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Troubles du rythme veille-sommeil

Le rythme veille-sommeil est l'un des processus de notre corps, d'une durée de 24 heures environ : nous commençons tous plus ou moins au même moment à nous endormir le soir et à nous réveiller le matin. Les troubles du rythme veille-sommeil sont causés par une perturbation de cette horloge biologique.

Les troubles du rythme veille-sommeil, c'est quoi ?

En cas de troubles du rythme veille-sommeil, votre schéma de sommeil ne correspond plus aux périodes de sommeil socialement souhaitables ou votre horloge biologique ne suit plus un rythme de 24 heures. On parle plus scientifiquement de « troubles du rythme circadien ». Le nom provient des mots latins « circa » et « dies » et signifie « environ une journée ».

Il est question de tels troubles lorsque :

  • la perturbation de votre rythme veille-sommeil engendre des difficultés à vous endormir ;
  • et que vous souffrez d'une somnolence diurne excessive ou d'un manque d'efficacité.

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Quand faut-il consulter un médecin ?

Les troubles du rythme veille-sommeil peuvent perturber votre vie professionnelle et sociale et ainsi contribuer à vous isoler. Prendre soi-même des mesures peut avoir pour effet d'amplifier les symptômes ou de générer d'autres problèmes. Consultez toujours votre médecin afin de dégager avec lui les mesures les plus appropriées à votre situation.

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Quels sont les différents types de troubles du rythme veille-sommeil ?

Il existe différents types de troubles du rythme veille-sommeil. Certains d'entre eux disparaissent après un certain temps, alors que d'autres peuvent devenir un problème de longue durée.

Les troubles du rythme veille-sommeil peuvent être provoqués par :

  • des causes externes (ex. décalage horaire ou travail en équipe), qui se caractérisent par des heures de coucher et de lever différentes des périodes de veille-sommeil propres à votre horloge biologique ;
  • une perturbation de l'horloge biologique elle-même.

Dans ce dernier cas, il convient d'établir une distinction entre les troubles suivants.

Syndrome de retard de phase (endormissement extrêmement tardif)


Le syndrome de retard de phase se caractérise par des phases de sommeil décalées d'au moins deux heures par rapport aux phases de sommeil socialement souhaitables. Vous préférez alors vous coucher tard et vous lever tard.

Si vous avez la possibilité de suivre vos propres phases de sommeil, vous n'avez aucun problème pour vous endormir, la qualité et la durée de votre sommeil sont normales, tout comme votre efficacité diurne.

Toutefois, vos activités professionnelles ou certaines obligations sociales vous obligent souvent à vous lever à un moment où vous vous trouvez encore en phase de repos profond. Vous dormez alors insuffisamment, développez un déficit de sommeil chronique. On parle dès lors d'un syndrome de retard de phase.

Les symptômes en sont les suivants :

  • difficulté à s'endormir jusque tard dans la soirée ;
  • difficulté à se lever pour se rendre à l'école ou au travail ;
  • somnolence et fatigue diurnes excessives ;
  • efficacité diurne limitée : problèmes de concentration et de mémoire, irritabilité, sautes d'humeur.

Outre la perturbation de l'horloge biologique elle-même, le style de vie peut également jouer un rôle. Pensons notamment aux adolescents vivant une vie d'étudiant typique.

Le syndrome de retard de phase peut également trouver son origine dans un manque de lumière le matin ou une lumière trop vive le soir (smartphone, tablette, ordinateur).

Syndrome d'avance de phase (réveil extrêmement précoce)


Le syndrome d'avance de phase se caractérise, lui, par le fait que vous vous endormez plus tôt que d'habitude (par exemple entre 18 et 21 heures). De ce fait, vous vous réveillez beaucoup plus tôt qu'en temps normal (ex. entre 2 et 5 heures de matin).

Si vous parvenez à respecter ces phases de sommeil précoces, vous ne connaissez aucun problème : la qualité et la durée de votre sommeil sont normales, tout comme votre efficacité diurne.

Toutefois, dans la mesure où il s'agit de phases de sommeil inhabituelles, ce schéma se révèle parfois difficile à respecter. Si vous avez une activité régulièrement programmée en fin d'après-midi ou en soirée, votre schéma de sommeil risque de s'en trouver perturbé. Vous éprouvez alors des difficultés à rester éveillé et devenez somnolent. S'il vous manque systématiquement quelques heures de sommeil le soir et que vous vous réveillez un peu tôt le matin, vous développez avec le temps un déficit chronique de sommeil et il est alors question d'un syndrome d'avance de phase.

Les symptômes en sont les suivants :

  • difficulté à rester éveillé jusqu'au soir ;
  • réveil matinal précoce ;
  • somnolence et fatigue diurnes excessives ;
  • efficacité diurne limitée : problèmes de concentration et de mémoire, irritabilité, sautes d'humeur.

Syndrome de libre-cours


L'horloge biologique suit généralement un rythme d'une durée légèrement supérieure à 24 heures. Dans des conditions normales, l'horloge biologique est recalée sur 24 heures sous l'effet de la lumière et de l'obscurité. Les gens qui sont atteints du syndrome de libre-cours affichent un rythme veille-sommeil décalé par rapport au rythme classique de 24 heures.

Ce syndrome affecte presque exclusivement les personnes aveugles. Le manque de lumière et d'obscurité fait en sorte que leur horloge biologique ne se recale pas sur un rythme de 24 heures. Les périodes de sommeil se décalent progressivement et surviennent ainsi chaque jour un peu plus tard. Le rythme de sommeil de ces personnes ne correspond donc qu'à certaines périodes à celui des gens bénéficiant d'un rythme normal.

Rythme veille-sommeil irrégulier


Le rythme veille-sommeil irrégulier se caractérise par l'absence d'un schéma de sommeil précis. Le sommeil est souvent fragmenté en périodes de sommeil plus courtes réparties sur 24 heures. La durée totale de sommeil peut s'avérer normale, mais le schéma de sommeil ressemble plus à celui d'un bébé.

Ce trouble du sommeil survient lorsque le cerveau ne fonctionne pas de façon optimale (par exemple en raison d'une lésion cérébrale due à un accident, chez les personnes présentant un handicap mental ou chez les personnes âgées démentes).

L'absence d'un cycle de lumière-obscurité précis peut contribuer à son développement.

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Direction médicale de la Mutualité chrétienne

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