemps entre dans la maison et tout à coup… une série d’éternuements, le nez qui coule, les yeux qui pleurent… Ce n’est pas un rhume, ni même un « rhume des foins », mais bien une rhinite allergique saisonnière.

Quels sont les différents allergènes ?

Les pollens, issus de plantes ou d’arbres, en sont les grands responsables.

Des poussières, des poils d’animaux, certaines moisissures, les acariens (des mites microscopiques) peuvent également provoquer de telles réactions allergiques qui risquent, elles, de persister tout au long de l’année.

Lorsque le responsable de la crise d’allergie n’est plus présent dans l’environnement de la personne, les symptômes disparaissent.

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Une réaction démesurée du système immunitaire

La rhinite allergique est une sensibilisation anormale du système immunitaire qui se manifeste par de nombreux symptômes assez contraignants.

La cause


La rhinite allergique a pour origine une sensibilisation anormale du système immunitaire. Se croyant agressé par une substance étrangère, pourtant banale et a priori inoffensive, ce système de défense de l’organisme déclenche une réaction excessive ou inadéquate contre cet « allergène » entré en contact avec les yeux ou les voies respiratoires.

Les symptômes


Au nez qui coule, au larmoiement, peuvent s’ajouter : congestion nasale, maux de gorge, voix rauque et toux, altérations du goût, de l’odorat, de l’acuité auditive (surtout chez les enfants), irritation et rougeurs sur la peau, gonflement des paupières, difficultés respiratoires. Outre la fatigue due aux symptômes, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne chez les enfants. Elle peut aussi, chez certaines personnes, être accompagnée de crises d’asthme. La rhinite persistante risque également d’être à la source d'une sinusite chronique.

Et les asthmatiques ?


De nombreux asthmatiques ont aussi des symptômes de rhinite allergique. Une prise en charge précoce par le médecin généraliste peut éviter l’aggravation de l’asthme et son évolution.

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Un terrain favorable ?

Existe-t-il un terrain favorable au développement de la rhinite allergique ? Qui est susceptible d'être concerné par cette affection ?

Qui est concerné ?


Affection de plus en plus fréquente, la rhinite allergique apparaît généralement entre 5 et 20 ans, plus souvent chez les garçons. Les enfants nés dans une famille comptant un ou deux parent(s) allergiques présentent davantage de risques que les autres. Pourtant, l’allergène qui provoque leurs symptômes n’est pas forcément le même que celui du ou des parents. Et, s’il s’agit du même allergène, il n’entraîne pas forcément les mêmes conséquences.

Le tabagisme et l’exposition à la fumée du tabac créent un terrain propice aux maladies respiratoires.

Attention ! On peut vivre parfois des années en étant confronté à un allergène avant qu’il ne provoque une rhinite allergique.

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Les traitements possibles

Des traitements pour soulager la rhinite allergique existent. Consultez votre médecin traitant pour savoir quel traitement est le plus adapté à votre cas.

L'identification des allergènes


Le médecin généraliste va chercher à identifier les allergènes responsables de la rhinite en retraçant l’historique des symptômes et les conditions de leur apparition. Dans certains cas, un test cutané ou sanguin sera nécessaire pour démasquer ces « ennemis ».

Les solutions contre la rhinite allergique


  • Une fois les allergènes connus, l’idéal consiste à ne plus y être exposé – ou en tout cas le moins possible afin de prévenir les crises ou de réduire l’aggravation des symptômes. Selon les cas, il faut donc traquer les acariens et les moisissures, réglementer la vie du chat ou du chien de la famille (voire parfois s'en séparer) ou rester le plus à l’abri possible des pollens, en évitant de sortir les jours où ils sont présents massivement dans l’air…
  • Certains médicaments soulagent et atténuent les symptômes de la rhinite : il s’agit notamment des décongestionnants, des antihistaminiques ou des corticoïdes locaux (en spray nasal).
  • Si ces traitements sont insuffisants, le médecin généraliste propose parfois une désensibilisation à l’allergène (surtout contre les pollens et les acariens). Ce traitement consiste à injecter des doses croissantes d’allergènes dans le corps ; il s’étale sur plusieurs années et est efficace dans la moitié des cas.
  • Dans les familles dont au moins un des parents souffre d’allergie, une mesure préventive comme l’éviction du tabac au foyer permet parfois de protéger les enfants.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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