AccueilMaladiesListe des maladies

Trouble déficitaire de l'attention/Hyperactivité (TDA/H)

Vif, agité, émotif, bruyant, remuant, étourdi, négligent, impulsif ? La plupart des enfants répondent de temps en temps à cette description. Chez certains enfants, ces caractéristiques sont toujours présentes de manière excessive. Ils sont trop agités, trop impulsifs et ne peuvent jamais maintenir longtemps leur attention sur une activité. Peut-être font-ils partie des cinq à dix pour cent d’enfants atteints de TDA/H.

Le TDA/H, c'est quoi ?

« TDA/H » signifie « trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité ». Les médecins parlent de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.

Le TDA/H serait associé à la présence d’un trouble neurobiologique. Les enfants atteints de TDA/H ont un cerveau « différent » des autres sur le plan biologique, ce qui s’exprime dans leur comportement, par exemple par des difficultés à se concentrer, de l’hyperactivité et de l’impulsivité.

Retour au sommaire

Quelle est la cause du TDA/H ?

La cause précise du TDA/H n’est pas connue.

On a constaté qu’une prédisposition héréditaire joue un rôle important. Différents facteurs peuvent influencer cette prédisposition dans un sens ou dans l’autre, par exemple certains facteurs familiaux, l’alimentation, le cercle des amis, une direction scolaire positive.

Retour au sommaire

Quels sont les symptômes du TDA/H ?

Tous les enfants peuvent occasionnellement être agités, et il est possible que vous vous imaginiez à tort que votre enfant est atteint de TDA/H. Pour que l’on puisse parler de pathologie, encore faut-il que les plaintes surviennent avant l’âge de sept ans et soient présentes durant au moins six mois. Les symptômes doivent se présenter autant lorsque l’enfant est à la maison que lorsqu’il est à l’école, chez des amis ou encore lorsqu’il est seul, et ils doivent nettement limiter les activités normales.

Généralités


Le TDA/H se reconnaît surtout au déficit de l’attention et à l’hyperactivité-impulsivité.

  • Souvent, l’enfant atteint de TDA/H ne parvient pas à mener à bien une tâche ou une activité parce qu’il n’est pas capable de se concentrer assez longtemps ou parce qu’il n’est pas suffisamment à même de travailler de manière planifiée. De plus, il oublie souvent quelque chose, il ne fait pas attention aux détails, il est négligent ou il perd les choses qui lui sont nécessaires.
  • En outre, l’enfant est souvent trop brusque, de sorte qu’il réagit plus fortement que ce qui est en réalité souhaitable pour l’environnement, par exemple en criant plutôt qu’en parlant, en parlant sans cesse, en remuant constamment les mains et les pieds, en voulant être occupé à longueur de temps. Le caractère impulsif se manifeste typiquement par un comportement ou un langage irréfléchi et par le fait d’agir avant de penser.

Comportements liés à l’âge


Les symptômes du TDA/H sont souvent déjà présents vers l’âge de quatre ans. Ces enfants éprouvent des difficultés à se plonger dans leur jeu, ils sont extrêmement remuants, entrent souvent en conflit avec les autres enfants et sont contrariants dans leur comportement. Il est rare que le diagnostic soit déjà posé à ce moment-là parce que l’enfant est encore en plein développement, et il est difficile de prévoir si ce comportement va persister.

À l’école maternelle, les enfants atteints de TDA/H sont souvent très turbulents, facilement distraits et impulsifs. De plus, ils développent régulièrement des troubles du comportement et des troubles spécifiques de l’apprentissage. Ces symptômes entraînent souvent une faible estime de soi, le redoublement de classe, l’exclusion sociale ou des relations familiales perturbées.

À l’adolescence, les personnes atteintes de TDA/H deviennent plus calmes. Si elles restent moins concentrées, ce sont les problèmes d’organisation et de planification des tâches qui sont à l’avant-plan. Avec la puberté, les problèmes comportementaux sont souvent plus importants.

Les difficultés de planification et de concentration, les troubles comportementaux et les problèmes psychiques ont encore souvent des répercussions chez les (jeunes) adultes également.

Mais à côté de cela, il est important aussi de dépeindre les bons traits de caractère des enfants atteints de TDA/H. Ils ont généralement beaucoup de volonté et un grand sens de l’humour et ils sont très sensibles, spontanés et ouverts. Ils ont beaucoup d’enthousiasme pour les activités qu’ils affectionnent et sont très créatifs dans leur travail.

TDA/H avec principalement un déficit de l’attention


Les enfants atteints de TDA/H ne sont pas tous agités et impulsifs. Certains réagissent plutôt mollement, sont trop peu actifs et éprouvent des difficultés à commencer une activité. On parle de « TDA/H de type inattention prédominante ».

Les enfants atteints de ce type de TDA/H souffrent principalement d’un déficit de l’attention et ils ont des problèmes pour s’organiser et pour commencer une activité. Comme ils sont moins hyperactifs et impulsifs que les autres enfants atteints de TDA/H, l’affection est plus difficile à distinguer et à reconnaître.

Troubles associés


Parmi les enfants atteints de TDA/H, nombreux sont ceux qui développent d’autres problèmes tels que des troubles comportementaux, des troubles anxieux ou des perturbations de l’humeur. Ces problèmes, associés aux symptômes du TDA/H, peuvent gravement handicaper les activités quotidiennes de l’enfant et de son entourage.

Du fait de leur comportement, les enfants atteints de TDA/H n’ont souvent pas ou que peu d’amis, et leurs relations avec leurs parents et leurs instituteurs, etc. sont souvent négatives. La peur de l’échec et une faible estime de soi en sont des conséquences fréquentes. Bien qu’ils soient généralement très intelligents, il n’est pas rare qu’ils souffrent de problèmes d’apprentissage en raison de leurs difficultés de concentration et d’organisation.

Pour prévenir une escalade de problèmes, il est extrêmement important que le diagnostic soit posé et un traitement instauré à un stade précoce.

Retour au sommaire

Sur quelles bases le diagnostic est-il posé ?

Si un parent suspecte un TDA/H chez son enfant, il doit prendre contact avec un pédiatre, un psychiatre ou un neurologue. Le spécialiste posera le diagnostic, de préférence en concertation avec d’autres prestataires de soins de santé et d’autres intervenants.

Comme actuellement il n’existe aucun test médical ou psychologique permettant d’affirmer qu’un enfant est atteint de TDA/H, il faut parfois longtemps avant que le médecin puisse poser le diagnostic avec certitude. Les symptômes peuvent en effet s’exprimer de manière différente selon l’âge, la situation et la présence d’autres personnes.

Le médecin se base sur une observation du comportement de l’enfant, il a des entretiens avec l’enfant et les parents, il effectue un examen clinique et réalise des tests neuropsychologiques pour exclure les autres causes éventuelles du problème comportemental et pour rechercher la présence d’autres problèmes.

Retour au sommaire

Que faire si on a un enfant atteint de TDA/H ?

  • Structurer et imposer une régularité.
  • Aider à planifier et organiser les activités et prévoir suffisamment de vérifications intermédiaires.
  • Agir avec cohérence. Ce qui est possible aujourd’hui doit aussi être possible demain.
  • Approuver autant que possible le comportement positif. Un enfant atteint de TDA/H a souvent une faible estime de soi et peu de confiance en soi. Il est donc important de souligner tout ce qui s’est bien passé dans le courant de la journée ou lors de l’exécution d’une tâche et de rechercher l’approche qui convient pour réduire le comportement indésirable (dire non, punir…).
  • Donner des missions brèves et claires. Les formuler de manière positive.
  • Envoyer l’enfant dans sa chambre pour qu’il se calme lorsqu’il est trop agité et que ce comportement provoque des conflits.
  • Essayer de donner un caractère captivant aux tâches « ennuyeuses » comme les tâches ménagères.
  • Essayer d’empêcher autant que possible les « échecs » prévisibles tels que le fait de commencer une tâche avec du retard.
  • Se concerter régulièrement avec les enseignants de manière à ce qu’une même approche soit adoptée à la maison et à l’école.

Retour au sommaire

Quel est le traitement du TDA/H ?

Le TDA/H est une affection dont on ne guérit pas. Par conséquent, le traitement vise principalement à soulager les symptômes et prévenir ou diminuer les problèmes qui en découlent. 

Le traitement le plus efficace consiste à associer psychoéducation, thérapie comportementale et médicaments.

Psychoéducation


Comme les enfants présentant un TDA/H restent vulnérables, il est important qu’ils apprennent à gérer leur pathologie le plus tôt possible. Pour cela, l’enfant doit non seulement connaître l’affection sous-jacente, mais aussi accepter ses limites, adapter son comportement et retrouver l’estime de soi.

Thérapie comportementale


L’enfant acquiert de nouvelles compétences, il apprend à réagir différemment aux problèmes, à maîtriser son comportement et à avoir prise sur son impulsivité. Ainsi, l’enfant se redécouvre tel qu’il est, avec ses talents et ses possibilités.

De même, les parents et l’environnement sont mieux informés et apprennent à réagir de manière adaptée aux problèmes comportementaux de l’enfant.

Médicaments


Les médicaments peuvent, pendant une courte période, favoriser la concentration et donc aussi entraîner un meilleur contrôle de l’impulsivité. Il est ainsi parfois possible de sortir de la spirale négative qui peut s’être établie dans le développement de l’enfant, et l’on augmente alors les chances que les différentes formes d’accompagnement aboutissent. Les médicaments sont considérés comme une aide qui facilite la psychoéducation et la thérapie comportementale, et ils ne sont jamais prescrits sans un accompagnement thérapeutique.

Toutefois, ces médicaments peuvent aussi avoir des effets indésirables. Seul un médecin spécialiste peut donc décider de la posologie et des modifications éventuelles. Lisez aussi toujours attentivement la notice.

Le traitement médicamenteux peut être de longue durée. Du fait de l’association avec la thérapie, une posologie plus faible peut être adoptée. Une fois des compétences suffisantes acquises, on peut envisager d’arrêter le traitement médicamenteux ; cependant, nombreux sont ceux qui continuent à tirer profit des médicaments à l’âge adulte.

Retour au sommaire

Direction médicale de la Mutualité chrétienne

Voir aussi