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Rhume des foins

Le rhume des foins est une forme d’allergie par hypersensibilité à certains types de pollen de graminées, de plantes ou d’arbres. Tout le monde développe des anticorps contre le pollen, mais chez ceux qui souffrent de rhume des foins, une réaction immunitaire excessive se déclare dès qu’ils sont en contact avec du pollen au niveau des yeux, du nez, de la bouche, de la gorge ou de la trachée. Leur organisme réagit violemment, et les muqueuses, irritées et gonflées, produisent plus de mucus.

Comment le rhume des foins apparaît-il ?

L’allergie se rencontre plus fréquemment dans certaines familles. Mais on ne sait pas pourquoi certaines personnes sont allergiques au pollen et d’autres pas.

Bien que la disposition au rhume des foins soit déjà présente avant la naissance, les symptômes n’apparaissent qu’au fil des ans. Ensuite, ils diminuent avec le temps. Mais il n’est pas possible de prévoir à partir de quel moment exactement.

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Quels sont les symptômes du rhume des foins ?

Le rhume des foins est une affection bénigne dont le principal inconvénient est d’être gênante. Le rhume des foins peut se manifester par toute une série de symptômes.

Les plus fréquents touchent principalement le nez et les yeux :

  • démangeaisons nasales avec accès d’éternuements correspondants ;
  • écoulement nasal ou, après un certain temps, nez bouché ;
  • démangeaisons des yeux, yeux larmoyants ou brûlants ;
  • gorge sèche ou démangeaisons de la gorge ;
  • toux sèche.

Les symptômes moins fréquents sont :

  • sensation de tête lourde ;
  • fièvre et sensation de fatigue ;
  • démangeaisons de la peau.

Les personnes qui ont le rhume des foins souffrent également plus souvent d’eczéma ou d’asthme, ces derniers étant alors de type allergiques.

Les symptômes apparaissent pendant la période de floraison des graminées, des plantes et des arbres, lorsque le pollen se retrouve dans l’air. Certaines personnes souffrent de rhume des foins pendant toute la période de floraison, tandis que d’autres ne sont atteintes qu’un jour de temps en temps. Les symptômes s’estompent toujours dès que l’air ne contient plus de pollen.

  • Les personnes allergiques au pollen des arbres ressentent des symptômes en février et mars, lorsque les arbres sont en fleurs.
  • Comme les graminées fleurissent plus tard, ce n’est qu’en mai et juin que les symptômes apparaissent chez les personnes allergiques au pollen des graminées.
  • La présence de symptômes à la fin de l’été et en automne peut indiquer une allergie aux spores de moisissures. Elle est toutefois moins fréquente.

Bien que la disposition au rhume des foins soit déjà présente avant la naissance, les symptômes n’apparaissent qu’au fil des ans. Ensuite, ils diminuent avec le temps. Mais il n’est pas possible de prévoir à partir de quel moment exactement.

Les symptômes mentionnés plus haut ne sont pas toujours dus au rhume des foins. Ils se rencontrent également en cas d’allergie aux poils de chats ou aux acariens, par exemple.

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Que faire pour limiter l'inconfort ?

On ne peut rien faire pour guérir le rhume des foins. Il est cependant possible de limiter autant que possible les contacts avec le pollen.

  • Il faut savoir que, les jours où il y a du soleil et du vent, l’air contient beaucoup de pollen. Les activités en extérieur, comme les promenades et le vélo, peuvent alors provoquer des symptômes importants. On est moins incommodé à l’intérieur, surtout si on laisse les fenêtres fermées. Il est également conseillé de garder les fenêtres fermées en voiture.
  • Pour se promener ou faire du vélo pendant la saison du pollen, il vaut mieux sortir après une averse. Lorsqu’il a plu, l’air contient peu de pollen.
  • À l’extérieur, il est conseillé de porter des lunettes de soleil.
  • Il ne faut jamais laisser le linge sécher dehors pendant les saisons du pollen afin d’éviter qu’il ne s’en imprègne.
  • Il ne faut pas ôter ses vêtements d’extérieur dans la pièce où l’on dort.
  • Au printemps, il est conseillé de suivre les médias pour savoir si les circonstances atmosphériques sont favorables ou non pour les patients souffrant de rhume des foins.
  • Confier à d’autres le soin de tondre le gazon et d’accomplir des tâches similaires.
  • Choisir de passer ses vacances de préférence à la mer ou en haute montagne. L’air y contient moins de pollen. Ou partir en vacances à une autre période que les saisons de rhume des foins.

Au moment où des symptômes apparaissent au niveau du nez, de la gorge ou des yeux, vous pouvez toujours effectuer un rinçage avec une solution d’eau salée.

En cas de démangeaisons au niveau du nez ou des yeux, évitez de frotter avec les mains car cela ne ferait qu’augmenter les plaintes et pourrait même provoquer une infection surajoutée. En cas de symptômes oculaires, il vaut parfois mieux provisoirement ne pas porter de lentilles de contact.

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Quand consulter un médecin ?

Prenez contact avec votre médecin traitant dans les cas suivants :

  • si vous pensez avoir le rhume des foins et que vous voulez en savoir plus sur la cause et le traitement ;
  • si vous souhaitez savoir à quoi vous êtes allergique ;
  • si vous avez le rhume des foins et que les symptômes persistent malgré les mesures de précaution ;
  • si vous faites une réaction allergique sévère.

Traitement


On ne peut pas guérir le rhume des foins en lui-même. Heureusement, il s’agit d’une pathologie bénigne qui n’entraîne jamais de complications. Par conséquent, un traitement éventuel vise uniquement à soulager provisoirement les symptômes.

Comme il est pratiquement impossible d’éviter tout contact avec le pollen – surtout lorsqu’on est allergique à plusieurs sortes de pollen – les mesures simples pourraient ne pas suffire, et les symptômes être trop incommodants. Les médicaments peuvent alors parfois aider. Le médecin discutera avec vous des différentes possibilités et vous prescrira le médicament qui vous convient le mieux.

  • Si vos symptômes ne surviennent qu’occasionnellement, peut-être suffit-il que vous preniez un antihistaminique aux moments où ils se manifestent. Les antihistaminiques existent sous forme de spray nasal et en comprimés. Si vous êtes seulement incommodé parce que vous avez le nez qui coule ou qui est bouché, un antihistaminique en spray nasal peut déjà être suffisant.
  • Si les symptômes perdurent et qu’il s’agit surtout de symptômes nasaux, le plus efficace est un spray nasal avec corticoïdes. Les symptômes oculaires peuvent être atténués au moyen d’un traitement nasal.
  • Si, en plus des symptômes nasaux, vous présentez beaucoup d’autres symptômes (par exemple démangeaisons persistantes des yeux, toux), le spray nasal peut être combiné à un collyre antiallergique ou à un antihistaminique à prendre par la bouche. Les antihistaminiques plus anciens sont moins indiqués parce qu’ils peuvent provoquer de la somnolence. Des études comparatives ont montré que tous les nouveaux antihistaminiques sont aussi efficaces les uns que les autres. Mais ce qui est efficace chez une personne peut l’être moins chez une autre. Il faut parfois chercher le médicament qui vous convient le mieux.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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